Publié le 20 Août 2014

«Si je ne fais rien d'autre de ma carrière à part [il tourne sur lui même] l'Estate de Jackson,
je pourrai dire que j'ai fait un sacré boulot.»
John Branca (Août 2011)

 

 

Par Stan Sinberg  écrivain basé à San Francisco qui a travaillé en tant que chroniqueur, satiriste, et commentateur radio.

 

Le Prince du Rock
Nul besoin d'un télescope pour voir les stars circuler autour de l'avocat spécialiste du divertissement John Branca.



John Branca était en vacances à Cabo San Lucas avec sa famille le 25 juin 2009, quand il a reçu la nouvelle de la mort de Michael Jackson. Il ne pouvait pas y croire. L'autoproclamé King of Pop venais juste de ré-embaucher l'avocat huit jours plus tôt, le dernier chapitre de leur relation vieille de trois décennies. Le duo avait une riche histoire en commun. Jackson à été le témoin au premier mariage de Branca (accompagné par Bubbles le chimpanzé, portant un smoking) en 1987. (Little Richard avait officié.) L'avocat, à son tour, a joué un rôle dans les deux célèbres achats de Jackson en 1985 de ATV Music Publishing, qui comprenait dans le catalogue quelques 250 chansons des Beatles ※ et la fusion, une décennie plus tard, de Jackson ATV Music avec Sony Music. Peut être plus intriguant, Branca avait persuadé Jackson de sortir sa vidéo "Thriller" après que les aînés des témoins de Jéhovah informèrent le chanteur, qui faisait parti de leur congrégation à l'époque, qu'ils désapprouvaient la production parce qu'ils sentaient que les zombies et le loup-garou dansants promouvait la "démonologie". Face à la perspective de bousiller la vidéo de 1,2 millions de dollars (le budget moyen d'un clip à l'époque était autour de 50,000$), Branca créa rapidement une histoire à propos de l'acteur Bela Lugosi, qui était une idole de Jackson, comme quoi il aurait été un homme très pieux qui n'approuvait pas les vampires et avait mit un avertissement pour cela au début de son film Dracula. Jackson crût l'histoire, et mis un avertissement similaire au début de "Thriller," et le reste fait parti de l'histoire des clips vidéo.

Quand Branca revint de Mexico à Los Angeles, il ne savait toujours pas si Jackson avait révisé son testament de 2002, qui nommait Branca, ainsi que le grand producteur de musique John McClain, comme co-exécuteurs de l'Estate de Jackson. Branca n'avait pas travaillé pour Jackson depuis 2006, quand il le quitta parce qu' il sentit que le chanteur prenait conseil auprès de personnes qui n'avaient les intérêts de Jackson à l'esprit. Aujourd'hui, Branca ne va pas s'étendre, disant juste qu'il pensait qu'il ne pouvait faire son travail si son client ne l'écoutait pas.

Dans les jours qui suivirent la mort de la superstar de la pop, il semblait que tous les gens qui avait rencontré Jackson tentaient de prendre d'assaut les caméras de télévision pour y parler. Mais pas Branca, qui après une longue expérience du business sait que la meilleure façon de faire avec l'ego des stars était de faire profil bas. Comme il le dit, "Une des raisons pour lesquelles je pense avoir réussi est la discrétion, ainsi que la protection de la vie privée de mes clients."

Il est aussi prêt à tout pour signer un contrat. "J'ai été charmant, impitoyable, un trou du cul" déclare-t-il, se décrivant comme le mec à qui vous passez la balle à la dernière mi-temps dans la dernière minute.

Jusqu'à ce que la bataille autour de l'Estate Jackson ne capte l'attention du monde, Branca était plus connu pour représenter les plus grands noms du rock'n'roll. La liste de ses clients inclut 29 membres dans le Rock and Roll Hall of Fame ※ parmi lesquels, les Rolling Stones, les Doors, les Beach Boys, les Bee Gees, Fleetwood Mac, Aerosmith, Carlos Santana, et ZZ Top--plus les Backstreet Boys, Alicia Keys, et Nickelback. Mais le droit du divertissement n'était pas dans son esprit en 1975, quand le diplômé de UCLA law school natif de New York commença la planification successorale. Puis il lut un profil de Elton John dans le Time magazine qui mettait en lumière les avocats du divertissement, ce qui déclencha son intérêt. "J'ai tout suite compris que c'était ce que je devrais faire" dit Branca. Peu de temps après, il a rejoint la Century City firm qui est maintenant Ziffren Brittenham.

Branca crédita son père, John, un politicien grégaire et populaire, comme la source de ses "capacités sociales" et sa mère, Barbara Werle, pour lui avoir appris "l'ambition." Elle était danseuse et elle est apparue occasionnellement dans le Ed Sullivan Show, et quand Branca avait cinq ans, elle est partie pour poursuivre ses rêves de show-business sur la côte Ouest. Il l'a rejoint en Californie quand il a eu onze ans.

Bien que le nom de Branca n'est pas reconnaissable pour le fan de musique moyen, il a influencé presque toutes les facettes du business, de l'organisation des tournées et la vente des tickets au merchandising et la distribution des royalties.

Un exemple de ses changements, était son accord de 2005 pour le groupe de rap-metal Korn. Dans un contrat traditionnel, la maison de disque est seulement impliquée dans la promotion du CD du groupe, laissant le groupe prendre en charge toutes ses tournées et le merchandising. Selon les termes négociés par Branca pour Korn, le groupe et son label EMI devenaient partenaires sur tout, créant une synergie entre eux. Ce modèle est depuis devenu la norme. De la même façon, jusqu'à ce que Branca ait mit en place l'accord de la tournée "Steel Wheels" en 1989 pour les Rolling Stones, il était habituel que chaque arrêt d'un groupe en tournée soit pris en main par un promoteur de concert différent. Plaçant la tournée entière sous le contrôle d'un seul promoteur, qui évidemment, rationalise l'ensemble des opérations, cela peut être également lucratif pour les avocats impliqués. (Les avocats du divertissement reçoivent généralement un pourcentage des avances sur contrat, les redevances futures, ou les deux.)

Loin du bureau, le sexagénaire Branca pourrait passer pour un rock'n'roller lui même, avec ses longs cheveux ondulés, son T-shirt blanc relax, son blouson noir, et son jean. Une grande partie de son personnage semble à cheval sur la frontière entre le monde des affaires et du show-biz: Il combine un sourire enfantin et un charme effacé avec un style de négociation autoritaire. La majeure partie de sa vie professionnelle a été passée parmi les superstars de musique, mais il a toujours une lueur d'excitation dans les yeux quand un vendeur de collector lui apporte une des deux balles de baseballs signées par les Beatles connus. (Branca possède déjà  l'autre.) Son oncle, Ralph Branca, lançait pour les Brooklyn Dodgers dans le World Series de 1947 et en 1951 laissa tomber le fameux "Shot Heard'Round the World" de Bobby Thomson, un home run qui délivra la coupe pour les New York Giants.

Au fil des ans, Branca a aussi été occupé à aider des clients à acquérir et vendre des catalogues de musique. Il géra la vente du Jobete Music de Berry Gordy Jr. pour EMI, et l'achat par Sony/ATV Music du catalogue Leiber Stoller, qui inclut les chansons popularisées par Elvis Presley ("Jailhouse Rock" et "Hound Dog"), the Drifters ("On Broadway"), the Clovers ("Love Potion No. 9"), et the Coasters ("Yakety Yak" et "Charlie Brown").
Plus récemment, il a travaillé pour un des enchérisseurs finaux (Sony/ATV et une autre compagnie) pour le Warner Music Group, qui fut vendu en mai pour 3.3 milliards de dollars à Access Industries.
En juin, il revoyait les termes de la vente de EMI, la quatrième plus grosse compagnie mondiale de musique et le label de Katy Perry, les Beatles, et Pink Floyd.

Une génération plus tôt, c'est un client de Branca qui fit les gros titres avec une des plus célèbre et des plus controversée transaction du monde de la musique: l'acquisition par Michael Jackson des droits d'édition de ATV Music, qui incluait quelques 250 chansons des Beatles, tel que "Yesterday," "Help!" et "Let It Be."
Lorsque l'affaire fut lancée, des rumeurs parlaient de Paul McCartney pour acheteur, mais l'artiste n'a jamais sérieusement enchéri pour le catalogue, et plus tard lui et Jackson sont restés amis. La veuve de John Lennon, Yoko Ono, qui n'a pas enchéri non plus, fait remarquer qu'elle était heureuse que les droits appartiennent maintenant à Jackson, un collègue auteur-compositeur.

