Publié le 22 Avril 2014

 En 2005 Le père de Michael Jackson estimait que les accusations portées contre son fils, dont le procès  débutait le lundi 31 janvier, étaient  motivées par le racisme, avait-t-il déclaré dans un entretien télévisé.

"Je vais être très direct: c'est du racisme. C'est comme ça", affirmait Joe Jackson, le patriarche de la famille Jackson, selon des extraits diffusés jeudi 27 janvier 2005 de son entretien à la chaîne CBS.

"(Ma femme) Katherine ne le dirait pas comme cela, mais c'est du racisme" anti noir, a-t-il  ajouté, alors que, à ses côtés, son épouse tentait de le convaincre de ne pas exprimer cette idée. Pour elle, "il s'agissait de quelque chose de plus complexe" qu'une question de race.

Le couple affirmait également que l'argent était l'une des raisons pour lesquelles leur fils était accusé d'attouchements sexuels par la famille d'un jeune garçon ayant été accueilli début 2003 dans le ranch de Michael Jackson en Californie.

 Le chanteur, qui plaidait non coupable, risquait plusieurs dizaines d'années de prison à l'issue du procès qui s'ouvrait le lundi à Santa Maria (Californie).

Interrogé sur les raisons pour lesquelles il n'était  pas intervenu auprès de son fils lorsque ce dernier invitait des jeunes garçons, Joe Jackson répondait: "parce qu'il n'y a rien de mal à ce que des enfants viennent" dans le ranch. "Il n'a rien fait de mal,  Nous connaissons notre fils, ce n'est pas un pédophile", a affirmé son père.

 

Katherine Jackson  avait  peut-être raison, c'était certainement plus complexe qu'une question de race.

 

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Selon Pierre-André Taguieff : Au cours des trente dernières années du XXe siècle, on a assisté au surgissement d’un racisme centré sur l’identité culturelle plutôt que sur les catégories raciales classiques, sur la différence groupale plutôt que sur l’inégalité racialement déterminée. La question du racisme s’est ainsi décrochée de la vieille question raciale.” 

 

Le procès Jackson en 2005 a été le dernier scandale médiatique du moment avec couverture complète jusqu'à saturation et interminable battage faisant partie de l'effort des agences d' « information », contrôlées par les grands groupes, de corrompre et de rendre vulgaire l'appréciation du public. Il ne faut pas s'étonner de l'aspect sordide de ce procès. Pouvait-on s'attendre à autre chose d'un procès modelé par les éléments typiques et déplorables de la vie américaine actuelle - argent, célébrité et un intérêt malsain pour le sexe ?

Michael Jackson, issu d'une famille d'ouvriers de Gary (Indiana) était parfaitement conscient des besoins de son public et travaillait consciencieusement à le satisfaire

Les exigences émotionnelles du public sont plus que satisfaites par les exigences financières insatiables de l'industrie du show business. Il n'existe nul autre endroit au monde où la métamorphose  de l'artiste vedette en une machine à réaliser des bénéfices aie été autant perfectionnée et ce avec des résultats aussi dévastateurs. !

Les conglomérats du « show business » peuvent être comparés à un vampire qui sucerait inexorablement jusqu'à la dernière goutte la créativité et la vie de l'artiste. Finalement ce que l'industrie du spectacle gagne se fait nécessairement aux dépens de l'artiste.  C'était  là un combat,  au sens propre du terme, jusqu'à la mort…...

 

D'autre part, Michael Jackson était célèbre non seulement pour la variété de ses talents, mais aussi parce qu’il remettait en question l’identité  raciale. Michael Jackson était connu pour avoir brisé les barrières raciales et il a été le premier artiste noir à être largement diffusé sur MTV, il défendait aussi les valeurs démocratiques,   bref, Michael diffusait des messages d'humanité, mais également de colère contre l'humanite.

Donc,  Il est vrai aussi que l'affaire Michael Jackson a tout à fait sa place dans la vie politique officielle américaine, particulière et étriquée. Il ne fait aucun doute que Sneddon, le Procureur de Santa Barbara, ait voulu faire de ce procès une question toute personnelle. Après avoir tenté, sans succès, d'inculper le chanteur pour des faits similaires en 1993, il devint la cible à peine déguisée de Michael Jackson dans une de ses chansons. : - DS  - Néanmoins, l'hostilité envers Jackson d'un Sneddon, républicain conservateur extrêmement répressif, surnommé à une époque « le chien fou », ne se limite pas à cela.

Michael Jackson, sans aucun doute perçu comme une icône libérale inconditionelle , est devenu une bête noire utile pour les conservateurs. Il ne faut pas chercher bien loin pour trouver de la haine profonde dans leurs attaques. Aucun châtiment n'est assez sévère pour cette droite strictement moraliste qui pourtant est toujours à la recherche de débauche.

 

« c'est  L'affaire Clinton - Lewinsky qui a ouvert les vannes de la luxure dans les médias et de l'obsession de la perversité et ces vannes ne se sont jamais refermées. La soif dans les milieux conservateurs pour les histoires sordides des personnalités qu'ils méprisent, même s'ils ont recours à l'exagération ou à l'invention, n'est jamais étanchée. »

Il suffit de relire la presse républicaine de l'année 1993 (la réforme de santé ratée du président Clinton) ou celle de 1998 (le scandale Monica Lewinsky) pour trouver des attaques aussi violentes et aussi malhonnêtes. En 1998, certains des manifestants contre Clinton portaient des pancartes l'accusant de meurtre et de viol, et on se souvient peut-être du pasteur Jerry Falwell, un célèbre prédicateur qui l'accusait de tous les maux.

 Seize ans après le scandale provoqué par les rapports sexuels entre une stagiaire et le président américain, et le mensonge sous serment de ce dernier, l'affaire Lewinsky ressurgit. Toute la presse évoque les documents publiés, le dimanche 9 février 2014, par un site conservateur , qui ouvrent une fenêtre sur l'intimité d'Hillary Clinton à l'époque du scandale, en 1998-1999. Une de ses proches, Diane Blair, a consigné dans son journal intime des conversations avec l'ex-Première dame, ainsi que des lettres et autres écrits, qui tous dormaient dans les archives de l'université d'Arkansas, où elle enseignait les sciences politiques. La famille Clinton s'est refusée à commenter pour l'instant ces révélations, note le New York Times.

Dans les documents apparaît l'image d'une Hillary Clinton inquiète des assauts répétés de la presse vis-à-vis de son mari et d'elle-même. "Elle ne comprend pas pourquoi tous ces gens ont à ce point envie de les détruire", consigne Diane Blair.

Au-delà de ces révélations personnelles, d'autres anecdotes sont abondamment commentées par la presse. Le Washington Post  retient ainsi le plaidoyer qu'Hillary Clinton aurait effectué en privé en faveur d'une réforme profonde du système de santé en 1993, ou sa mauvaise opinion des journalistes.

Elle les considérait comme de "gros egos sans cervelles".

 

Pour la petite histoire : 

Clinton est le Premier président appartenant à la génération de l’après-guerre, il apparaît comme différent de ses prédécesseurs. Il se conduit comme un homme du commun. Le fait qu’il soit souvent client de la chaîne de restauration rapide McDonald's  le rend sympathique auprès des couches populaires. Ses options politiques se traduisent par des phrases courtes semblables à des couplets de chansons à la mode et ses détracteurs l’appellent « le président MTV ». Il réussit toutefois à faire voter un grand nombre d’électeurs de la jeune génération, dont beaucoup lui donnent leur voix. Il est aussi très populaire auprès des Afro-Américains qui le considèrent comme l’un d’entre eux : « Sa mère l’a élevé seule, il est né pauvre dans une famille ouvrière, il joue du saxophone et il adore les sandwiches du McDo ». Ils s'amusent souvent à dire qu'il est « le plus noir des présidents » ou encore « plus noir que Barack Obama ».

Dès le début de sa présidence, Clinton fait face à de nombreuses attaques personnelles de la part de ses adversaires politiques. Il sera ainsi victime d'un véritable acharnement de la droite conservatrice et de l'extrême droite. On l’accuse d’avoir bénéficié de donations illégales pendant sa campagne électorale, en particulier en provenance de la République populaire de Chine . On ressort des dossiers sur des contrats douteux qu’il aurait passés pendant ses mandats de gouverneur en Arkansas. L’une de ses anciennes collaboratrices, Paula Jones , l’accuse de harcèlement sexuel . Ces accusations sont tellement nombreuses que ses partisans sont persuadés qu’il s’agit d’une conspiration nationale menée par les républicains à des fins purement politiques. C'est lors des interrogatoires lors de ce procès, qui va jusqu'à la Cour suprême  en mai 1997, que Clinton fait ses déclarations concernant Monica Lewinsky , une stagiaire de la Maison-Blanche, avec qui il nie avoir eu quelque relation que ce soit, ce qui lui vaudra l'accusation de parjure  par le procureur Kenneth Starr . Dans Clinton versus Jones , la Cour juge qu'un président en exercice peut être poursuivi au civil  pour des actes commis avant sa prise de fonction et sans rapport avec celle-ci. Sur le fond, Paula Jones perdit toutefois son procès ; en appel, elle passa un accord négocié hors-tribunal avec Clinton en novembre 1998, celui-ci acceptant de lui payer 850 000 dollars contre l'abandon des charges .

Mais l'accusation de parjure et d’obstruction de l’instruction  permit au Congrès d’entamer une procédure d'impeachment . Le vote est strictement politique, beaucoup de sénateurs et de représentants rendant publique leur intention de vote avant que le procès ait lieu. Le , les républicains votent pour la destitution et les démocrates contre (accusé de parjure par 228 voix contre 206, et d'obstruction par 221 voix face à 212). En janvier 1999, il passe en procès devant le Sénat, mais la condamnation d'impeachment n'est pas votée par la majorité requise des deux-tiers. De nombreux sénateurs républicains refusent de voter contre la destitution de Clinton, jugée politique.

À la fin de son mandat, son innocence sera déclarée dans plusieurs affaires, notamment sur des contrats passés lorsqu'il était gouverneur. De plus, il était accusé d'avoir encouragé plusieurs personnes à mentir sous serment ; son innocence a toutefois été prouvée.

Source : Wiipedia.

 

C’était un Bill Clinton ému qui écoutait Michael Jackson interprétant la chanson "Gone too soon" écrite en hommage à Ryan, jeune enfant décédé du sida, lors de la cérémonie d’inauguration de sa première investiture en janvier 1993. Bill Clinton avait rencontré  Michael Jackson  en 2002  à l’occasion de  la naissance de son 3ème enfant, Blanket.

 

Lorsque Michael est décédé, Bill Clinton a tenu à lui rendre hommage.

« L'ancien président des Etats-Unis Bill Clinton a livré quelques déclarations au sujet de Michael Jackson alors qu'il se trouvait à Haïti pour une mission humanitaire. Faisant référence à la prestation du Roi de la Pop à l'Apollo de New York en 2002 au cours d'un gala destiné à collecter des fonds pour le parti démocrate, il a déclaré :

« Il a pour ainsi dire contribué à sauver mon parti de terribles difficultés financières donc il a été très gentil à mon égard. C'était un homme infiniment talentueux et je pense qu'il avait de bonnes intentions. Je suis au courant de tous les problèmes qu'il a connus dans sa vie et j'espère qu'on se souviendra de lui pour ses contributions en tant qu'artiste. J'espère que ses enfants grandiront bien, ce serait le meilleur hommage qu'on puisse lui faire ».