A un moment donné, Branca dit, qu'il a eu un arrangement tacite pour acquérir le catalogue avec l'homme d'affaires australien Robert Holmes à Court, pour découvrir que le vendeur avait fait volte-face et conclut un marché avec un enchérisseur adverse. "Il m'a niqué" tel que le dit Branca. Puis l'avocat a appris qu'un des financiers de ce marché rival était un collègue avec qui il avait fait affaire au fil des années.

"Je suis allé le voir et lui ai demandé de retiré le financement" se souvient Branca. Le collègue accepta, tuant effectivement le marché avec le concurrent de Jackson, Martin Bandier, qui deviendra co-propriétaire de The Entertainment Company.

Avec aucun acheteur prêt, Holmes à Court appela tout de suite Branca depuis Londres et l'invita à prendre l'avion pour démarrer leur accord antérieur. "Je lui ai dit d'aller se faire voir" dit Branca. C'était un coup risqué : Au lieu de suivre la procédure d'usage et d'attendre que le contrat soit signé pour faire les vérifications préalables sur les sommes dues et les questions juridiques, Branca avait déjà  investi plus d'un million de dollars en frais pour les résoudre à l'avance.

Au cours des jours qui ont suivi, Holmes à Court a appelé Branca à plusieurs reprises. L'avocat est resté évasif, même si, il l'admet : "mon cul était sur la ligne" [il risquait gros]. Finalement, il a accepté de survoler l'Atlantique, mais il a prévenu qu'il ne resterait que 24 heures. "Je lui ai dit que si un accord n'était pas convenu pendant que j'étais là , jamais, jamais il ne devrait me rappeler de nouveau."

Se faire désirer, a dit Branca, était une partie de la tactique de négociation, une partie du bénéfice, et une façon de s'assurer que Holmes à Court ne referait pas le même coup.

Bandier, à présent président et PDG de Sony/ATV, a dit qu'il pensait que sa compagnie avait toujours la cote. Mais c'est alors que Branca a fait monter les enchères. "Il a proposé d'obtenir que Jackson fasse une performance pour l'œuvre de charité favorite de Robert Holmes à Court" dit Bandier en rigolant. (Pour conclure l'affaire, Branca a également eu à accepter la demande de dernière minute de Holmes à Court : que sa fille reçoive le droit d'auteur pour "Penny Lane" comme un "souvenir".)

Après avoir perdu sur le catalogue des Fab Four [autre nom des Beatles], Bandier a dit à son partenaire, "La prochaine fois que nous faisons une offre pour quelque chose de ce genre, nous embauchons John." C'est exactement ce qu'ils ont fait quand ils courraient après les chansons de CBS.

Estimer la valeur d'un catalogue de musique relève d'une part d'analyse, d'une part d'instinct, dit Bandier. "John a un grand sens de la valeur d'une chanson -- quelles chansons vont rester sur la durée, comment certaines chansons peuvent être autorisées pour des publicités."

Ce sont ces mêmes qualités qui ont propulsées Branca parmi les "finalistes" quand, en 2008, la succession Rodgers & Hammerstein cherchait quelqu'un pour gérer la vente du catalogue des compositeurs. Les cinq autres prétendants étaient des banques d'investissement.

Au cours de l'entrevue, Branca a raconté à Mary Rodgers et Alice Hammerstein comment sa mère, qui était dans le show-biz, avait participé à la production itinérante de Rodgers & Hammerstein "The Sound of Music" (elle a joué la baronne) et l'avait emmené, alors qu'il était petit garçon, voir le show à Broadway. "Ce fut l'une des expériences formatives de ma jeunesse" s'est-il exclamé. "Je pourrais faire ce projet [pour le catalogue] gratuitement."

"Au début, je pensais que nous avions envisagé Branca à titre de courtoisie" de par son statut d'avocat du divertissement, dit Joshua S. Rubenstein, l'exécuteur testamentaire de Richard Rodgers et avocat de la succession. "Mais c'était une affaire familiale," continue-t-il. "Nous voulions quelqu'un qui pourrait prendre soin de l'héritage, et John nous a surpris par sa passion et son intérêt. Pour nous, ce n'était pas juste une question d'argent."

Pourtant, Rubenstein a accordé sa confiance à Branca sur la création d'un fort intérêt d'enchères pour le catalogue, malgré la crise économique cette année-là . "Branca l'a vendu pour 95% de notre plus haute estimation," exulte-t-il.

Après la mort de Michael Jackson, étant donné qu'aucun document n'était plus récent que 2002, le juge de la Cour Supérieure de Los Angeles Mitchell Beckloff a nommé Branca et le producteur John McClain comme co-exécuteurs temporaires.

Initialement, la mère de Jackson, Katherine, s'est battue pour obtenir le contrôle de la succession. Elle est la tutrice des trois enfants de son fils et est bénéficiaire de 40% de l'Estate, et elle a accusé Branca et McClain de conflits d'intérêt. Après que Katherine Jackson ait déposé plusieurs contestations judiciaires infructueuses, la dispute s'est dissipée, et elle a depuis fait l'éloge de la gestion des deux hommes sur l'Estate.

Adam F. Streisand, président de la fiducie [trust] et d'un cabinet spécialisé en litige de succession chez Loeb & Loeb à Los Angeles, a représenté les intérêts de Katherine Jackson jusque récemment. "John Branca a habilement géré la succession et a été très efficace pour étancher le déficit qui existait" a dit Streisand. "et il était toujours prêt à répondre aux requêtes que j'ai faites au nom de Mme Jackson." D'autres avocats qu'elle a employé au cours des poursuites ont refusé de commenter.

Bien sûr, les finances de Jackson étaient désastreuses au moment de sa mort : divers rapports ont estimé que l'artiste avait plus de 400 millions de dollars de dettes à cause de dépenses extravagantes et de taux d'intérêt élevés sur ses prêts.

Durant les semaines précédant la ré-embauche officielle de Branca par Michael Jackson, l'avocat a eu plusieurs discussions avec les représentants de Jackson sur ce qu'il voulait accomplir. Donc, en tant que co-exécuteur de son client, Branca a estimé qu'il était au courant des souhaits de Jackson et qu'il avait l'autorité pour réaliser une mission en trois temps : sortir la succession de sa dette écrasante ; assurer les besoins des enfants de Michael et de ses proches ; et de rétablir l'héritage du roi de la pop à sa gloire d'autrefois. C'était une tâche gargantuesque, mais le fait que Jackson avait récemment tendu la main vers lui de nouveau l'a rendue "émotionnellement enrichissante", a dit Branca.

La première décision commerciale importante de l'Estate était de faire un documentaire sur le processus des répétitions de Jackson alors qu'il préparait une série sans précédent de 50 concerts à Londres. Certains membres de la famille ont protesté en disant que Jackson n'aurait jamais voulu qu'un enregistrement de ses répétitions puisse être publié. "Mais nous avons regardé les enregistrements" a dit Branca, "et nous avons vu le Michael que nous avons aimé -- le perfectionniste -- celui qui avait une grande humanité et un profond respect pour ses danseurs et ses musiciens. Et c'est pourquoi nous avons sorti le film." This Is It est devenu le documentaire de concert le plus populaire au box-office dans l'histoire.

Branca et McClain ont encore transformé les fortunes de la succession par le refinancement des dettes onéreuses et en traitant ensemble des affaires comme l'ouverture des shows axés sur Jackson du Cirque du Soleil (un à Las Vegas et un autre en version itinérante) ; le lancement d'un musée interactif et d'un salon ayant pour thème Michael Jackson au Mandaly Bay [un hotel-casino] à Las Vegas ; la création d'un jeu de danse best-seller par Ubisoft Entertainment ; la communication sur la sortie de 10 albums comprenant à la fois d'anciennes musiques et des inédits dans les prochaines années ; et la montée en puissance du profil de Jackson sur Facebook.

Le résultat : 15 mois après la mort de Jackson, l'Estate avait généré 310 millions de dollars de revenus. En comparaison, la succession d'Elvis Presley, auparavant considérée comme le "standard en or" dans l'industrie du divertissement, a réalisé des profits d'environ 25 millions de dollars dans la même période.