 

 

Il semble évident que les grands médias ont adopté une politique du double discours dans les cas semblables à l'affaire Jackson. D'un côté, les chaînes de télévision et les journaux rivalisent pour livrer au public les dernières informations salaces. Par ailleurs, les éditorialistes et les chroniqueurs déplorent l'importance accordée à de telles affaires ainsi que la chute des valeurs morales d'un public qui réclame toujours plus de détails.

 Les affaires Kobe Bryant, Martha Stewart, Scott Peterson, Robert Blake et Jackson ont tendance à se fondre et à former une longue et indigne attaque contre l'intelligence et la décence du public.

 Il est relativement facile de manipuler un mécontentement populiste confus contre des artistes, des présidents,ou des athlètes ou même contre les pratiques délictueuses d'une entreprise.

 Si Michael avait été condamné et marqué du sceau de «prédateur sexuel » - cela aurait ravi très certainement de nombreuses personnalités influentes des médias.  Mais Michael Jackson a été « innocenté »  et personne n’a  rappelé que pas même un jour le chanteur n'a cessé d'être une des icônes de la culture populaire américaine.

 

Il ne fait pas de doute que le moralisme, poussé à l’extrême, invite aux transgressions les plus débridées. Plus les croisés de l’ordre moral dénoncent la sexualité plus ils en sont fascinés. Ils se disent affreusement choqués et même outragés par tout ce qu’ils entendent au sujet de leurs dirigeants politiques, et personnalités publiques comme Michael Jackson, et pourtant ils prennent un plaisir pervers  à déterrer de sombres affaires, réelles ou imaginaires. Ils sont friands d’indiscrétions et de confessions publiques.

 
 Interviewé par Le Nouvel Observateur, l’ancien gouverneur de New York Mario Cuomo déclara que “sur la question du sexe, les Américains sont totalement schizophrènes. On clame haut et fort qu’on ne veut rien savoir mais, dès qu’on en a la possibilité, on se précipite avec avidité sur le moindre détail” .

 

On parle encore aux Etats-Unis du  scandale du Nipplegate  :

   une affaire médiatique américaine  qui a éclaté le  lors de la retransmission en direct du Super Bowl XXXVIII  2004 sur CBS .

Pendant son duo  avec Janet Jackson , lors de la mi-temps, Justin Timberlake , le chanteur du groupe *NSYNC , arracha comme prévu dans la chorégraphie une partie du bustier de celle-ci. Le dispositif ne fonctionna pas exactement comme lors des répétitions et, au lieu de ne dévoiler que le soutien-gorge rouge de la chanteuse, Timberlake mit au jour le sein droit de Janet Jackson, orné d'un piercing  et d'un bijou en forme d'étoile.

Il s'ensuivit aux États-Unis une campagne médiatique disproportionnée par rapport à la gravité des faits. Malgré les excuses de Jackson et de Timberlake, l'affaire bénéficia d'une couverture de presse plus importante que les primaires démocrates .

Michael Powell, président de la FCC , la Commission fédérale de la communication, et fils du secrétaire d'État Colin Powell , dut réagir. Il se déclara « outré qu'un tel spectacle ait pu être présenté à 85 millions d'Américains et leurs familles ». Plusieurs groupes religieux annoncèrent de « graves conséquences » pour CBS et MTV , les deux coproducteurs du spectacle.

CBS annonça que Janet Jackson n'apparaîtrait pas le 8 février à la cérémonie des Grammy Awards , elle aussi retransmise par la chaîne. La NFL  décida d'annuler le spectacle hip-hop  prévu pour la mi-temps du Pro Bowl (le match qui marque la fin de la saison du football américain ), N'Sync devant y interpréter une chanson jugée « trop suggestive ».

ABC  décida de retransmettre la cérémonie des Oscars , le 29 février, avec un différé de 5 minutes afin de pouvoir couper tout débordement jugé inapproprié.

Le 5 février, la NBC  coupa une scène de la série télévisée Urgences , dans laquelle apparaissait subrepticement le sein d'une malade de 80 ans. NBC justifia son geste par « l'atmosphère créée par les événements de la semaine ».

Quant à AOL , commanditaire de la mi-temps du Super Bowl, il demanda d'être dédommagé d'une partie des 10 millions de dollars US qu'il avait investi.

Quelques voix s'élevèrent néanmoins pour souligner le « ridicule de la situation ». Parmi celles-ci, on peut citer l'animateur de radio Howard Stern  et l'éditorialiste du New York Times Maureen Dowd .

Cet incident a eu tout de suite un impact sur Internet  : « Janet Jackson » est devenue l'expression faisant l'objet du plus grand nombre de requêtes pour tous les moteurs de recherche  américains. Certains observateurs estiment que le nombre de recherches générées a été plus important que celui observé à la suite des attentats du 11 septembre 2001 Cette affaire aurait été la plus recherchée en une seule journée sur Internet  depuis sa création.

 Source :  Wikipedia.

 
Le scandale fut tel que, malgré les excuses insistantes de Timberlake pour ce malheureux incident de costume, les radios refusèrent de diffuser " pendant longtemps" les chansons " des deux vedettes."
 
Tartufferie, diront les Français et bien non ! réelle gêne, révélatrice de l'étendue du refoulement.
 
 

Tout au long des procédures judiciaires et des tribulations que Michael Jackson a  subies sous l’accusation d’attentat à la pudeur contre des mineurs. On peut dire que ces affaires reposaient sur des ouï-dire, des témoignages contradictoires et aucune preuve concrète. " Michael Jackson a gagné contre la vendetta raciste de sa personnalité."

 

« Les relations de Michael Jackson avec des garçons n’avaient absolument aucun caractère sexuel, et la vie sexuelle de Michael Jackson ne regardait personne d’autre que lui.

D’innombrables personnes ont été stigmatisées comme « délinquants sexuels » aux USA alors qu’elles n’ont commis aucun crime ni fait de mal à personne ; leur vie est pourtant devenue un cauchemar du fait des lois bourgeoises et de l’hystérie médiatique.

Comme toutes ces personnes, Michael Jackson a dû faire face aux tentatives de la bourgeoisie de l’envoyer en prison pour non-conformité aux normes de cette société.


Autant de faits, autant de destins qui mettent en lumière le rapport compliqué, quasi schizophrénique, que les Américains entretiennent avec le sexe. Fascination et répulsion. Incitation et répression. Comme obsédée par l'appât du fruit défendu, l'Amérique pétrie de puritanisme semble constamment osciller entre deux extrêmes. Le même pays qui promeut des programmes d'abstinence sexuelle dans les écoles est tout de même le premier producteur et le premier consommateur de films pornos au monde. 
 

Les liens qui unissaient Michael Jackson aux enfants étaient donc nécessairement "ambigus", puisqu'il ne rentrait pas dans les petites cases à cocher de leurs pensées à tiroirs.

Pour aimer les enfants MJ aurait du faire partie de la famille afin de ne pas être catalogué de sale pédophile. Il n'avait aucun lien familial avec les enfants qu'il chérissait, Michael était forcément suspect ! enfermé dans le tiroir du sexe .

Alors un petit procès aux Etats-Unis, et beaucoup plus efficace que de jouer au Loto. il y a une chance sur deux de gagner et l'on gagne beaucoup plus gros .

C'est là que les parents Chandler et Arvizo très avisés,  ont eu l'idée de gagner de l'argent aux dépens de Michael Jackson. ils savaient très bien que personne n'a envie d'aduler un Peter Pan, mais que tout le monde adore détester un pédophile.

Seulement Michael a refusé de  payer , en fait il a toujours refusé de payer, y compris pour l'affaire chandler dans laquelle il a été mal conseillé , mais pour l'affaire Arvizo, afin de prouver au monde son innocence,  il a choisi courageusement d'affronter Tom Sneddon , dit  le "chien fou" .

 

La honte n'est pas toujours là où on s'obstine à la mettre.

 C'était odieux d'entretenir le scandale autout du chanteur et de prendre la pose qui en imposait face au méchant supposé pédophile , en usant diaboliquement de vices de procédures comme les modifications des dates de " ses preuves" ou par exemple avec le fameux magazine "érotique" présenté comme pièce à conviction, mais qui finalement n'était pas encore édité au moment des faits.

​​Sneddon,  était juste un excellent exemple de ce qui se passe concernant l'abus de charges publiques. quand quelqu'un d'autre (dans ce cas, Michael Jackson et bien d'autres apparemment) doit payer le prix de cet abus.

 Si les gens se réveillaient pour faire quelque chose contre  l'abus de pouvoir dans la fonction publique, ce serait une bonne chose, quel que soit le nom de la personne accusée. les  personnages qui abusent de leur pouvoir dans la fonction publique, par pure appartenance politique ou convictions personnelles devraient être arrêtées .

les impôts sont gaspillés, ils ruinent la vie des citoyens au lieu de lutter contre la criminalité réelle.

 

Le diable s'était habillé en Tom Sneddon, c'est vrai !  Il a fait preuve d'une déplorable pauvreté intellectuelle en même temps que d'une triste éthique.

Mais on doit néanmoins  reconnaître  que le système judiciaire américain avait été pionnier dans les affaires de pédophilie apparues au sein de l’Eglise Catholique, à la différence de nombreux autres pays….les vrais pédophiles ne manquent pas aux USA, comme en France et partout dans le monde. En France il leur suffit de trainer dans certaines quartiers, ou pour être plus tranquille d'aller à Casablaca. certains de nos ministres et de nos journalistes sont très bien placés pour le savoir.

 

LORS DE L’interview de Tom Mesereau sur la chaîne HLN, ce dernier à déclaré : 

 Bon, le temps a passé, vous savez, entre la fin du procès en 2005 et quand il a commencé ces répétitions. Je voudrais croire qu'il était dans un meilleur état physique, qu'il a eu une réconciliation émotive et qu'il s'est fait  aider pour vivre mieux sa vie.

Il savait que je me levais à 3h00 du matin, chaque jour pendant  les cinq mois du procès. Je me couchais à 19h30  ; Je me levais à 3h00. Il m'appelait à 3h00 ou à 4h00 et pleurerait souvent au sujet de ses enfants. Il était complètement dévasté à cause de cela.

Michael était un génie très sensible, créateur et bienfaisant. Il ne devait pas paraître dans ce tribunal où il a été terriblement mal traité pendant ce procès. Je suis sûr qu'il lui a fallu une longue période de récupération si jamais il a réussi à  récupérer.....