"Si je ne fais rien d'autre dans ma carrière que d'avoir fait cela pour la succession de Jackson, je pourrais dire que j'ai fait un putain de bon job," s'est vanté Branca.

Bien que Branca parle de son client décédé avec révérence, l'avocat ne fera aucun commentaire concernant le dossier des autres membres de la famille Jackson. Il suffit de dire qu'il se sent incompris par le clan, et qu'il croit que certains de ces membres n'agissent pas en la faveur de Michael.

Parfois, dans cette industrie, bien sûr, la meilleure affaire est celle qui n'est pas faite. Le plaideur qui représente Branca et McClain en tant qu'exécuteurs de l'Estate de Jackson est Howard Weitzman, associé à Kinsella Weitzman Iser Kump & Aldiset à Santa Monica. Weitzman raconte comment, il y a plusieurs années, quand les problèmes financiers du chanteur étaient hors de contrôle, il a été conseillé à Jackson de vendre ses intérêts du catalogue de musique ATV comprenant des titres des Beatles. Branca lui a dit : "Si il y a bien une chose que vous ne devez jamais faire, c'est de vendre ça." Jackson l'a écouté, et le catalogue reste l'un des biens les plus précieux de l'Estate.

Branca pourrait sûrement prendre sa retraite demain et vivre très confortablement avec sa seconde femme, Linda, et ses deux jeunes fils dans sa demeure de Beverly Hills remplie d'antiquités italiennes -- mais il n'envisage pas d'arrêter de travailler. "J'aime être un avocat," explique-t-il. Peut-être parce que plus que cela, encore, il est un fan de musique et des musiciens.

C'est une des raisons pour lesquelles, il y a plusieurs années, Branca a aidé à créer le Programme d'Assistance aux Musiciens [Musicians Assistance Program] pour assister des artistes souffrant d'alcoolisme et de toxicomanie. Il a ensuite fusionné en MusiCares, avec une mission plus large pour aider des musiciens ayant besoin d'une quantité de services, incluant des soins médicaux et dentaires et des règlements funéraires ; Branca est désormais son président émérite.
Il a aussi aidé des musiciens de générations passées qui avaient perdu les droits d'auteurs de leurs chansons ou qui n'avaient pas été correctement payés en royalties. Parmi eux : Don Henley, John Fogerty, The Beach Coys, et des membres de The Doors.

A jongler entre les clients de la génération actuelle et prendre soin de l'héritage et des affaires de ceux qui ne sont plus, John Branca va rester occupé, en gardant la musique vivante.

source : callawyer.com / mjjc / traduction : DieuRa et Zili - MJackson.fr

 

Au niveau des affaires, John Branca a en effet de quoi être satisfait,  mais voilà, il existe tout de même cette  triste réalité  :

Durant le procès de 2005, David LeGrand, avocat de Michael Jackson de 2003 à 2005 témoigne sous serment. (Traduction des transcriptions)

Michael est face à lui, Thomas Mesereau l'interroge :

Question : Depuis quand représentez-vous Mr Jackson ?

Réponse : Depuis la fin janvier 2003

Q. Et approximativement, quand avez-vous cessé de représenter Mr Jackson ?

R. Mes services ont été interrompus le 28 mars de cette année.

Q. Comment en êtes-vous arrivé à représenter Mr Jackson ?

R. Mr Jackson m'a été présenté par Ronald Konitzer.

Q. Vous avez témoigné du fait qu'il apparaissait que tout le monde autour de Michael Jackson tentait de profiter, n'est-ce pas ?

R. Beaucoup de gens, oui.

Q. Vous avez enquêté sur certaines personnes autour de Michael Jackson qui semblaient concernées. L'une de ces personnes sur lesquelles vous avez enquêté était John Branca. Est-ce exact ?

R. Oui.

Q. Vous avez fait ça à la demande de Michael Jackson, n'est-ce pas ?

R. Oui.

Q. Et, à cette époque, Mr Branca était avocat de Michael Jackson, n'est-ce pas ?

R. Oui.

Q. Et Mr Branca était associé à la Ziffren Law Firm de Los Angeles, n'est-ce pas ?

R. Oui.

Q. La firme représentait également Sony, est-ce juste ?

R. Je pense que la réponse est oui.

Q. Le catalogue Sony/ATV est détenu à 50/50 par Sony et Michael Jackson, est-ce juste ?

R. Je pense que la réponse est juste. Oui.

Q. Vous saviez que des négociations avaient lieu de temps en temps entre les représentants de Michael Jackson et les représentants de Sony en fonction de leurs intérêts respectifs dans ce catalogue de musique, n'est-ce pas ?

R. Oui, absolument, parce que j'ai obtenu les dossiers émanant de la Ziffren Law Firm qui prouvent que la Ziffren Law Firm et Mr Branca, qui représentait alors Mr Jackson, discutaient à ce sujet à cette période.

Q. Pourquoi avez-vous enquêté sur Mr Branca ?

R. Parce que Mr Konitzer m'avait indiqué à plusieurs reprises qu'il était réservé sur Mr Branca et que Mr Jackson avait émis des réserves sur la loyauté de Mr Branca.

Q. Vous souvenez-vous avoir demandé à Interfor d'ouvrir une enquête sur un compte bancaire offshore ?

R. ça s'est passé autrement. Nous avons demandé à Interfor d'ouvrir une enquête sur Mr Branca. Ils nous ont alors confirmé ce fait.

Q. Est-ce vrai que vous tentiez d'enquêter sur des comptes offshore détenus par Branca et une autre personne nommée Tommy Mottola ?

R. Oui

Q. Qui était Tommy Mottola ?

R. Il était quelqu'un de très puissant dans l'industrie de la musique à une époque. Je crois qu'il était président de la division US de Sony Entertainment.

Q. Avez-vous enquêté sur l'existence d'un compte offshore ?

R. Nous avons demandé à Interfor de vérifier cette possibilité, oui.

Q. Pourquoi ?

R. Parce que nous détenions des informations d'une source paraissant crédible sur l'existence de ce compte.

Q. Et pourquoi vouliez-vous enquêter sur ce compte ?

R. Euh, pour moi, ça paraît évident. S'il existait réellement un tel compte offshore et que de l'argent y avait été déposé au profit de Mr Branca, cela démontrait de sévères violations des responsabilités de Mr Branca sur Mr Jackson.

Q. A votre demande, ils ont donc recherché ce compte, n'est-ce pas ?

R. Oui.

Q. Où se trouvait ce compte offshore ?

R. Je crois qu'il était aux Caraïbes.

Q. L'enquête a indiqué que Mr Branca était impliqué dans ce compte, n'est-ce pas ?

R. C'est ce qu'indiquait le rapport d'investigation.

Q. Et le rapport indiquait que Sony était impliqué dans ce compte, n'est-ce pas ?

R. Le rapport d'investigation indiquait que Sony transférait de l'argent sur ce compte.

Q. Sony transférait de l'argent sur ce compte au profit de l'avocat de Mr Jackson, n'est-ce pas ?

R. C'est ce qu'indiquait le rapport.

Q. Savez-vous pourquoi la décision a été prise de faire un grand nettoyage dans les affaires de Mr Jackson ?

R. Eh bien, je sais ce que Mr Jackson m'a dit.

Q. Très bien. Pouvez-vous me dire ce que Mr Jackson vous a dit ?

R. Mr Jackson m'a dit qu'il n'avait plus confiance en John Branca.

Q. Et au cours de ce grand nettoyage, Mr Jackson a décidé de personnellement licencier son avocat (John Branca) qui était à ses côtés depuis plus d'une décennie ?

R. Oui.

Q. Et il a écrit une lettre pour licencier cet avocat, n'est-ce pas ?

R. Oui.

Q. Vous l'avez rédigée parce qu'il vous l'a demandé ?

R. Oui.

Toutes les questions suivantes ont été rejetées par la Cour (donc pas de réponses) mais Tom Mesereau a fait en sorte qu'elles soient enregistrées.

- Vous aviez compris que Mr Branca et son cabinet d'avocats ne pouvaient plus représenter les intérêts de Mr Jackson en raison de leur lien avec Sony ?