 

Au cours des siècles, l'histoire des peuples n'est qu'une leçon de mutuelle tolérance, si bien que le rêve final sera de les ramener tous à l'universelle fraternité, de les noyer tous dans une commune tendresse, pour les sauver tous le plus possible de la commune douleur. Et, de notre temps, se haïr et se mordre, parce qu'on n'a pas le crâne absolument construit de même, commence à être la plus monstrueuse des folies.
[ Émile Zola ]



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Publié le 10 Avril 2014

Sensation d’un style

Conception d’une sensation

 

Sources The King of Style

By Michael Bush

 

Michael Jackson a, de tous temps, préféré une pièce de sa garde-robe qui était une veste blanc-crème ornée de perles, et décorée de verrerie et d’écussons de cuivre, finement ajustés sur le revers. Le perles se voient comme si elles étaient actives, faites pour attirer l’attention, à la manière de soldats dans un carré, encore calmes dans la lumière.

 

 

Durant le temps ou nous avons accompli cette oeuvre, nous étions les créateurs exclusifs de Michael. Bien que d’autres nous aient appelés pour nous aider à rassembler quelques textiles et matériels nécessaires pour ses modèles, la création et la production de ses vêtements ont été un job à deux artistes : Dennis et moi.

C’est en 1984 que Michael s’est préparé en vue des Grammy’s Awards. Il m’a appelé en disant :

-Je veux que tu te renseignes sur ce que Madonna va porter ce soir là, je dois l’accompagner.

-Mais Michael, aucune femme ne divulguera sa tenue avant d’avoir foulé le tapis rouge des Oscars, alors pour les Grammys, il n’y a aucun moyen de se renseigner.

-Bush, je sais que tu peux faire ça pour moi

Et Clic, il a raccroché.

Dennis et moi nous sommes regardés l’un l’autre et immédiatement nous avons appelé quelqu’un à qui nous avions fait allusion entre nous sur ce que portait Madonna. Nous avons réussi à découvrir Bob Malachie qui était le créateur de cette star et nous avons eu l’information qu’elle porterait probablement une robe longue blanche avec des perles. Ce n’était pas grand-chose mais c’était mieux que rien.

Dennis a tracé deux vestes. Une traditionnelle sans bouton descendant jusqu’aux hanches et une de style militaire. Les deux avec des perles et gouttes de cristal. Avec une seule semaine devant nous, l’excitation était à son comble car les Grammys sont l’évènement de l’année. Pression là !

 

J’ai couru montrer les esquisses à Michael qui enregistrait en studio. Je les ai posées sur la table de mixage et il les a regardées et calmement a dit :

-Puis-je avoir les deux ?

-Ô My God ai-je pensé. Nous avons une semaine pour une, alors les deux !!! Mais j’ai répondu

-Sûr, Michael les deux !

 

C’était vraiment une des caractéristiques de Michael. En fait, nous ne lui avons révélé que très rarement ses tenues, la veille d’un évènement. Nous avons toujours fabriqué une paire d’ensembles qui étaient variés ou assortis parce que c’était mieux pour lui de décider ce qui marchait dans le moment. L’un des deux devait être le bon sur le feeling, l’instinct premier. Pour la nuit des oscars, J’ai déposé les deux vestes sur son lit. J’étais venu en premier pour l’habiller comme c’était mon job de le faire. Dennis était un artiste artisan et co-mécanicien du vêtement. Cependant, j’avais la charge de la garde-robe et de la chorégraphie costumée du Tour, qui déterminait l’entretien et la fonctionnalité de ces pièces ainsi que le glaçage des vêtements.

Michael visait la traditionnelle Dinner Coat (décorée de couverts en argent) mais il a choisi la veste longue pour accompagner Madonna. Puis il caressa la veste militaire.

-Mais celle-ci est mieux pour moi. Ce sera ma Grammys Coat, Bush. Je veux mettre celle là, toujours pour les Grammys.

 

Michael a porté sa Dinner Coat pour les Oscars et deux ans plus tard, quand il s’est présenté aux Awards avec sa sœur Janet, il portait la veste militaire en perles. Ce fut de tout temps sa veste favorite. 

 

La coupe de cette veste n’était pas unique. En fait, il s’agissait d’une silhouette militaire classique, courte à la taille, large aux épaules, avec une épaulette décorative qui attire l’œil sous la lumière. A la question, pourquoi cette veste était-elle sa favorite ? Une courte réponse s’impose : l’opulence.

Michael était fasciné par l’histoire militaire anglaise. Mais une de ses citations vient d’une source inattendue dans ce contexte : « c’est avec de tels colifichets qu’on emballe les hommes ». Napoléon a dit cela pour indiquer la signifiance des médailles avec lesquelles il récompensait ses soldats.

 

Lorsque nous avons fait le tour de l’Europe, Michael a fait son business des visites des châteaux et anciennes cités. Il était enthousiasmé par les portraits royaux dans les musées. Il les fixait tout du long des murs de Buckingham Palace, la Tour de Londres ou autre Maison du Parlement, absorbant tout. La brillance, le glamour, les médailles, les honneurs, les exubérantes galeries de portraits royaux et militaires. Michael était fasciné vraiment par tout ça. Pour ses costumes, Dennis et moi avons étudié les monarques d’Europe, ainsi que les histoires du continent, prenant particulièrement note d’un des plus notoires des rois : Henry VIII d’Angleterre.  Elles étaient là, les perles, sur les colliers, les gilets, les plastrons. Durant cette période de l’histoire, la royauté et les nobles étaient la seule population qui pouvait porter ce genre de joyaux, parce qu’ils étaient les seuls à en avoir les moyens. Les perles étaient vraiment réservées à une élite. Et cette opulence n’était pas seulement attachée à un fil. Elle était utilisée pour faire partie des encolures. Les perles royales étaient incrustées dans les vêtements.

 

Il y a une ironie ici, n’est-ce pas ? Parce qu’à sa manière, Michael a été reconnu comme Roi de la Pop. Mais je confirme c’est bien Elisabeth Taylor qui la première lui a décerné ce titre en public. Elle l’a présenté comme le King of Pop and Soul aux Américan music Awards en 1989 et la presse s’est jetée là-dessus.

 

Ensuite nous sommes arrivés à comprendre, Dennis et moi, que si nous mettions une couronne, un blason ou un chérubin à la bonne place, nous aurions vraisemblablement beaucoup avancé. Pour lui, c’était comme un hameçon. Le regard élargi, complètement emballé par un lion a double tête ou tel autre type de médaille, nous étions bluffés par l’effet. Michael murmurait

-Bush comment tu as connu ça ?

J’ai voulu répondre « Hello, j’ai cherché ça pour toi des tas de fois, pendant dix ans, mais j’ai juste dit :

-Nous savons que tu aimes.

Je pense que ça l’a rassuré. C’était facile de lui donner ce qu’on savait qu’il aimait et rester près de sa zone de confort en considérant le look et le ressenti de la mode. Une fois ou deux Michael a dit :

 

-Bush, j’ai besoin de changer pour jouer un court-métrage.

 

Alors nous avons essayé de le mettre à l’intérieur de quelqu’un d’autre que sa personne habituelle, comme si vous pouviez toujours réinventer Michael Jackson et reprendre à pile ou face sa silhouette préférée.

 

Traduction : Christiane ( Merci !) 

 

 

Michael Bush a travaillé 25 ans au service de Michael Jackson. 

Il est l’homme derrière les looks légendaires de Michael Jackson. Celui qui lui a dessiné ses vestes les plus iconiques et créé ses inoubliables pantalons, notamment pour les tournées «Bad»  «Dangerous» et history. 

 

" On faisait toujours tout en s’amusant. a-t-il confié lors d'une interview à Paris Match, en novembre 2012. "

 Il savait que plus il riait, moins les choses seraient pénibles pour lui. Rien de ce qu’il faisait n' était un travail pour lui, il s’amusait et n’avait donc pas besoin de lutter pour terminer ce qu’il avait à faire», se souvient Michael Bush. Pour l’homme aux 750 millions d’albums vendus, le plus important était en effet de prendre du bon temps, de profiter de chaque instant. L’un de ses dictons, d’après le designer ? «On ne peut travailler que si l'on rigole. Si on ne rigole pas, on rentre à la maison».

 

"POUR MOI, IL N’ÉTAIT PAS LE MICHAEL QUE LES FANS CONNAISSAIENT"

Son rire. Voilà ce que Michael Bush gardera à jamais en mémoire. Un rire reconnaissable entre mille. «Quand il riait, c’était quelque chose. Tout ce que nous avons fait pendant toutes ces années, c’est rire», a-t-il commenté. Parce que l’homme n’était pas seulement le costumier du chanteur, c’était avant tout son ami: «En fait, pour moi, je faisais juste des vêtements pour mon ami. Il n’était pas le Michael que les fans connaissaient». Présent presque tous les jours aux côtés du plus jeune garçon du clan Jackson, il «comprenait parfaitement ce dont MJ avait besoin». «Ce n’était pas difficile de le satisfaire. Nous étions si proches que je pouvais juste le regarder et je voyais ce qu’il aimait.»

C’est dans les années 1980 que Michael Bush a commencé à travailler pour le roi de la pop. Au départ, il n’était que son habilleur. Mais son talent lui a rapidement permis de gravir les échelons. «Quand j’ai commencé avec Michael, il avait des problèmes pour adapter ses tenues à la danse» raconte-t-il. Il fallait que ce problème soit résolu. Et donc Michael nous a demandé de régler ça, alors que nous étions ses habilleurs. Et quand on a réussi il était genre "wahou". On a commencé à travailler pour lui, et ça a duré pendant 25 ans».

 

IL EST ENTERRÉ AVEC SA VESTE PRÉFÉRÉE

Vingt-cinq années durant lesquelles il a dessiné, inventé, cousu, les costumes phares de la star. Et c’est dans la rue, en «voyageant à Londres et à Paris» que le styliste est allé puiser son inspiration. Les vestes militaires, rouges, noires argentées, les ceintures cloutées, ou ce fameux body doré porté sur un pantalon … c’est à lui qu'on les doit. Michael Bush n’a jamais fait une seule erreur, il avait l’entière confiance de son patron.

«Une fois, il voulait une veste particulière, et Dennis et moi lui avons dit que ça n’irait pas. Les pièces sur la veste étaient trop grosses, et cela n’aurait pas été fluide lorsqu’il danserait, confie-t-il. Mais il tenait vraiment à la mettre alors on lui a quand même dit de l’essayer. Et quand il l’a mise, il a vu que ça n’allait pas, il l’a alors enlevée et je pense que cela a fortifié notre relation. Michael a compris qu’on savait ce qu’on faisait et qu’il n’était pas question de ce qu’il voulait mais de ce qui était le mieux pour lui.» Et parmi toute son impressionnante collection de costumes, c’est un manteau blanc, porté lors de la cérémonie des Grammy Awards en 1993, que Michael Jackson préférait. «Quand je lui demandais lequel de ses costumes il préférait, il répondait "tous". Mais  je pense que la veste blanche ornée de perles était sa favorite».

Lorsqu’il est mort, Michael Bush a donc,  soi-disant,  recréé cette veste, «un peu améliorée». «Nous avions besoin de choisir quelque chose qu’il adorait pour qu’il puisse aller au paradis». 

 

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hélas, Un collaborateur de longue date, aussi doué soit-il n'est pas forcément un vrai ami.

Les faits ci-dessous portent un sérieux coup à la crédibilité de Michael lee Bush: 

En décembre 2012 - La vente aux enchères des costumes de Michael Jackson organisée par Michael Lee Bush et Julien’s Auctions crée la polémique.