- N'avez-vous pas enquêté sur Mr Branca parce que vous aviez compris que Sony et lui avaient ouvert un compte offshore pour masquer leur fraude envers Michael Jackson ?

- Pensez-vous que Sony payait Mr Branca pour trahir Michael Jackson ?

- Et vous aviez compris que tous ces personnages essayaient de voler de l'argent et faire des profits sur Michael Jackson, n'est-ce pas ?

- Et sous votre direction, ils devaient examiner ce compte parce que vous aviez compris que l'avocat de Michael Jackson et Sony déposaient de l'argent sur ce compte de façon à ce que l'avocat de Mr Jackson le trahisse, n'est-ce pas ?

Source : Isabelle Stegner-Petitjean

Ces récusations ouvrent la porte à un malaise profond.

 Selon le site rrca.revues.org.

 Des récusations basées sur des critères soi-disant extra-catégoriels se prêtent facilement à la tricherie, surtout lorsque l’on tient compte de l’incroyable complexité procédurale, chaque partie peut sommer l’autre de s’expliquer sur une récusation suspecte . Si le juge approuve malgré tout la récusation, il est encore possible de faire appel de la décision du juge pour non-respect de la clause d’égale protection du 14èmeAmendement.

lire l'article complet ici : http://rrca.revues.org/255#ftn1

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Publié le 19 Août 2014

Dans une interview accordée au New York Post, des anciennes domestiques de Michael Jackson l’accusent d’avoir vécu dans une saleté immonde. «C’était la personne la plus sale et dégoûtante à Hollywood», confie l’une d’elle. «Michael se comportait parfois comme un animal. Il courait et puis il faisait la grosse commission sur le sol de la maison. Si vous aviez le malheur de lui faire une réflexion concernant ses agissements, il vous menaçait de prendre ses excréments, d’en faire des boules et de vous les envoyer au visage», raconte une gouvernante. «Je n’ai jamais compris comment il pouvait dormir dans autant de saleté», balance encore l’une d’entre elles. Michael Jackson aurait aussi eu dans sa chambre un jeu de fléchettes où se trouvaient des photos de Steven Spielberg, David Geffen et Jeffrey Katzenberg, les créateurs de Dreamworks, qui avaient «volé son idée de studio». Une employée raconte: «Il éprouvait de la haine pour eux et tenait des propos antisémites».

C’est à croire qu’ils n’ont l’occasion de faire vraiment leur métier, pour lequel ils sont aussi doués que les autres, qu’en de très rares occasions. Quand il ne se passe rien notamment.

Cette citation de Michael, pourrait à elle seule servir de réponse :

Pourquoi ne pas simplement dire aux gens que je suis un étranger venu de Mars ?
Dites-leur que je mange des poulets vivants et que je fais une danse vaudou à minuit.
Ils croient ce que vous dites, parce que vous êtes un journaliste.

Mais moi, Michael Jackson, si je devais dire: «Je suis un étranger venu de Mars, et je mange des poulets vivants en faisant une danse vaudou à minuit, "
les gens diraient : "Oh, cet homme, Michael Jackson est fou.
Vous ne pouvez pas croire un maudit mot qui sort de sa bouche ".

En effet, comme les primates s’épouillent, le piètre journaliste cancane. Mais « la médisance à ce niveau est un sport risqué : elle peut vite faire mauvais genre surtout quand elle se met au service de la connerie ».

Dire du mal d’autrui, c’est si bon…et dire du mal ensemble, c’est avoir un point commun,    tous les torchons  ont relayé ces délires d’anciennes domestiques.

Enfin cerise sur le « poison », ces médisances ont crée du lien entre les vulgaires journalistes et les imbéciles qui les croient.

 

Hélas, Dans le cercle  très vaste des fans de Michael, on assiste à quelques nuances près, aux mêmes comportements dévastateurs,   cette analyse issue du  site empreintes inédites est absolument juste, elle est le fruit d'une longue expérience :

 

Qui sont les fans de Michael Jackson ?

Fans fanatiques ? Fans hystériques ?

Où sont les fans ?

Le cercle des fans de Michael Jackson est si diversifié et ses composantes si différentes qu’il pourrait constituer un véritable vivier pour un sociologue…

A travers les mois écoulés depuis le 25 juin 2009, mon chemin a croisé celui de bon nombre de fans très différents les uns des autres, tant dans leur état d’esprit que dans leurs démarches…


Lire la suite sur le site :

 

http://empreintesinedites.blogspot.fr/2010/05/qui-sont-les-fans-de-michael-jackson.html

 

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On s’accommode mal de la connerie des autres, mais peut-être, aurons-nous toujours besoin de vivre à son contact et de garder en nous (et au besoin cultiver) suffisamment de microbes de connerie pour ne pas nous affadir dans une vie de l’esprit entièrement aseptisée. Elle est tonique car elle est génératrice d’anticorps et concourt à l’équilibre biologique. Je lutte contre elle, mais je ne suis pas sûre de souhaiter l’extinction totale de la connerie humaine. La mienne comprise. . – L’enfer, a écrit Jean Rostand, s’installera quand tout sera parfait.

Et puis Brassens a déjà établi qu'en ce domaine le temps ne fait rien à l'affaire. Ni la dimension. je crois sur ce point avoir fait une découverte menue mais intéressante.

 

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Place  à la détente cette fois, avec "Whatzupwitu" ou  quand l'amitié ménageait une petite place pour la brouille, et dans la brouille une autre pour la réconciliation....

 

« Whatzupwitu » est le fruit d'une collaboration entre l'acteur et chanteur Eddie Murphy et Michael Jackson. Dans les années 80, tous deux entretenaient des relations assez houleuses car Murphy singeait Jackson dans un spectacle comique. Puis leurs relations se sont améliorées et Eddie Murphy accepta de participer au clip « Remember The Time » (1992), dans lequel il interpréta le pharaon Ramsès II. En 1993, Michael Jackson lui rendit la pareille en apparaissant dans « Whatzupwitu ».

Le mot « Whatzupwitu » est une version abrégée de la formule familière « What's up with you » (qui signifie : « Qu'est-ce que t'as ? »). La chanson est très légère comme en témoignent ces quelques phrases: "Le soleil va briller, les fleurs vont pousser, les nuages vont répandre des averses, les rivières vont couler, l'Homme n'a pas le pouvoir de détruire quoi que ce soit hormis lui-même, l'Homme est une création et rien d'autre" (1er couplet de « Whatzupwitu »).

Le clip est à l'image de cette citation: léger... très léger... au point que l'on y voit Michael Jackson et Eddie Murphy flottant dans un ciel bleu et affichant une complicité fraternelle. La vidéo utilise la technique de l'incrustation: les deux protagonistes ont été filmés sur un fond bleu et le décor alentour (ciel, nuages, etc) a ensuite été ajouté par ordinateur. Le design du clip met en avant des couleurs vives et un environnement proche du dessin animé: des coeurs s'envolent en agitant leurs ailes, une colombe passe, des notes de musique s'élèvent dans les airs...

Eddie Murphy a parlé de cette collaboration...

« Ca fait sept ou huit ans que je connais Michael. C'est un homme vraiment drôle. Il y a un grand décalage entre ce que voit le public et ce qu'il est. Quand il se met à parler, les gens sont parfois surpris et disent « Ah, mais il est normal » ! En fin de compte, c'est un être humain comme vous et moi. Hormis le fait, évidemment, que c'est quand même Michael Jackson !!! Pour cette chanson, je puise l'inspiration dans les forces positives de la nature ».

Source : Elusive Shadow.

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Publié le 17 Juillet 2014

Le séjour de Michael Jackson aux Bermudes, en 1991, avec  Macaulay  Culkin devrait faire l'objet d'un film TV, produit par la compagnie Windy City Images, sous le nom de Our Vacation With Michael Jackson (en français, Nos Vacances avec Michael Jackson)

Aucune indication n'a été donnée quant à la diffusion de ce film  mais je vous propose  la traduction du  descriptif tel qu'on le trouve sur le site : http://windycityimages.com/filmdetailpagealt.php?itemid=10&offset=3&mode=category&categoryid=1&parentid&searchtext
 
NOS VACANCES AVEC MICHAEL JACKSON
 
Que feriez-vous si la plus grande vedette du monde s’invitait tout à coup durant vos vacances en famille ? C’est ce qui est arrivé à la famille Goldstein d'Orlando, en Floride, il y a 23 ans. Lors d’un enchaînement bizarre d'événements, Michael Jackson est allé en vacances aux Bermudes avec les Goldstein grâce au jeune acteur, Macaulay Culkin. Heureusement, Alan Goldstein a filmé tout le voyage, mais n’avait jamais dévoilé les images jusqu’à aujourd’hui.
Dans une nouvelle émission spéciale d'une heure Alan, Lynn et leur fils, Brock, parlent de leur fabuleuse expérience, un moment comme on en vit qu’une seule fois, avec Michael Jackson alors qu’il est au sommet de sa gloire. Le programme comprend aussi des images intimes, tournées par Alan Goldstein et un grand nombre de photos personnelles du voyage.
 
« Nos Vacances avec Michael Jackson » ne montrent pas seulement le Roi de la Pop tel que nous ne l’avions jamais vu avant, mais offre un aperçu intime du monde troublant et innocent dans lequel il vivait "J'ai été choqué quand il est descendu de l'ascenseur pour la première fois," dit Alan Goldstein. «Je ne croyais pas que c'était vraiment lui, mais, plus important encore, où se trouvait tous les autres ? Il n’y avait pas de gestionnaires, pas d'agents, pas de groupies, juste lui, lui tout seul."
 
Cette petite escapade tranquille s'est transformée en moment d’évasion amusant et en une aventure de rêve. L'argent n'était pas le sujet et les choses s’emballent quand la star la plus riche de son époque a décidé de faire la fête; des hôtels cinq étoiles, une séance de shopping dans un magasin de jouets, un tour sur un bateau à grande vitesse qui vous retourne l’estomac, avec Ross Perot, des batailles de pistolets à eau, de tartes, des séances de natation dans l'océan, et plus encore. Ce fut peut-être les derniers moments de liberté et d’innocence, où Michael Jackson a pu agir à sa guise avant que sa vie ne prenne un tournant avec les terribles accusations d'abus sexuels et les critiques pour son comportement hors du commun.
 
En 1991, Brock Goldstein avait dix ans et voulait être acteur. Il a été recruté dans un film de Macaulay Culkin qui se tournait à Orlando, "My Girl", et s’est tout de suite lié d’amitié avec Culkin. Plusieurs mois plus tard, quand les parents de Brock ont annoncé que la famille se rendait aux Bermudes en vacances, Brock a demandé si Macaulay Culkin pouvait les accompagner. Quelques jours plus tard, Brock a mentionné qu'un ami de Macaulay voulait se joindre à eux aux Bermudes. Alan Goldstein explique: «J’ai dit à Brock : qui est cet ami ? et il a répondu, 'Michael Jackson'. J’ai cru que c'était juste le fantasme d'un gamin de dix ans Mais quand nous sommes arrivés aux Bermudes, qui s’est présenté le lendemain,…. Michael Jackson! "
 
Michael Jackson avait à coeur de retrouver son enfance volée et d’échapper au regard incessant des médias. L'amitié de Jackson avec Macaulay Culkin a apparemment permis à l'enfant qui était en lui de s’exprimer. Les images des Bermudes montrent un Michael étonnamment accessible revivant son enfance avec les deux enfants de dix ans. "Je pense que c'était une des rares fois où il a pu avoir ce genre de liberté" , dit Brock Goldstein. "On aurait dit qu'il ne voulait pas que ces vacances se terminent."
 
« Nos Vacances avec Michael Jackson » explorent également la motivation derrière le désir de Michael Jackson pour le jeu de l'enfance et pourquoi il se méfiait des adultes. "Les enfants sont honnêtes", a dit Michael Jackson à Lynn Goldstein, un soir, pendant le voyage. "Vous pouvez leur faire confiance. J’ai rarement été entouré d’adultes qui ne voulaient pas obtenir quelque chose de moi."
 
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Un brin de vacances s'impose aussi pour moi, mais c'est pour mieux vous retrouver dans le courant du mois d'Août - A bientôt !
 
 

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Publié le 16 Juillet 2014

« Est-ce parce qu'il est noir: Qu’ils ne veulent pas que vous sachiez à propos de Michael Jackson ?  »

Traduction d'un  texte écrit Par Christopher Hamilton, le jeudi 5 Janvier 2006.

 

"Que pensez-vous lorsque vous entendez le nom de Michael Jackson ? Wacko ? Criminel ? Grand artiste? Affaires? Quoi que vous pensiez de MJ, jetez toutes vos pensées par la fenêtre et examinons quelques faits.

 Pendant des années, les médias l’ont appelé «Wacko Jacko». Qu'est-il arrivé à MJ ? N'était-il pas l’homme  le plus important dans la musique à un moment donné ? Quand est-il devenu fou ? Tout ce qu'on a à faire est de regarder quand Michael a commencé à être dépeint comme « Crazy ».

Ce n'était pas  pendant les années «Thriller». C'est cool d'être un chanteur et un danseur. C'est ce qu'ils voulaient.

Mais Il ne devait pas penser à devenir un homme d'affaires. Il ne devait  pas «oser acheter le catalogue des Beatles. Ne pas oser se marier avec la fille d’Elvis.

Ne pas oser frapper l'industrie du disque dans leur propre jeu.

 

 Michael a commencé à être étiqueté de fou quand il a commencé à faire des affaires  que personne n'avaient réussies à faire. Pendant Toutes notre vie, nous avons été bombardés  avec deux faits. Les Beatles étaient le plus grand groupe de tous les temps et Elvis était le roi du Rock and Roll. Michael a acheté le catalogue des Beatles et il épousa la fille du roi du Rock and Roll.

Les Beatles étaient supers, mais ils n'étaient pas assez grands pour maintenir les droits d'édition sur leurs propres chansons. Elvis était grand, mais il n'a pas écrit ses chansons. Son directeur, le colonel Tom Parker, était le cerveau derrière Elvis ...Il  le gardait drogué avec des pilules,  et s’occupait de toute la paperasse.

 Michael était génial en tant qu'artiste.

 « Off the Wall », premier artiste solo avec quatre des dix premiers singles.

«Thriller», l'album le plus vendu de tous les temps, avec un record de sept puis dix premiers singles.

« Bad », le premier album à avoir cinq chansons numéro un (même «Thriller» n'avait que deux chansons numéro un).

Tout cela est cool. C’est tout ce qui se faisait de mieux. Mais Michael voulait être encore plus grand. Il a acheté le légendaire Sly et le catalogue Family Stone et personne ne s’en souciait vraiment. Quand il a acheté les Beatles, les gens l’ont remarqué. La fusion Sony a pris part au gâteau. Sony, dans leur empressement à avoir une partie du catalogue des Beatles, a convenu d'une fusion 50/50 avec Jackson, formant ainsi  l’édition musicale de Sony / ATV. Maintenant, Michael est copropriétaire de la moitié de l'ensemble de l'édition de l'ensemble des artistes de Sony. Consultez les listes complètes des chansons de Sonyatv.com. Un échantillonnage des chansons qu'il possède,  les droits d'édition,  de  plus de 900 chansons country par des artistes tels que Tammy Wynette, Kenny Rogers, Alabama. Toutes les chansons écrites par Babyface.  Les Chansons latines de Selena et Enrique Iglesias. Les Chansons de Roberta Flack, des chansons de Mariah Carey, 2pac, Biggie et Fleetwood Mac chansons. En essence plus de 100.000 chansons.

 « Ce que cet homme a fait »  Aucun des grands ne l’a fait. Ni Bono, Springsteen, Sinatra.

 « Qui croit-il qu'il est ? Faites ce que vous pouvez contre lui. »  Pour «avoir» quelqu'un, il suffit de l’attaquer sur ce qu'il aime le plus. Je n'en dirai pas plus à ce sujet.

 Le seul homme qui s'approche un peu de  MJ avec  l'industrie de la musique  est Prince et dans une moindre mesure, en comparaison avec George Michael. Ils s’en sont pris au pauvre George Michael, publiquement,  parce que  l'homme est un homosexuel. Prince a lutté et fait valoir son point de vue, mais il devait néanmoins encore demander l'aide d'une grande entreprise pour distribuer sa musique. Il n'y a rien de mal à cela. Prince  a obtenu la part du lion, mais le résultat était, que pendant des années il a été étiqueté, " fou et difficile".