L’ancien costumier du Roi de la Pop sortait d’une promo marathon dans plusieurs Hard Rock Cafés lorsqu’il a assisté à la vente aux enchères événementielle organisée le 2 décembre dernier à Beverly Hills. Les fans avaient déjà réservé un accueil timide au couturier de la star et  sa façon d’assurer la promo de son livre King of Style : chaque visiteur n’avait pas d’autre choix que d’acheter le fameux ouvrage avant d’avoir la chance d’admirer la petite dizaine d’objets présentés sur place.

La controverse a prit un autre tournant lorsque les fans ont découvert que des costumes et effets personnels emblématiques de MJ appartenant à  Bush faisaient partie des objets mis en vente. In extremis, le designer a réagi et a assuré via un communiqué que l’Estate allait récupérer les articles en question pour les valoriser comme il se doit.

Restait l’épineuse question des autographes. Nombreux sont celles et ceux qui ont remarqué que quelque chose clochait avec ses vêtements « signés par Michael Jackson ». Une grande partie de ces pièces portent le même style de signature. Et il faut bien avouer que ces autographes ne ressemblent pas a ceux signés par le Roi de la Pop au cours de sa vie (même si l’on prend en compte le fait que sa signature a naturellement évolué avec les années). Le trait semble différent. Pour avoir vu Michael Lee Bush signer son livre à des fans à Paris, je peux vous dire que son coup de crayon tend à se rapprocher de celui de MJ, comme une forme de mimétisme plus ou moins conscient. Autant de détails troublants qui laissent planer un lourd parfum de doute autour de cette drôle d’affaire.

Après la vente de ce  dimanche dernier, Julien’s Auctions a publié la liste des objets avec leurs prix de vente finaux . Le fan observateur aura vite remarqué une enchère assez déroutante. Il s’agit d’une silhouette de MJ dans son costume L.A. Gear. Produit par Bravado , cet article peut être exposé comme une belle P.L.V dans une chambre ou un bureau. Après enquête, je peux vous affirmer que ce « collector » a été réalisé par Bravado fin 2009. Au début de la même année, Bravado avait acquis les droits de merchandising relatifs aux concerts This It. Cette compagnie, associée à AEG (producteur de la tournée), a par la suite obtenu une dérogation pour concevoir et réaliser des produits dérivés génériques Michael Jackson (c’est à dire ne portant plus la griffe exclusive This Is It) suite a un accord conclu et validé devant la Cour de Los Angeles au mois d’août 2009 .

Mais il reste un carré de fans aveuglés par le charisme de Bush ou l’assise de Julien’s Auctions pour croire et dire que Michael Jackson avait approuvé un prototype de cette silhouette sous format papier. Là encore, cette hypothèse ne tient pas la route. Regardez bien les logos en bas de cette silhouette. Si elle avait été produite pour This Is It, elle aurait du porter les inscriptions et logos « Bravado », sous licence avec « AEG ». Or, ce sont ceux de « Bravado » et de « Triumph International » qui apparaissent clairement. Pour la petite histoire, Triumph International est la compagnie créée par Michael Jackson au début des années 80 pour la réalisation et la commercialisation des produits dérivés à son effigie à travers le monde. Depuis 2007, cette société n’était plus en activité et n’a été réouverte par le bureau de John Branca que le 14 août 2009, soit près de deux mois après le décès de Michael Jackson.

 

 

Ainsi, tous les produits dérivés conçus jusqu’à la disparition de Jackson sont estampillés This Is It. Ce la explique pourquoi de pseudos articles génériques comme un T-shirt au design Thriller « devait » (par obligation purement contractuelle) porter les inscriptions This Is It ou London 50. Face à tous ces éléments, impossible donc d’affirmer qu’un quelconque prototype de produit Bravado/Triumph International, comme cette silhouette dénuée de toute référence à This Is It, ait pu atterrir sous les yeux de MJ pour une éventuelle validation et /ou séance d’autographes improvisée. Sans oublier qu’à la date du 14 juin 2009, les responsables de Bravado n’avaient toujours pas réussi à joindre Michael Jackson pour lui faire valider les produits censés être vendus à l’entrée de l’O2 et sur le site web dédié pendant l’été.

 

 

Pour revenir sur cette énième vente aux enchères produite par Julien’s Auctions, rappelons aussi que Michael Jackson n’a jamais souhaité travailler avec cette entreprise. Fin 2008, son manager Dr Tohme avait organisé une première vente composée de près de 95% des effets personnels du chanteur. Un luxueux catalogue avait alors été produit et mis en vente sur internet. Jackson n’était pas au courant de ce projet, et lorsqu’il en a finalement entendu parler, il lui fut présenté comme une « exposition » organisée a Beverly Hills. En découvrant le pot aux roses, il a immédiatement voulu stopper cette vente  qu’il avait perçue comme un échec personnel (celui de voir sa vie bradée, vendue et dispersée à travers le monde…). Mais, sans grande surprise, les accords conclus par Tohme et AEG n’étaient pas en sa faveur. Pour récupérer ses biens, le Roi de la Pop devait dans un premier temps accepter et signer le contrat des 31 concerts a l’O2 de Londres (50 shows furent programmés au final). Il n’a pu engager une action en justice pour stopper cette vente aux enchères qu’une fois en route vers Londres pour annoncer son retour sur scène lors de la fameuse conférence de presse du 05 mars 2009 . Cet mission une fois accomplie, il a enfin pu porter l’affaire devant la justice  et obtenir gain de cause .Et au passage, Tohme, dans une probable tentative de garder le peu de confiance que Jackson pouvait lui accorder, avait même proféré des menaces physiques contre Darren Julien , le fondateur de Julien’s Auctions, si la vente n’était pas stoppée dans les meilleurs délais…

… Et depuis cette époque, pour une raison ou une autre, Julien’s Auctions a réussi à garder le monopole des enchères consacrées à Michael Jackson. L’Estate a préféré laisser les choses aller dans ce sens au lieu de conclure un accord avec un cabinet plus prestigieux et vierge de tout contentieux avec le Roi de la Pop comme Sotheby’s par exemple.

Rarement l’héritage d’un artiste n’a été si peu respecté en si peu de temps, notamment par « ses plus proches collaborateurs ». Et rarement le public n’a autant été privé de considération. A l’heure où ce cirque indécent ne cesse de continuer, toutes nos condoléances vont naturellement à tous les fans qui ont investi de l’argent dans ces objets a l’authenticité désormais plus que douteuse.

 

Source : MJDatabank - Richard Lecocq

 

cet épisode est aussi ahurissant que tous les autres ! 


 Michael Lee Bush  était le costumier de Michael Jackson, il lui était donc possible, de fabriquer autant de costumes qu'il le souhaitait, en les faisant passer pour authentiques. C'était une piètre tentative , de tromper le public et les fans.

Mais, Tout ces détails et les  doutes sur les autographes vendus aux enchères ont  fait que Michael Bush a été totalement décrédibilisé. 

 

Au final, cette histoire restera toujours dans les mémoires, une trahison envers Michael et envers tout le monde.

 

 

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Publié le 6 Avril 2014

Michael Jackson est l'artiste qui a révolutionné la musique et la mode dans la même foulée. Grâce à ses tubes imparables illustrés par des clips hyper pointus, il a su importer et imposer son style vestimentaire venu d'ailleurs.

 

Michael Jackson ce sont des chansons indémodables, des pas de danse aussi surprenant que le Moonwalk, et un style inimitable. Franck Sinatra avait son Borsalino, Audrey Hepburn ses ballerines Salvatore Ferragamo, Madonna son corset aux seins pointus… Chaque artiste possède sa signature stylistique, et Michael ne fait pas exception. Si le gant blanc semble être sa principale caractéristique, plusieurs de ses apparats rendent compte de son sens aigu de la mode.

Ainsi au début des années 80 il arbore pour la première fois des pantalons feu de plancher, laissant apercevoir ses chaussettes blanches. Une tendance qui soulignait subtilement son jeu de jambes durant ses danses. Des créateurs comme Dries Von Noten ou Ungaro le réhabilitent dans leurs défilés au printemps/été 2010.

 

Michael est le seul homme à avoir été directement copié par la mode féminine. 
 
 
Il a inspiré des défilés Cavalli, Balmain, Balangiaga, Margiela, Castelbajac, Alexander Wang, D&G... 

 

Ensuite, il y a le blouson de cuir à épaulettes. Un vêtement culte puisque représentatif de son plus grand succès musical: Thriller. Aujourd’hui encore, tout le monde cherche à chiner ce genre de pièce vintage dans les friperies, bien qu’on puisse en trouver des copies dans la grande distribution.

 

Michael Jackson, c’est aussi des lunettes. Indispensables pour se protéger des flashes des paparazzis. Mais elles contribuent également à compléter une panoplie composée de vestes à paillettes et autres gallons d’inspiration militaire. Blanches, rouges, noires, en sequins, en feutrine et agrémentées d’accessoires en tous genres, la veste c’est la marque de fabrique du roi de la pop dès les années 90.

Tout comme son fameux panama noir, un chapeau qu’il ne quitte quasiment jamais et qu’il mystifie avec des clips comme Smooth Criminal.

Et puis il y a le gant blanc, l’accessoire phare des tenues de Michael Jackson, sa touche personnelle à des looks savamment étudiés, tous plus spectaculaires les uns que les autres.

Michael Jackson, c'était un style donc, la star à laquelle on s'identifiait. On appréciait l'excellent danseur, le chanteur androgyne, véritable phénomène de société qui collectionnait les récompenses.

Un des rares à avoir fait des albums qui peuvent s'écouter d'une traite tant les tubes s'enchaînent...

Nous admirions et nous admirons toujours cet ultra-professionnalisme eh oui,  encore et encore.

 

Michael Jackson fut,  un héros noir alors même que déjà, en 1985, la polémique courait  sur les opérations de chirurgie esthétique.

 

 

Certaines stars cherchent à effacer les détails qui ne leur plaisent pas dans leur visage grâce à la chirurgie esthétique.C'est bien connu !

A chacune de leurs apparitions, les célébrités sont passées au peigne fin. Alors quand elles ont des complexes, beaucoup  n'hésitent pas à avoir recours à la chirurgie esthétique. Et lorsque l'on parle d'abus d'opérations chirurgicales, le premier nom qui vient à l'esprit est bien sûr toujours celui de Michael Jackson. !!  Comme si il était le seul au monde à avoir eu recours aux transformations de son visage ! Pourtant non, loin de là .

- L'interprète de 'Download' a complètement changé d'apparence quand celui qui a joué dans '9 semaines et demi' a seulement essayé d'effacer les cicatrices que la boxe lui a données.

- Donatella Versace et Joan Van Ark ont elles aussi abusé de la chirurgie.

- La créatrice fan de Michelle Obama et l'ancienne star de 'Côte Ouest' ne peuvent vraiment pas le cacher ! Si certaines célébrités ont encore un visage "normal", ce n'est pas le cas de toutes comme Jackie Stallone et Pete Burns.

- La mère de l'acteur Silvester Stallone a des lèvres véritablement énormes et a même admis ressembler à un Chipmunk.

- Pete Burns, lui, était le leader d'un groupe de rock britannique. Si ce dernier est devenu célèbre grâce à son look androgyne, il a abusé des opérations pour véritablement ressembler à une femme.

La chirurgie esthétique semble être un rituel des plus communs à Hollywood. 

 Actrices, chanteuses ou vedettes du petit écran, elles semblent toutes être passées par la case de la chirurgie esthétique. ​ Jane Fonda, Courtney Cox ou encore Demi Moore sont de grandes habituées. Nicole Kidman et Renee Zellweger affichent  des sourires forcés et des regards figés. Ces dernières en auraient donc carrément abusé. D’autres choisissent le bistouri pour faire disparaître leurs complexes et devenir "plus belles" qu’elles ne l’étaient. Ainsi, Lindsay Lohan a perdu son adorable petite bouille d’enfant et Megan Fox a changé de A à Z.

 

En France c’est exactement la même chose, les acteurs,  actrices,  chanteurs,  chanteuses se font tous refaire le portrait, aussi vais-je me contenter de désigner comme l’exemple le plus fou,  celui des  frères Bogdanov,  les jumeaux les plus célèbres de France Télévision, qui soutiennent n’avoir jamais eu recours à la chirurgie esthétique :

Voyons cela de plus près :

Avant : 

Après

Depuis les années 2000, les frères Bogdanoff suscitent la curiosité du fait du changement de la physionomie de leurs visages, Eux-mêmes revendiquent le fait d'avoir une « gueule d'extraterrestre .Interrogés à ce sujet par le présentateur de télévision Philippe Vandel qui leur demandait ce qu'ils avaient « fait à [leurs] têtes », les frères Bogdanoff ont répondu,  : « On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment ».

 

Je reviens à Michael :

Le 27 janvier 1984, Michael Jackson était victime d’un accident sur le tournage de la pub Pepsi : Bilan, une brûlure de 5 cm sur 12 cm au dessus de la tête, au 2ème et 3ème degré, qui nécessitera par la suite des opérations de chirurgie reconstructive.

 

Michael Jackson disait  être atteint du vitiligo depuis qu'il avait une vingtaine d'années. Les multiples rapports d'autopsie effectués lors de son décès confirment qu'il était bien atteint de cette maladie. En 1994, à la suite d'une plainte déposée par Michael Jackson contre un tabloïd qui affirmait qu'il s'était fait « blanchir » la peau, des experts en dermatologie sont mandatés pour l'examiner et concluent qu'il souffre effectivement du vitiligo. Le rapport est classé dans les archives de la Cour du comté de Santa Barbara…. !!!

 

Pour soigner le vitiligo, Nous dit Wikipedia : Le Traitement chirurgical est recommandé quand le traitement médical est inefficace et consiste en des transplantations de mélanocytes.

Cette transplantation peut se faire de plusieurs manières :

Greffe de peau ultra mince. Une surface identique à la surface à traiter doit être prélevée sur une partie du corps non touchée par la maladie ;

Micro greffe (punch graf en anglais). Plusieurs séances sont à prévoir, avec un risque de cicatrice ;

Culture de mélanocytes, préalablement prélevés sur un échantillon de peau puis cultivé en laboratoire. Cette technique est peu répandue car délicate et chère ;

Suspension fraîche de cellules épidermiques (kératinocytes et mélanocytes) préparée à partir d'un échantillon de peau mince. La surface traitée peut être plusieurs dizaine de fois la taille de l'échantillon prélevé.

Dans tous les cas la procédure est similaire :

Prélèvement de l'échantillon sur une zone saine ;

Retrait de la couche supérieure de l'épiderme sur la zone à traiter (dermabrasion mécanique ou laser) sous anesthésie locale en général ;

Application de la greffe ou de la suspension ;

Pansement pendant une semaine.

L'épiderme est reconstruit en une semaine mais les mélanocytes demandent 4 à 6 semaines pour produire de la mélanine qui restaurera la pigmentation.

Source : Wikipedia.

 

Michael Jackson était également atteint de lupus érythémateux disséminé. Diagnostiqué en 1986, et confirmé par son dermatologue, le Dr Arnold Klein, qui a présenté des documents légaux lors d'une audience devant les tribunaux.

 

Le lupus érythémateux disséminé est principalement une maladie auto-immune attaquant le tissu conjonctif du corps, présent dans tout l'organisme (peau, yeux, tendons, muscles, organes, etc). Des anticorps spécifiques de « molécules du soi » sont produits par le système immunitaire de l'individu malade.

De plus, un lupus chez un sujet à peau noire ou de sexe masculin est plus sévère.(source Wikipedia)

 

Alors, sommes-nous capables de nous mettre dans la peau de Michael Jackson ?  Imaginez-vous à   25 ans,  à  l’apogée de votre carrière planétaire, avec le vitiligo, le lupus, une large cicatrice sur la tête et une perte énorme de cheveux ! Qu’auriez-vous fait à sa place?   Vous vous seriez certainement fait traiter chirurgicalement comme Michael,  et pour finir vous auriez choisi la chirurgie esthétique afin de faire disparaitre les lésions. Comme lui vous auriez souvent eu des pansements sur le visage .

Au final Combien d'opérations de chirurgie esthétique, sans rapport avec ses maladies,  Michael Jackson a-t-il subi ?  beaucoup trop certainement, même s’il n’en a avoué que deux,  trois .. Michael avait la crainte obsédante d'être laid ! On peut facilement  le comprendre…encore une fois mettez vous à sa  place, il était un perfectionniste très critique envers lui-même.   Le vitiligo,  Cette maladie ni infectieuse, ni contagieuse,  n’est pas douloureuse, si ce n’est par la douleur morale et les répercussions psychologiques se rapportant à l’intégrité de la personne et à son aspect esthétique. Les peaux mates et noires sont plus touchées par l’effet de dyschromie et davantage atteintes visuellement.

  puis  imaginez le Roi de la Pop se montrant au public avec  des lésions cutanées dues au Lupus  !!  Avouez ! Tout ce qui lui arrivait était affreusement dur à accepter !   De quoi déclencher chez lui une tempête dévastatrice : La Dysmorphophobie. (La dysmorphophobie est l’expression d’un complexe physique excessif)  D’ailleurs Michael, pour cela non plus,  n’est pas un cas isolé, de plus en plus de personnes en souffrent.

 

Très sincèrement j'admire son courage et sa force quand je sais que personne n'aurait pu supporter ce qu'il a vécu.

 

De sa coupe afro des débuts style très 70's à sa rigueur des dernières années où il apparaissait souvent vêtu de noir et  masqué, Michael Jackson,  a,  malgré tous ses problèmes,  toujours su avoir une longueur d'avance.

 

A lui tout seul, il aura influencé bon nombres d’artistes, et Les looks de Michael Jackson ont inspiré la mode et les créateurs comme personne.

 

 

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Publié le 31 Mars 2014

 

Chanson extraite de l'album « Thriller » sortie en 1982.

 



« Human Nature » a été écrite par les types de Toto qui l'ont apporté à Quincy. Nous sommes tombés d'accord tous les deux : c'était la plus jolie mélodie qu'on ait entendue depuis longtemps. C'est encore plus beau qu’ " Africa " ; c'est une musique céleste. On m'a souvent demandé ce que signifiaient les paroles : « Pourquoi est-ce qu'il me fait ça...J'aime l'amour comme ça... ». Les gens croient toujours que les paroles qu'on chante nous ressemblent, et qu'elles ont un sens particulier pour nous, mais souvent, ce n'est pas vrai. Ce qui compte c'est d'émouvoir les gens, de les toucher. On peut le faire avec la mosaïque de la mélodie, des arrangements et des paroles, parfois le contenu des mots est purement intellectuel... ».

 

(Michael Jackson, Moonwalk, 1988.)

 

 


David Paich évoquera cette interprétation du Roi de la Pop dans le magazine "Vibrations" en 2009 :


« Les premières fois que je l'ai vu arriver, je me souviens comme j'étais frappé par le fait qu'il avait l'air d'un gamin totalement innocent. Il me faisait penser à un adolescent de quinze ans, par sa manière de parler et de se comporter. Mais il était très poli, très assuré et très intelligent. Je n'oublierai jamais quand je l'ai vu poser sa voix sur "Human Nature", à quel point il était professionnel et à quel point il était préparé. Michael se prépare beaucoup à la maison et, quand il vient au studio, il est prêt à faire les voix, non seulement les leads, mais aussi les harmonies et tout le reste. J'étais vraiment bluffé par son professionnalisme. Même si Steve Porcaro avait chanté quelques petits trucs de ce genre sur la démo, les improvisations que l'on entend sur "Human Nature" ont été faites par Michael.
Michael est très bon pour inventer des choses comme ça. Il est vraiment unique pour les improvisations ».

 

Steve Porcaro, le claviériste du groupe Toto qui  avait contribué à l'album Off The Wall en jouant sur It's The Falling In Love et Girlfriend, souhaitait  faire partie de cette nouvelle aventure. Il composa cette démo brute et la fit passer a Quincy Jones qui malgré une démo assez pauvre sentait qu'il y avait du potentiel. Quincy était conquis et souhaita que le travail soit approfondi déclarant que cette démo était sur la bonne voie. Steve Porcaro, dira : J’avais écrit la chanson pour ma fille HEATHER, quelque chose s’était passé à l’école et cela m’a inspiré,  mais comme la plupart de mes chansons, elle était restée inachevée.

 

 

 

John Bettis, célèbre parolier, fut invité à apporter sa contribution tandis que Steve Porcaro allait être épaulé pour les arrangements. Il demanda un coup de main pour ce travail aux deux autres compositeurs habituels de Toto. Le pianiste David Paich compositeur de Hold The Line et Steve Lukather , le guitariste qui venait de composer I Won't Hold You Back . Il faut dire que cette formation venait de terminer leur album IV, un disque qui remportera quatre Grammy's Awards, avec des tubes comme Rosanna ou Africa...Ils avaient donc le vent en poupe.
 


« Dans mon propre ressenti, « Human Nature » a un côté paradisiaque ! 
Lorsque Michael  pose sa voix, elle est le prolongement naturel de ce son qui vient d'une autre galaxie. Son interprétation est si pure qu'elle ne m'a jamais parue aussi angélique. Ce titre est vraiment magique, et j'y ressens la rencontre artistique entre une voix particulière et ces virtuoses musicaux d'une grande technicité. Lorsque MJ monte dans les aigus, on ne peut être insensible à cette prouesse. Les paroles vides de sens reflètent le ton de la chanson, et nous sommes comme envoûtés et n'avons plus les pieds sur terre.
Nous nous mettons à rêver, saisis par ces notes et ces mots s'accordant par eux-mêmes, leur définition n'ayant plus aucune importance. Lors du final, la voix de MJ monte et les synthés l'accompagnent comme s'ils s'élevaient ensemble dans les airs.

 

 

Human nature reste ma chanson préférée (impossible de se défaire de mes premières amours),  lorsque je l’écoute….. je m’envole …♪♫♪♫ Why, why, tell 'em that it's human nature Why, why, does he do me that way, If they say,  Why, why, tell 'em that it's human nature, Why, why, does he do me that way…♪♫♪♫…

 

 

Mais faisons ici une parenthèse : Qu’est-ce que la nature humaine ?