 

 Le plus grand moment pour eux était la conférence de presse de Sneddon. «Nous l’avons. » Jamais une telle joie n’a été si évidente. Qui se soucie si nous avons des preuves ?

 Michael a été acquitté, sans célébrer son acquittement, il  est rentré chez lui et a quitté les États-Unis. C’était leur  Meilleur coup jamais réalisé. Maintenant qu’il est parti, pour les ennemis que  faire? Il est parti. « Parti », qu'est-ce que cela veux dire, il s'installe à Bahreïn ? Eh bien, comment diable pouvons-nous le persécuter s’il n'est pas ici ? Vite ! Un  chroniqueur pour écrire une série d'articles sur la façon dont MJ est en déséquilibre et au bord de la destruction. Oh, nous l’avons déjà fait ? Eh bien, que pouvons-nous faire ? En apparence,  il semble que Michael ne fait rien pour gagner de l'argent. Sans  compter les ventes hebdomadaires de ses CD. 15 000 CD par semaine ce n’est rien pour Michael. Le catalogue Sony / ATV soit de l'argent pour Michael Jackson à chaque fois qu'il respire. Beaucoup d'argent. Le fait que personne ne rende compte de la quantité réelle vendue en est la preuve. Ils préfèrent que vous croyiez qu'il est sans le sou au lieu de vous dire la vérité.

 Neverland est toujours détenue par MJ. La maison familiale à Encino est toujours détenue par MJ. Michael possède toujours les chansons des Beatles à travers la fusion avec Sony ainsi que la pleine propriété de ses propres chansons.. Michael Jackson a littéralement marché dans les chaussures qu’aucun noir  n'a jamais pu se permettre avant. Si jamais il écrit une autobiographie, elle sera l'une des plus intéressantes qui n’ait jamais existée. Un homme noir sans aucune éducation formelle réelle devient l'homme le plus puissant de l'industrie, malgré la haine, le racisme, les ennemis dans ses propres camps et des médias prêts à être achetés au plus offrant. Si Sony avait un peu de bon sens, en ce moment, ils devraient lui offrir de poursuivre le partenariat. C'est la seule façon dont ils vont se faire de l'argent à l’avenir en dehors du catalogue de Michael. Tommy Mottola n'a pas perdu son emploi avec Sony parce qu'il était une mauvaise tête qui faisait du tort à  l'étiquette. Il était une victime de la guerre. MJ a exposé son cas et Sony a dû réduire leurs pertes. Les entreprises font cela tout le temps. Notez que personne chez Sony ni  Motolla n’ont jamais poursuivi MJ pour diffamation. Michael a toujours été fidèle à ses patrons  Epic / Sony.

Retour aux Grammys en  1984, MJ  a même amené Walter Yetnikoff , alors à la tête de Sony,  sur scène avec lui à un moment donné. Il a toujours remercié Dave Glew, Mottola et d'autres chez Sony dans ses discours d'acceptation. Sony peut toujours faire le bien par Michael, mais il peut être trop tard. Cependant, ils devraient encore faire un geste de bonne volonté, mais combien de fois les entreprises le font-elles ?  Si j'étais à leur place, je voudrais quand même MJ comme allié, pas comme ennemi. Il est / était une fusion mutuelle très rentable. J’aurais peur de l'enfer si j'étais un ennemi de MJ alors qu'il est avec les multimilliardaires d'outre-mer. Croyez-moi, ils ne sont pas juste là à discuter des vêtements de marque. Un conglomérat est en préparation. Une dernière note, ces faits que j'écris ici ne doivent pas être les premiers que vous entendez ou lisez, mais la triste réalité est que c’est probable. Je craignais que Michael soit condamné en raison de l'incertitude du jury. Que le Jury joue l’injuste. Si je présente ici ces faits à Eurweb, vous pouvez le croire les médias le pensaient déjà ainsi. Ils ne sont pas là à saliver sur tout ce qui est lié à  MJ   simplement parce qu'il a fait «Thriller». Ils savent ce qui se passe. Pensez-y. C'est pourquoi je ris quand je vois des émissions comme BET « The Ultimate Hustler ». Nous savons tous de qui il s'agit.

 

A la fin, Michael ne sera pas connu pour être un pédophile présumé. Il ne sera pas connu pour «Thriller». Il sera connu comme l'homme qui a combattu l'industrie du disque, qui  a gagné et  qui a vécu pour raconter l'histoire.

Source : http://www.mjfriendship.de/en/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=161

 

La vraie fin de l’histoire est que Le 25 juin 2009, à la stupeur générale, le «Roi de la Pop» nous quittait à seulement 50 ans... Cette disparition prématurée fut un choc pour ses nombreux fans à travers la planète ! Oui,  Michael Jackson à la notoriété universelle avait pourtant résisté à toutes les calomnies et humiliations, il envisageait même de remonter sur scène. Mais nous savons que sa fin tragique ne fut que le fruit d’une oppression constante et cruelle à laquelle il dut faire face au quotidien pendant un demi-siècle !

 

 Ses ennemis peuvent avoir détruit son corps, mais ils ne peuvent pas détruire son esprit, car il est invincible.!

 

(MICHAEL JACKSON entouré de ses fans, en juillet 1997,  juste avant son concert à Munich.)

 

« Mes fans sont vraiment une partie de moi, nous partageons quelque chose que la plupart des gens ne connaîtront jamais. »

Michael Jackson

 

 

«Je ne serai jamais triste si je quitte ce monde, parce que je sais que je serai dans un endroit  meilleur. La seule chose qui m'importe, c'est que les gens arrêtent de penser que j'ai fait quelque chose de mal. J'aime les enfants, et les mensonges répugnants m’ont pratiquement tué. Quand je mourrai, tout mon  argent  ira à mes enfants et d'autres enfants dans le monde ".

Michael Jackson selon Frank Cascio.

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Publié le 15 Juillet 2014

Je voudrais partager l'histoire bouleversante d'un autre enfant à qui Michael a apporté un peu de joie et d'amour .

 



Ceci est arrivé avant même que Michael ne déménage à Neverland. Ceux qui affirment que Michael « appâtait » des petits garçons à Neverland dans le but de les traiter de manière inconvenante seront surpris d'apprendre qu'il invitait des enfants malades (y compris des filles) à Encino avant de déménager dans son propre ranch. N'importe quel enfant très malade ou simplement défavorisé aurait pu recevoir une invitation à passer du temps avec Michael chez lui avec sa famille et ses animaux de compagnie, qu'ils aient été des filles ou des garçons, à Hayvenhurst comme à Neverland.

Il voulait seulement leur donner un soutien moral, du divertissement, du rire, de l'amusement et leur montrer que le monde est un endroit agréable et que des gens se sentent concernés, pour les aider à ne plus penser à leurs problèmes de santé et à leurs soucis. Je crois que Michael pensait qu'il était important que les enfants connaissent la joie et se sentent soutenus, particulièrement les enfants malades ou défavorisés. Cela peut changer leur vie et Michael a vraiment amené ce changement dans la vie d'un grand nombre de gens, aussi courte qu'ait été leur vie (et la sienne).

Il devrait être évident de se rendre compte que l'esprit de Michael ne fonctionnait pas de la manière dont on l'a accusé. Il était innocent, mais je ne peux pas dire la même chose de ses accusateurs et de ceux qui les croient. Il est manifestement injuste et immoral de punir un innocent en projetant la crasse et la perversité qui habitent l'esprit d'autres gens sur cette personne innocente dans le but de se faire de l'argent ou un nom.

Vous savez de qui je parle, et ils le savent aussi. Michael Jackson a chanté la chanson « Man In The Mirror » pour une raison, et ces personnes devrait en lire les paroles être attentives au conseil qu'elle donne, de la même façon qu'il l'a fait.

Bubbles, Michael et Donna Ashlock

 

Passons maintenant à cette belle mais bouleversante histoire. Vous verrez pourquoi elle a retenu l'attention de Michael :

Le 28 février 1986, Michael a téléphoné à Donna Ashlock, 14 ans, de Californie (elle était convalescente après une transplantation cardiaque) et l'a invitée à la maison Hayvenhurst à Encino. Une fois là -bas, ils ont diné et ont regardé un film ensemble. La visite a eu lieu le 8 mars 1986.

Malheureusement, en mars 1989 à Patterson, en Californie, Donna est morte dans son sommeil chez elle alors qu'elle attendait une deuxième transplantation, juste avant son 18ème anniversaire.

Le cœur de Donna lui avait été donné par un soupirant de 15 ans qui, alors qu'il n'était pas malade lui-même, avait dit à ses parents, des ouvriers agricoles, qu'il voulait donner son cœur à Donna Ashlock après sa mort. Il en pinçait pour elle et savait qu'elle avait une maladie dégénérative du cœur et ne vivrait pas longtemps sans une transplantation.

Un peu plus tard, le 4 janvier 1986, ce soupirant, Felipe Garza, est mort de façon inattendue quand un vaisseau sanguin s'est rompu dans son cerveau, mais son vœu a été exaucé. Son cœur a été donné à Donna. Le cas de Donna est devenu célèbre grâce aux circonstances entourant le cœur qui avait battu dans son corps depuis janvier 1986.

Cette même année, Michael a aussi invité Danielle Finmark, 12 ans (qui était allée au Camp « Ronald McDonald for Good Times », une association pour les enfants atteints de cancer) au ranch, où elle a pu visiter la résidence, sa ménagerie, a déjeuné avec MJ et a regardé le film « Short Circuit » avec lui.
 

Les instants précieux dans le torrent de la vie passent à toute vitesse et nous ne voyons rien que du sable; Les anges viennent nous visiter, et nous ne les reconnaissons que lorsqu'ils sont partis. "Georges Eliot."

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Publié le 1 Juillet 2014

“Scared Of The Moon” – La petite chanson qui pouvait le faire !

Quand le Roi de la pop est décédé le 25 juin 2009 il a laissé dernière lui des titres inachevés. Non, je ne parle pas des 50 malheureux concerts 'This Is It' qui l'attendaient à Londres. Je parle de musique - et de beaucoup de musique.

Michael Jackson est connu pour prendre plus de temps que les autres artistes pour finaliser et sortir des albums studio. Parce qu'il était perfectionniste. Pour chaque album, Jackson et ses collaborateurs travaillaient sur plus de titres que nécessaire, sélectionnant uniquement les meilleurs pour une sortie officielle.

"Comme d'habitude [Michael] va en studio et produit beaucoup de choses, des centaines d'enregistrements et autres, vous savez, et c'était super," se remémore Quincy Jones - producteur des albums "Off The Wall", "Thriller" et "Bad".

"Et ["Bad"] est l'album dont je lui ai demandé d'écrire tous les titres," poursuit Jones. "Je l'ai tout simplement vu grandir en tant qu'artiste et comprendre [les procédés] de production et tout le reste. Michael avait écrit 33 chansons et elles vous disaient "Bon OK, c'est le moment de se prendre la tête - on doit choisir. Vous ne pouvez pas mettre 33 chansons sur un album. Et il a écrit des trucs fantastiques ! Vraiment, vraiment fantastiques."

L'une des 33 chansons que Michael Jackson a écrites lors des sessions qui ont finalement débouché sur l'album "Bad" de 1987 s'appelait "Scared Of The Moon". Elle n'a pas rejoint la tracklist finale et est restée inconnue des fans pendant longtemps et inédite.

"On avait l'habitude d'enregistrer sur bande," se souvient Brad Sundberg - responsable technique et ingénieur de longue date de Michael Jackson. "De grosses bandes 2-pouces, 24 pistes."

Matt Forger, un autre collaborateur de longue date et ingénieur du son, a enregistré la démo de "Scared Of The Moon" aux studios Westlake. Jackson, en grand professionnel, a posé toutes les parties vocales en une seule session. "Ils ont fait les voix d'arrière-plan, la voix principale et le piano. C'était fait," ajoute Sunberg.

"En suite, Matt a enfreint la règle n°1 que vous n'enfreignez jamais - il a donné à Michael la bande master. Et quand vous donnez quelque chose à Michael Jackson ça revient à le balancer d'une falaise, parce que vous ne la reverrez jamais."

Un mois ou deux se sont écoulés après l'enregistrement des parties vocales de "Scared Of The Moon", lorsque Forger a reçu un appel de l'ingénieur depuis les studios d'Evergreen.

"L'ingénieur est là à Evergreen, en train d'appeler Matt et lui disant; 'Eh, j'ai cette session de Michael Jackson pour 'Scared Of The Moon'. Michael est ici et les musiciens qui font faire les cordes sont là, mais on n'a pas la bande. Tu peux nous l'apporter ?' Et Matt de répondre, 'je n'ai pas la bande... Je l'ai donnée à Michael !"

Ils ont donc tenté de voir ce qu'ils pouvaient faire. Heureusement, Matt avait conservé une cassette qui était la copie de la session originale, il l'a donc amenée à Evergreen. Ce n'était pas la multipistes d'origine, mais c'était déjà ça.

Ils ont transféré le contenu de la cassette sur une nouvelle bande multipistes, ils ont enregistré les cordes et on mixé le tout.

"Du point de vue d'un ingénieur du son, c'est vraiment outrepasser toutes les règles du manuel," explique Sunberg en parlant de son expérience. "Vous ne pouvez pas extraire une piste vocale d'une cassette et la réinjecter dans une multipistes et vous dire que c'est nickel."

Les cassettes produisent toujours un peu de grésillements, et j'ai dit à Matt que c'était du génie," poursuit Sunberg. "C'est complètement impressionnant que ça ait fonctionné, parce que c'était la voix d'origine et que c'était une petite chanson tirée par les cheveux et mignonne que Michael voulait faire - on en a fait des dizaines - nous avons enregistré un grand nombre d'extraits pour lesquels Michael avait une nouvelle idée et on en faisait une démo. Mais la manière dont "Scared Of The Moon' a été techniquement produite n'aurait pas dû fonctionner, mais ça l'a fait. C'était la petite ingénierie que nous avons fait dessus qui a rendu ça possible. C'est cette petite chanson qui a rendu ça possible."

 "Scared Of The Moon' n'a pas été sélectionnée pour l'album "Bad" de 1987 et n'a refait surface qu'en 1999, peu de temps après que Jackson ait entamé des sessions de collaboration pour l'album "Invincible".

"Il y a des choses que je conserve intact en mémoire," raconte Michael Prince - qui a largement travaillé en tant qu'ingénieur de confiance entre 1995 et 2009. « Parfois il écrit de nouvelles chansons, et parfois il veut ressortir du passé ce qu’il considère comme étant un diamant brut ».

« Je me souviens que nous avons fait un petit travail sur ‘Scared Of The Moon’ pour l’album ‘Invincible’. Et je me souviens de la plaisanterie de Steve Porcaro, 'Oh, encore cette chanson ?’ C’est très drôle, parce que je ne l’avais jamais entendue auparavant. Mais c’est la manière qu’avait Michael de travailler – il revisitait sans cesse quelques unes de ses pièces favorites. Il pouvait dire, « pourquoi n’avons-nous pas ajouté ceci à mon dernier album ? Réécoutons-la. Est-ce qu’on peu l’améliorer ?’ Parfois, ça finit sur l’album, parfois non. »

Au final, le petit travail réalisé sur "Scared Of The Moon" pendant les sessions "Invincible" n'a pas été pris en compte sur les versions préexistantes de la chanson, qui est retournée dans le coffre dans son état pré-"Bad".

Puis, en novembre 2004, Epic Record, branche de Sony Music Entertainment a sorti un coffret retraçant la carrière de Michael Jackson et ses meilleurs titres, comprenant à la fois des chansons déjà connues et des inédites. Le coffret, intitulé "The Ultimate Collection", comporte une version fraîchement mixée de "Scared Of The Moon".

Matt Forger a pertinemment été rappelé pour apporter les touches finales sur le titre, ce qui apparaît justement sur "The Ultimate Collection" comme une démo. Le mix final de Forger inclus les 24 pistes de cordes, la cassette originale comportant voix et piano et les pistes de guitare.

En dépit du fait que la démo est officiellement sortie sur "The Ultimate Collection" quatre plus tôt, Jackson n'avait pas dit son dernier mot concernant "Scared Of The Moon" en 2009.