 

A mon avis, L’homme n’a pas de nature, il a une condition et une histoire, une histoire individuelle qui prend place dans une histoire collective.  Sommes-nous réellement libres ? Personne n’agit par lui même et ceux qui le font sont rejetés de nos systèmes sociaux. Nous sommes tous aliénés aux autres, puisque notre existence est entièrement régie par eux.  C’était ainsi pour Michael,  mais il en est de même pour chacun de nous, dans une autre dimension bien entendu.

 

Mais surtout, je voudrais dire qu’un artiste est conscient non seulement du monde extérieur, non seulement de lui-même, non seulement des autres ; l'artiste est conscient, d'une manière incompréhensible, de la réalité. Pas dans le sens d'être conscient du concept ou de le connaître, mais dans le sens où il est profondément, et d'une manière résonnante, sensible à la signification et au mystère de l'existence même. C'est cela qu'il sent, le mystère de l'existence.

 

Et puis, l'artiste est créatif. Cela est évident,  il est créatif dans le sens où il produit de nouvelles valeurs, des valeurs qui n'existaient pas auparavant ou qui n'étaient pas connues ou n'avaient pas été perçues auparavant.

 

De plus, l'artiste a une véritable individualité :  L'artiste est individualiste ou au moins est un individu dans le sens non pas négatif mais positif du terme : c'est une personne indépendante et autonome. Le véritable artiste n'hésite jamais à suivre son propre chemin, n'hésite pas à être lui-même. Nous pouvons dire en fait qu'il est de notoriété publique que l'artiste, aujourd'hui comme il y a longtemps, marche sur son propre chemin, qu'il est lui-même, ou fait l'effort de l'être. Nous voyons souvent l'artiste se moquer des conventions et refuser de se conformer, refusant de faire juste partie de la masse. En faisant cela, il n'est pas excentrique. Il n'est pas pervers ou difficile. Il essaye simplement de mener sa propre vie et d'être lui-même.

 

Et puis, bien sûr, et ce n'est pas étonnant, l'artiste est seul, vous ne trouverez pas beaucoup de compagnons dans cette sorte de vie. Comme tous les hommes nouveaux, l'artiste aussi est isolé de la masse à cause de sa faculté de perception accrue, à cause de son individualité plus marquée et même à cause de sa plus grande productivité. Très souvent, l'homme ordinaire ne peut absolument pas comprendre pourquoi l'artiste se donne autant de mal avec des mots, des sons. Mais pour l'artiste, ou le créateur, toutes ces choses sont de première importance. Et nous pouvons dire que l'artiste sent souvent plus sa solitude que ne le sent le génie religieux ou le mystique et qu'il occupe une sorte de position intermédiaire, à mi-chemin en quelque sorte, dans l'évolution supérieure de l'homme.

 

Enfin,  le vrai artiste est impopulaire, ou plutôt n'a pas la cote (sauf auprès de ses fans, bien entendu). Très souvent, l'artiste est en avance sur son temps, en avance même sur ses collègues artistes comparativement plus ordinaires. Et parfois même, le reste de l'humanité prend des siècles pour le rattraper. Dans de nombreux cas, elle est encore en train d'essayer de  rattraper Michael.. Très souvent nous trouvons l'artiste, le grand créateur, condamné par sa génération puis acclamé par les générations suivantes. C'est comme si dans la pensée populaire le bon artiste était l'artiste mort !! Tout ceci est tellement connu que je ne trouve pas nécessaire d’insister. Mais j'espère en avoir dit assez pour démontrer que l'artiste qu’était Michael Jackson partageait dans une grande mesure les caractéristiques de l'homme nouveau, et que le grand artiste, le véritable artiste, est en fait l'homme nouveau et participe comme tel à l'évolution supérieure de l'humanité.  Merci L’artiste, merci Michael Jackson.

 

 

Comme vous êtes arrivés au bas de la page, vous avez bien mérité  cette vidéo en live d’Human Nature ..Un régal des yeux et des oreilles.

 

 

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Publié le 28 Mars 2014

..Vous avez sûrement constaté que mon blog a beaucoup changé. Je suis passée "par obligation"  à la nouvelle version d'Overblog et cela demande un certain temps d'adaptation puisque désormais l'administration est devenue une vraie  usine à gaz ! 
 
J'ai réussi à rétablir certaines options disparues, mais hélas pas toutes,  et  je pense avoir retrouvé pratiquement la même présentation pour mes articles. ...cependant je dois vous dire que cette nouvelle plateforme mérite un ZERO, je ne décolère pas ...  !
 
 Soyez patients !  Merci de continuer à me suivre.
 
Elisabeth.

 

 

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Rédigé par motspourtous

Publié le 25 Mars 2014

 

 

A l’exception de quelques Cruella comme la duchesse de Windsor, toutes les princesses, vouées à l’aide sociale, à l’enfance malheureuse et à la charité publique, sont des princesses du peuple. En revanche l’originalité de DIANA est d’avoir été un sujet de prédilection pour la presse à sensations, les médias privés et les nouvelles technologies, en un mot, la « culture people ». La princesse du peuple aura surtout été une princesse du people.

Depuis, tous les princes sont devenus « people ». L’évolution est logique. Pour les médias de masse, ils représentent un véritable fonds de commerce. Les 2 mariages du siècle de l’année 2011 ,  2 milliards de spectateurs pour Londres, 100 millions pour Monaco, selon le site Mediascope, auxquels il faut ajouter ceux des chaînes thématiques, des sites et des blogs spécialisés ainsi que les lecteurs des magazines de détente, qui, chaque semaine, tirent à 3 millions, pour ne citer que la France.

 

N’oublions pas non plus les ouvrages grand public. Un des rares spots publicitaires qui ait été tourné pour promouvoir un livre concernait les Confessions royales de l’ancien majordome de la princesse DIANA, considéré par Michael Lafon comme un best-seller en puissance.

 

Pour s’en tenir à l’année 2010, les quatre livres consacrés à la cour de Belgique, dont une récente biographie de la pieuse Fabiola. ont fait un tabac, comme L’enquête de Jose Maria Zavala sur le patrimoine des Bourbons, le livre révélation sur les turpitudes du roi de Suède, une vie très béni-oui-oui d’Albert de Monaco, une enquête bâclée sur Kate Middleton et un témoignage racoleur sur le harem de Brunei, tous ont été des best-sellers.

 

La comédie monarchique est à la culture people ce que la comédie humaine représentait pour Balzac : un matériau inépuisable. Côté cour : La jeunesse, l’amour et la joie de vivre ; côté jardin : le drame, la tragédie et la mort.

 

Les familles royales déclinent tous les archétypes du bonheur convenu : Le prince charmant et sa bergère, William et Kate version recto, Viktoria et Daniel en mode verso ; le couple épanoui et comblé d’enfants, Philippe et Mathilde de Belgique ou les Luxembourg ;  la vieillesse heureuse, grande spécialité des Windsor « Queen Mum » qui a tenu ce rôle cinquante ans durant, l’a légué à sa fille en mourant.

 

Pour les amateurs d’exotisme, il y a aussi les émirs arabes avec leurs longues tenues blanches, les princes asiatiques aussi chamarrés qu’impénétrables...

 

Mais la monarchie est un mélodrame. Aux événements heureux, naissance, mariage et couronnement, les tragédies de la vie sonnent en contrepoint. Les rois perdent leurs illusions, courent le guilledou, comme le roi de Suède, habitué aux boites de strip-tease ou courtisant une chanteuse, et s’abîment dans des divorces sordides, comme Charles et Diana ou Fouad II d’Egypte qui s’acharne à ruiner son ancienne épouse.

 

Les rois perdent leur trône et noient leur chagrin dans l’alcool, comme Edward VIII, le régent Charles de Belgique, dépouillé par des escrocs. Ils perdent aussi la vie. Certains avec dignité comme Wenzel de Liechtenstein ou Alireza Pahlavi qui ont mis fin à leur jour. D’autres moins, comme Juliana des Pays-Bas, victime de la maladie d’Alzheimer, ou Fahd d’Arabie, pratiquement comateux pendant dix ans.

 

Et il y a aussi des drames. En mars 1975, Fayçal d’Arabie fut assassiné par son neveu, Faisal  Ben Mousaid. Peu équilibré, déstabilisé par un long séjour « psychotropique » en Californie, le prince fut décapité publiquement. On rappelle aussi qu’en juin 2001, Dipendra, le prince héritier du Népal, aurait, dans un moment de folie, abattu son père, le débonnaire Birenda, sa mère,  l’avide et arriviste Aiswarya, et tout le reste de sa famille. (Source : la libre Belgique, 2 juin 2001). Plongé dans un coma irréversible après avoir tenté de se suicider, le prince ne fut pas jugé. Il fut même proclamé roi trois jours durant, avant d’être remplacé par son oncle Gyanendra, pourtant suspecté d’avoir commandité toute l’affaire. La monarchie est shakespearienne.

 

Jadis, les rois s’en tenaient aux sociétés aristocratiques, quitte à élargir le cercle à quelques nouveaux venus en les anoblissant. Ils frayent aujourd’hui avec tout le monde. Deux des petits-enfants de la reine Elizabeth ne portent même pas de titre. Cela tombe bien : la culture people est snob, c'est-à-dire, au sens étymologique du terme, sans noblesse. Seule compte la notoriété, quelle qu’en soit l’origine.

 

A se lier avec les milliardaires, les artistes et les sportifs, les princes ne dérogent pas, ils élargissent leur audience.

 

Qui connaîtrait le prince Wenceslas de Liechtenstein, surnommé « Vince the Prince », ou Philibert de Savoie, dit le prince de Venise, s’il ne courtisait avec succès actrices et modèles célèbres ?

 

Parlerait-on du Brunei ou du Bahreïn si, contre monnaie sonnante et trébuchante, ses princes n’avaient réussi à y inviter MICHAEL JACKSON ? En 2005, Michael aurait reçu 5 millions du prince héritier de Bahreïn qui le traina ensuite devant les tribunaux pour rupture de contrat....

 

C’est Grace kelly qui a donné le ton !. Dépitée que son mariage soit boudé par les familles régnantes qui n’y déléguèrent que des consuls ou des secrétaires d’état, elle se rattrapa avec Hollywood. Désormais, pas de soirée princière réussie sans y associer le monde du spectacle.

 

A leur mariage, William et kate se seraient félicités de la présence d’Elton John, de David Beckham, de Guy Ritchie etc…Quant à la « fête de l’année », donnée en juillet 2009 par Azim de Brunei, 27 ans, elle fut un succès puisqu’il parvint à s’offrir JANET JACKSON, Mariah Carey et, plus curieusement Faye Dunaway, Joan Collins, Ursula Andress et Sophia Loren. Il lui en aurait coûté 80 000 euros rien qu’en fleurs.

 

 

Lors d’une fête organisée pour le 25ème anniversaire du prince Azim du Brunei dans un château  en banlieue de Londres, l’acteur Paul Aaron rencontre Michael Jackson.