Ceci, accompagné d'un bon nombre d'autres titres produits à différentes époques de sa carrière, a fait partie d'une liste "à faire" que Jackson n'a jamais eu la chance de concrétiser au cours de sa vie. La note manuscrite qui apparaît ci-dessous, détaille le titre de 28 chansons qu'il a espéré "finaliser" (dont "Cheater, également issue des sessions "Bad" et également sortie dans "The Ultimate Collection"). La note a été retrouvée scotchée sur un mur de la chambre du Roi de la pop au moment de sa mort, le 25 juin 2009 - 24 ans après que cette petite démo "tirée par les cheveux" fût enregistrée aux studios Westlake.

 

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source : http://www.damienshields.com/scared-of-the-moon-the-little-song-that-could/

 

Dans "Scared Of The Moon" on retrouve des thèmes très chers à Michael : le thème de l'enfance et des peurs. Il parle d'une peur d'enfant, que les parents ne peuvent comprendre, mais qui reste au fond de nous toute notre vie, même une fois adulte, et qui touchera d'autres générations après nous.

Seule, étendue dans son lit, elle attend
Dans l'obscurité
Envahie par les ombres
Qui peignent la pièce

La lumière qui pénètre par la fenêtre
Traverse l'air comme une lame
Et cloue l'enfant contre son lit
Effrayée par la Lune

Elle remonte les couvertures
Et frissonne de peur
Elle se cache de la couleur
Qui écrit sur la lumière

La lumière qui passe par la fenêtre
Eclaire le ciel
Et la fait sangloter
Effrayée par la Lune

"Tout va bien
Ne t'inquiète pas" lui dirent ses parents

"Ce ne sont que des illusions d'enfants
Que ton esprit imagine

Inutile de t'inquiéter
C'est beaucoup trop tôt"
Mais elle reste allongée, immobile, en tremblant
Effrayée par la Lune

[Refrain] (x 4)
Effrayée par la Lune

Les années s'envolent vite
Et bientôt, l'enfance se termine
Mais la vie fait toujours peur
Quand la nuit tombe

Les peurs de l'enfance
Ressurgissent encore la nuit
Revennant dans un rayon de lumière
Effrayée par la Lune

Le sentiment de terreur
Qu'elle ressentait quand elle était petite
A transformé un fantasme
En une réalité

La Lune est l'ennemie
Qui embrouille son esprit
Et ammène jusqu'à elle sa musique terrifiante
Effayée par la Lune

Mais aujourd'hui il y a d'autres enfants
Qui sont assis seuls, immobiles
Et qui attendent la lumière du soleil
Pour chasser l'obscurité

Tous ensemble, ils se regroupent
Ces solitaires voient l'ombre

Ils savent exactement pourquoi ils sont effrayés
Effrayés par la Lune

 

Dans une interview, Buz  Kohan avait expliqué que l'idée de cette chanson était venue de la soeur de Brooke Shields, qui avait peur des changements de lune.

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Publié le 27 Juin 2014

En 1988, alors que la tournée mondiale « Bad » remportait un grand succès, Michael Jackson a écrit une lettre à Williarm F. Pecchi Jr, caméraman,  appelé plus familièrement Bill Pecchi.  Michael lui  avait demandé de filmer les réactions de la foule avant et pendant chacun des concerts. La lettre fait suite à une conversation pleine d’émotions  qui a eu lieu entre les deux hommes pendant la tournée. Dans cette note, Jackson lui dit des mots d'encouragement ; lui dit poliment qu'il peut mieux faire, donne un aperçu de son perfectionnisme, et termine en proclamant son amour pour tout le monde.

 

Lettre écrite à l’HÔTEL CAPITOL TOKYU.

 

Pecky,

J’écris très très rarement des lettres, mais dans ces circonstances émouvantes je n’ai pas pu m'en empêcher. Je tiens à vous remercier pour l’effort que vous faites afin de saisir la magie et l'émotion des gens du monde entier. Ce que vous faites est très personnel et puissant pour moi. C'est l'art d'arrêter le temps, pour préserver un instant ce que l'oeil nu ne peut saisir, pour saisir la vérité spontanée qui se trouve dans l'excitation des gens, dans l'esprit des gens. Tout le reste sera oublié, mais pas le film, des générations à venir vont connaître l'émotion que vous avez saisie, elle va vraiment voyager dans le temps. Je ne serai pas satisfait tant que je ne serai pas certain que vous êtes dans le bon angle, au bon moment, pour capturer un crescendo d'émotions qui vont si vite et de façon si spontanées.

Ce que vous faites est bien, mais je veux le meilleur, le tableau d'ensemble, la cause et l’effet. Je veux des plans larges sur la réaction de la foule – des profondeurs d’émotion, un timing. Je sais que nous pouvons le faire. Mon rêve est de capturer la VÉRITÉ. Nous devrions nous consacrer à cela. Une personne qui fait de sa vie un succès est une personne qui a un but constant et se dirige vers lui inébranlablement. C'est du dévouement. Il n'y a pas d'autre moyen d’atteindre la perfection que par la persévérance. Dites-nous ce dont vous avez besoin pour y arriver. Prenez la direction et dirigez les autres caméramans. J’aime travailler avec vous c'est pourquoi je vous ai demandé de venir, vous avez un esprit gentil qui est très sympathique. Peut-être que je regarde le monde à travers des lunettes roses, mais j'aime les gens partout dans le monde. C'est pourquoi les histoires de racisme me dérangent vraiment. Vous avez peiné mon cœur et mon âme quand vous m'avez raconté votre enfance au Texas. Parce qu’EN VERITÉ, je crois que tous les hommes ont été créés égaux, c’est ce qu’on m’a appris, et je le croirai toujours.

Je ne peux pas comprendre comment une personne peut en haïr une autre à cause de sa couleur de peau. J'aime toutes les races sur la planète terre. Le préjugé est l'enfant de l'ignorance. Nous venons au monde nus et nous en repartirons nus. Et c’est une très bonne chose aussi, car cela me rappelle que je suis nu sous ma chemise, quelle que soit sa couleur. Je suis désolé de revenir sur le passé, mais dans la voiture, ce que vous avez dit m’a fait de la peine. Je suis tellement heureux que vous ayez réussi à surmonter ces choses de votre enfance. Je suis content de n’avoir jamais connu de telles choses. Apprenez à vos enfants à aimer tous les gens de façon égale, je sais que vous le ferez. Je parle du fond du cœur quand je dis que je vous aime tous, surtout les enfants, je suis content que Dieu nous ait choisi moi et vous.

Love M.J.

 

Bill Pecchi, 63 ans né au Texas . dit qu'il a travaillé avec Jackson  de fin 1986 à 1989, en tournée en Australie et au Japon.

"Il était vraiment pompé après un spectacle," rappelle Pecchi.

Pecchi a tourné les films de Jackson sur  scène, pour lui montrer comment  les gens réagissaient aux spectacles, mais aussi  quand Jackson suscitait des scènes de foule dans la rue  lorsqu'il faisait des apparitions surprises. Comme Jackson approuvait énormément   son travail, Pecchi raconte qu'il l' appelait  de plus en plus souvent , pour les spectacles , aller se balader en nocturne,  et même  pour lui donner des indications sur l'exploitation d'un film.

Pecchi confie qu'au cours du  temps  passé avec le roi de la pop en tournée et dans sa maison Neverland, il y avait parfois des garçons et des filles autour de lui, mais il n'a jamais pensé - et ne le pense pas maintenant - qu'il y avait quelque chose de malsain dans le comportement du chanteur concernant sont intérêt pour les enfants.

"Je n'ai jamais eu le sentiment qu'il était un pédophile," dit-il. "Il était un excentrique. Un chat étrange dans tous les sens du mot. Mais je n'ai jamais senti qu'il faisait quelque chose de mal , il était un enfant lui-même."

Pecchi conclu : après avoir relu la lettre de Michael après toutes ces années,  cela  a renforcé ma croyance en l'innocence de Jackson. "Je me sens encore plus positif " .

 

Source : http://alchrista.tumblr.com/post/7964339370/bill-pecchi-jr-remembers-michael-jackson-as-a-  et  http://www.deslettres.fr/lettre-de-michael-jackson-au-cameraman-bill-pecchi-peut-etre-que-je-regarde-le-monde-a-travers-des-lunettes-roses/

 

Bill Pecchi a raison, Michael  aimait s'amuser comme un enfant et sans arrière pensée   -  La preuve en vidéo :

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