 

  
 

Voici le témoignage de Aaron :

" Le Prince Azim était assis sur le canapé avec Michael et moi. Nous avions une longue et franche conversation sur la famille, l’éducation, et je me souviens que Michael avait passé son bras sur mes épaules se rapprochant de moi et m’a dit : Tu sais, que tu aies eu une enfance cruelle ou pas,  l’important c’est le Pardon. Lorsque tu réalises cela, tout devient clair, bien".
J’ai répondu : « Je suis comme toi Michael, et tu as absolument raison. Je lui ai demandé : Tu veux un verre avec moi ? » Il a répondu « Oui, bien sûr ! ». Et nous l’avons fait.

A 34 ans, Paul avait été invité par un ami à l’accompagner à la fête et lorsqu’il a rencontré le Prince Azim, une complicité est née très vite entre eux. Il raconte au magazine Details que lorsqu’ils sont arrivés sur place, ils se sont amusés avec le prince et des princesses à courir après les moutons qui paissaient autour du château.


A cette époque, Paul Aaron n’est pas encore un acteur connu. Après la course aux animaux, ils se retrouvent dans la bibliothèque où Michael bavardait avec le Prince .

 

source : Vanity Fair.

 

 

Si la royauté fait vendre du people, le people sert aussi à la royauté. Les médias de masse sont autant d’instruments de propagande. Les princes y cultivent une image de simplicité, de normalité et de bonhomie qui, sans être toujours conforme à la réalité, milite en faveur du régime monarchique et de l’idéologie qui le sous-tend.

 

En septembre 2010, une compagnie chinoise de sous-vêtements a lancé une publicité représentant DIANA en petite tenue, jouant du violoncelle, un diadème dans les cheveux. « Goutez au raffinement de la couronne britannique. Lingerie DIANA ».

 

Les Middleton, eux, sont furieux. Comme ils ne s’y sont pas pris assez tôt, le nom de leur fille a été préempté par 40 sites dont l’un loue des villas en Espagne et l’autre propose des rendez-vous Lesbiens. Mauvaise publicité ? Peut-être, mais publicité quand même. Mohammed VI ne s’est affecté que pour la forme des reportages où, allusion à son goût pour les sports nautiques, on le surnomme « Sa MajetSki » Lui qui cherchait à relancer le tourisme dans le nord du Maroc, son objectif est atteint.

 

 

Les princes ont donc tout intérêt à s’entendre avec les médias people. Exclusivité contre confidentialité, tels sont les termes du marché.

 

 

Albert de Monaco et sa nouvelle épouse feraient chambre à part ?  Stéphane Bern vole à leur secours : «  on a tendance à interpréter un peu trop ! » déclare-t-il un peu partout. Moins lié aux têtes couronnées, un autre commentateur aurait sans doute été plus mordant.

 

Mais ne manipule pas les médias qui veut. Au lieu de reconnaître que son père avait adhéré au parti nazi, la reine de Suède prétendit qu’il l’avait fait par conformisme. Les médias ne tardèrent pas à découvrir qu’en fait, il était un fanatique. Soucieuse d’apparaître plus humaine, Mary de Danemark se mit un jour à pleurer à la télévision au souvenir de sa grand-mère. Il ne fallut pas longtemps aux paparazzis Danois pour découvrir qu’elle venait pourtant d’en jeter toutes les lettres à la poubelle. (Suède : The télégraph, 1er décembre2010 ; Danemark : urban dictionary, rubrique Mary Donaldsen)

 

L’entente n’est pas toujours cordiale. Princes et people sont parfois en guerre. La princesse DIANA en est la plus célèbre des victimes collatérales. Dans les monarchies autoritaires, le combat est inégal. Le délit de lèse-majesté muselle toute opposition.

 

A présent les princes ont davantage recours aux mesures qui protègent la vie privée. Etant donné les dommages-intérêts obtenus, l’arme est efficace. En 2005 par exemple, les Grimaldi ont soutiré 525 503 euros à la presse people. En janvier 2011, la justice allemande a condamné le groupe de presse allemand Klambt Verlag à verser 378 000 euros à la princesse Madeleine de Suède pour avoir publié 86 articles mensongers à son sujet, rapportant des idylles imaginaires ou des grossesses fictives. Cette amende record, la plus élevée jamais prononcée en Allemagne, devrait calmer les excès.

 

 Mais à terme qui sortira vainqueur ? Il n’est pas sur que ce soit la royauté.

 

 La monarchie est en crise. L'argent facile l'a contaminée, la crise actuelle a aggravé le mal. Des trônes vont trembler sur leurs bases. Combien de temps pourront-ils résister ? 

 

 

"Pour grands que soient les princes, les rois, les reines,  ils sont ce que nous sommes", dirait Corneille :

" Pas toujours charmants.! "

 

 

 
L’intérêt pour les grandes stars est  l’occasion d’un appel à la consommation tous azimuts. Toute célébrité est un panneau publicitaire potentiel : 
 
 

Le Roi de la Pop,  reste donc le roi des convoitises. Près de cinq ans après la disparition de Michael Jackson, la saga a connu un énième épisode rocambolesque avec l'apparition d'un nouveau fils caché. Le 7 mars 2014,  le site people américain TMZ, qui avait révélé la mort de la star en juin 2009, annonçait que le chanteur Brandon Howard, 31 ans, était à 99,9 % le fils biologique de Michael Jackson, tests ADN à l'appui.



Inconnu en France, B. Howard, producteur reconnu aux Etats-Unis mais chanteur de r'n'b de seconde zone, présente, il est vrai, une ressemblance troublante avec Michael Jackson, qu'il cultive dans son chant, ses pas de danse et son look. Il est le fils de la chanteuse gospel Miki Howard, qui était managée au début des années 1980 par le père de Michael Jackson, Joe. Surnommée Billy, la légende dit qu'elle aurait inspiré la chanson « Billie Jean » en 1982.

 

De là à imaginer que Miki Howard et la star, alors âgée de 24 ans, auraient eu cette année-là une relation amoureuse... Brandon Howard n'a pas lancé cette rumeur. C'est Alki David, le patron de la webtélé américaine FilmOn.com qui a assuré avoir les preuves de cette paternité,  dans le cadre d'un documentaire qu'il menait sur le jeune homme, il lui a prélevé de la salive et assure l'avoir fait comparer à l'ADN trouvé sur une dent de Michael Jackson, achetée lors d'une vente aux enchères à un dentiste de Beverly Hills... Lors d'une conférence de presse, il a fait lire à un homme présenté comme un médecin deux documents émanant de deux laboratoires, l'un dans l'Utah, l'autre en Irlande, qui stipuleraient que la paternité était avérée à 99,9 %.

 

Howard Weitzman, qui gère le patrimoine de Michael Jackson, a aussitôt réagi. « Je pense qu'il s'agit d'une tentative de fraude. Je n'ai jamais entendu parler de ce garçon : B. Howard. Aujourd'hui, il est trop tard pour réclamer sa paternité. Mais, à ma connaissance, il n'a jamais réclamé quoi que ce soit. »

 

Se retrouvant mêlé malgré lui à une polémique devenue planétaire en quelques heures, Brandon Howard a posté,  sur Facebook une courte vidéo en forme de mise au point. S'il ne nie pas avoir fait des tests ADN et dit de manière assez énigmatique que « les résultats sont ce qu'ils sont », il assure qu'ils n'ont rien à voir avec cette histoire. « Je n'ai jamais prétendu être le fils de Michael Jackson, insiste-t-il. Je ne cours après aucun héritage, je gagne mon argent moi-même. »

 

 La confusion est devenue totale. Le site TMZ a lui-même fini par douter de son propre scoop, en assurant que le document des tests ADN présenté lors de la conférence de presse était en fait un faux grossier. Et le « New York Daily News » a lancé sur son site une nouvelle piste : Brandon Howard ne serait pas le fils de Michael Jackson mais... du père de ce dernier, Joe. Cette fois, c'est dans la chanson « Billie Jean » que se trouverait la clé du mystère. Lorsque Michael Jackson chante : « The kid is not my son » (« le garçon n'est pas mon fils »).

Joe Jackson, 84 ans, n'a pas encore donné suite à ce nouveau rebondissement.

 

 

Quelle fiction encore ! 

 

 

Tous les six mois, les tabloïds lui trouvent une fille ou un  fils cachés  tout en affirmant que Michael était soit asexué, soit homosexuel, soit bisexuel, soit zoophile ou pédophile et même qu’il aurait  voulu changer de sexe !  de quoi se moquer tout de même de leur incohérence et de leur vide intérieur  entretenu par l'absence de réflexion. !

 

La presse people critiquée, méprisée, souvent condamnée, n'a pourtant jamais été aussi lue ! Leurs tirages sont énormes et ne connaissent pas la crise, puisque les tabloïds répondent à une forte demande du public, sans quoi ils  n'exiserait pas.

 

Le «journalisme» people ne se contente pas d’être diablement populaire: son coût de revient est très peu élevé. Et pour beaucoup, l’humiliation publique demeure un «business model».....Presse people je vous hais ! 

 

 

 

 

« La presse est un élément jadis ignoré, une force jadis inconnue […] ; c’est la parole à l’état de foudre ; c’est l’électricité sociale […] Plus vous prétendez la comprimer, plus l’explosion sera violente. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle. »
François-René de Chateaubriand (1768-1848)

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Publié le 21 Mars 2014

 

 

 - NEW YORK (Via Intent.com) –http://www.heralddeparis.com/michael-jackson-wanted-to-help-laura-ling-euna-lee/43163

Par Gotham Chopra (né Gautama Chopra, le 23 Février 1975)  auteur américain.  Né à Boston, Massachusetts,  fils de Deepak Chopra.

 

 LE 7 JUILLET 2009

 

 

 

 La dernière fois que j'ai parlé à mon ami Michael Jackson c’était il y a environ un mois, trois semaines avant sa mort choquante. Il m'avait appelé tard dans la nuit pour me poser des questions sur une amie proche dont on parlait dans les nouvelles.

 Laura Ling, une ancienne collègue et amie, était  détenue à l'origine par des gardes nord-coréens à la frontière avec sa collègue Euna Lee, depuis le 17 Mars. Depuis, elles avaient été emprisonnées, et n’avaient que  très peu de contacts avec leurs familles ou des fonctionnaires de l'Ouest.  Elles ont enduré un procès secret au cours duquel elles ont été condamnées à douze ans de travaux forcés. En ce moment, on ne sait pas où Laura et Euna sont - si elles résident dans une maison d'hôtes du gouvernement où dans un hôpital (en raison de problèmes médicaux pour les deux), ou si elles ont été déplacées dans les camps nord-coréens dans lesquels beaucoup ne survivent pas.

 

Michael avait lu quelques-uns des détails concernant Laura et la situation difficile d’Euna.

 

Comme  souvent Michael  lisait les  événements mondiaux  - de la famine en Afrique aux victimes de catastrophes naturelles dans les pays lointains, aux orphelins engendrés par les guerres - il se sentait en profond sentiment d'empathie pour Laura et Euna. Quand je lui ai dit qu’Euna avait une fille de quatre ans, il était encore plus angoissé.

 

Il m'a demandé si j’avais eu un  contact avec Laura. Je lui ai répondu que je lui avais écrit quelques lettres et qu’elle m'avait assuré qu'elles obtiendraient grâce. En dehors de cela, sa famille avait seulement entendu parler d'elle à deux reprises - de brefs appels téléphoniques surveillés - dans les  trois mois, elles avaient été emprisonnées. Quand je le lui ai dit cela, Michael a fait une pause.

 

 

«Penses-tu,» dit-il en hésitant, "que le chef de la Corée du Nord pourrait être fan de Moi ?»

Je ne savais pas vraiment comment réagir. Peu connaissent quelque chose au sujet de l'ermite Kim Jong Il ou ce «  Cher dirigeant», comme il est appelé dans la République populaire démocratique de Corée. Au fil des années, il a été allégué qu'il avait une amitié pour Hollywood, certaines stars de la NBA, Elvis. Pourtant, je n'avais jamais entendu parler de tout lien entre Michael Jackson et Kim Jong Il.

 

Michael me dit : j’ai vu des photos sur Internet de ce Cher Leader. Il porte des vestes comme les miennes.

 

Je ne pouvais pas m'empêcher de rire un peu. C'est vrai. Michael a toujours eu une fascination pour les vestes militaires, comme les types avec des marqueurs et des insignes sur les cols et les épaules. Si vous recherchez en ligne, vous pourrez en effet trouver beaucoup d'images de Michael et Kim Jong Il, parés de même et dans des tenues analogues.

 

"Je ne sais pas vraiment," ai-je répondu à Michael. "Mais je peux essayer de trouver."

 

Michael a répondu sans hésitation, "S'il te plaît,"  «parce que  s’il est un fan, je pourrais peut-être t’aider à obtenir que ces filles rentrent à la maison. »

 

J'ai expliqué à Michael qu'il y avait de  grandes raisons géopolitiques concernées, des programmes nucléaires, une nouvelle administration, qu’en essayant d'affirmer sa stratégie de politique étrangère (Obama), et un autre dans NK,   étaient éventuellement passés par une sorte de transfert de pouvoir.

 

 

"Ouais," dit Michael nostalgique, "mais si quelqu'un veut faire quelque chose de bien, ils ne peuvent tout simplement pas intervenir. Ils ne vont  pas vraiment  s'inquiéter de tout cela comme d'autres choses ".

 

 

Et c'était vraiment la fin de cette conversation. J'ai tenu ma promesse et j'ai essayé de voir si je pouvais trouver un lien entre MJ et KJ-iI, mais malheureusement je n'ai pas pu. Avant que je sois en mesure de recontacter Michael, les nouvelles concernant sa disparition tragique ont  éclatées. Les hommages et commémorations ont commencés sérieusement et n'ont pas cessé.

Puis l'ironie m'est apparue,  la lointaine possibilité apparemment impossible: il n'y avait  vraiment qu'une seule personne dans le monde d'aujourd'hui qui pourrait rendre un hommage qui a tout son sens à Michael Jackson. En effet, si Kim Jong Il n’a jamais été un fan de Michael Jackson, n’a jamais eu le souffle coupé par les moonwalk de Michael, souri en regardant et en écoutant Thriller, fredonné les Jackson Five ou l'un des airs de Michael, son pardon à Laura Ling et Euna Lee en les  renvoyant chez elles, en les rendant  à leur familles serait un profond acte de compassion, un véritable hommage à un homme dont la mort a laissé le monde entier dans le deuil.

 

 Quelle meilleure façon pour lui-même et sa propre image en conflit,  que pour Kim Jong-Il  de réinventer et d’envoyer un message d'espoir, de pardon et d'empathie comme une commémoration pour la plus grande icône de notre temps. C'est un acte qui serait historique, couvert par tous les organes de presse dans le monde, et  immortalisé dans les annales du temps.

 

Hélas, peut-être que je suis naïf d'avoir de tels espoirs dramatiques pour mon amie et sa  collègue, en  pensant que les dirigeants des nations peuvent être influencés par les dernières volontés d’un grand artiste. Ou ... peut-être pas. Pour moi, la mémoire de Michael restera  toujours en tant que grand ami et  mentor. Pour beaucoup dans le monde, il restera  un artiste musical emblématique et brillant. Ne serait-ce pas énorme si  Kim Jong II lui rendait  hommage - post-mortem - comme un grand humaniste ?

 

 

(Kim Jong-il ,  est mort le 17 décembre 2011.)

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Rédigé par motspourtous

Publié le 21 Mars 2014

Martin Bashir et Uri Geller ont joué un rôle indéniable dans la descente aux enfers de Michael Jackson.

 

 

 

 

Tous les fans connaissent ce qui va suivre, mais hélas, toujours pas le grand public !

 

A force de lire presque partout que Michael Jackson était coupable de pédophilie, certains ont fini par y croire fermement puisque les journaux l’ont dit et le disent encore ! Mais il ne vient pas à l’esprit des gens que les médias cherchent simplement des articles vendeurs, croustillants et accrocheurs pour gagner de l’argent.

 

Or ce qu’aimait avant tout  Michael Jackson, c’était les enfants et les animaux. Nerverland était leur royaume et le sien. Il voulait  vivre avec eux, loin du monde violent des adultes que son succès lui rendait d’ailleurs intenable.

 

Que demandons-nous, nous,  à nos petites idoles (enfants, chiens, chats…) d’incarner au juste ? Si ce n’est de l’amour et  de la tendresse !  C’est ce que recherchait comme nous tous, Michael Jackson.

 

Quel fabuleux miroir  aussi pour nos sociétés que ce Michael Jackson qui, jusqu’à son dernier souffle, a protégé  les siens de tout regard profane, en leur recouvrant systématiquement le visage à chaque sortie publique !

 

Et quel paradoxe que cette performance ! L’objet médiatique le plus convoité du monde opposant aux paparazzis une résistance exemplaire concernant ses propres enfants !

 

 

-=-=-=-=-

 

 

Après la mort de Michael Jackson, Bashir a avoué plus tard dans une déclaration publique "Quand j'ai fait le documentaire, il y avait un passage qui contenait une controverse au sujet de sa relation avec les jeunes. Mais la vérité est qu'il n'a jamais été reconnu coupable d'aucun crime, et je n'ai jamais vu aucun acte répréhensible moi-même."

 

 

 En vérité,  le documentaire  du tabloïd Bashir  a alimenté le feu contre Michael et  a donné  le signal que le procureur Sneddon  attendait depuis des années.  Ce dernier  lança une chasse aux sorcières insidieuse contre  un pédophile à Neverland.  Un pédophile qui était tout aussi inexistant que Peter Pan.

 

Martin Bashir, avec ses accusations voilées et ses  prétendues préoccupations pour les enfants auprès de Michael Jackson, a jeté la goutte d'eau qui a fait déborder le vase,  faisant dévaler Michael Jackson dans un procès humiliant qui lui  a finalement  fait tourner le dos à Neverland. La loi que Sneddon avait  fait modifier lui donnait  la possibilité de faire passer Michael Jackson devant un tribunal composé de jurés, sur la seule foi de témoignages.

 

 

Selon Arnold  Klein :

La seule raison pour laquelle Michael Jackson a  accepté de faire le documentaire "Living with Michael Jackson" c’est parce que son ami de confiance,  l’illusionniste Uri Geller,  avait tout mis en place.  Michael était très méfiant  de la presse, et avec raison. Uri Geller et Martin Bashir ont dit à Michael que c'était sa  seule chance d’obtenir sa version des faits. Michael a accepté de le faire, parce qu'il était impatient  de faire  connaître son histoire et de la partager avec ses fans.  Le Dermatologue et ami de Jackson  a prétendu à  Larry King :  "Uri Geller était responsable de cela ... Uri  Geller  a vendu cette entrevue à Martin Bashir pour 200.000 $." -  Arnie Klein

 

 

Témoignage d’EVELYN TAVASCI,  dit Evvy, qui était l’assistante exécutive de Michael –

 

Traduction de l’Extrait   n° 19  du lien ci-dessous : http://www.sbscpublicaccess.org/docs/ctdocs/042605lodgeddocsevvy.pdf

 

Le mardi 28 janvier 2003, M. Jackson est allé à Miami. Il m'a appelée et m’a dit qu'il avait  parlé avec Bashir très brièvement. Il m'a demandé de lui téléphoner pour qu’il le rappelle. Ce jour-là, j'ai essayé de contacter Bashir cinq fois par téléphone.  Je lui ai laissé des messages sur son mobile, et un message à son bureau de la société Grenada  lui demandant de me rappeler. M. Baschir ne m'a pas contactée  et n'a pas communiqué avec M. Jackson. J'ai gardé Mr Jackson informé de ce que je faisais et il m'a dit d’essayer  encore de communiquer avec M. Baschir. Après avoir essayé  sans succès,  à plusieurs reprises,  de contacter M. Baschir dans la semaine avant la diffusion du documentaire, j’ai  finalement réussi à obtenir son numéro  privé (Je l’ai obtenu d’Uri Geller) le mercredi 29 janvier. Bashir a été surpris que j’aie  réussi à le contacter à ce numéro.

 

 

 

Qui est Uri Geller :

 

 

 

Né à Tel Aviv, de parents hongrois, il passe son adolescence à Chypre. Il déménage ensuite en Israël. Il affirme avoir participé à la guerre des Six Jours puis  devient mannequin.

 

Psychokinésiste.

Employé dans un club, il s'intéresse au paranormal et réalise des enquêtes sur la psychokinésie, la géobiologie et la télépathie.

Animateur de télévision pendant les années 1970, il prétend avoir la faculté occulte de plier le métal (notamment les petites cuillères), deviner le dessin contenu dans une enveloppe scellée, d'arrêter à distance les montres (ou relancer celles qui sont arrêtées), et fait plusieurs apparitions remarquées dans les médias français de l'époque.

 

Il passe dans l'émission Italiques de Marc Gilbert où il plie devant les téléspectateurs une cuillère par la simple force, affirme-t-il, de sa pensée.

 

Si son succès semble impressionnant dans le cadre d'un spectacle ou d'une émission télévisée, il refusera toujours de se plier à un protocole scientifique rigoureux visant à établir la réalité de ses prétendus pouvoirs.

 

En 1979, alors au sommet de sa célébrité, il prétend que le développement de ses pouvoirs mentaux sur la matière lui permettra, en 1986, de « plier la Tour Eiffel ».

 

Ses allégations d'événements surnaturels lui ont valu des reproches de la communauté scientifique et de sévères critiques de la part des associations de sceptiques.

 

 

Démystification et aveux.

Le 14 mars 1987, Uri Geller est invité à l'émission Droit de réponse animée par Michel Polac intitulée «L'effet Geller »

 

Au début de l'émission, Uri Geller effectue devant les caméras diverses démonstrations, qu'il présente comme des expériences de parapsychologie et comme l'expression de pouvoirs paranormaux ou surnaturels.

 

Le magicien français Gérard Majax (qui assistait à l'émission en coulisse) apparait ensuite sur le plateau. Puis, au grand étonnement du public et des invités, il refait des démonstrations identiques à celles qu'Uri Geller vient d'accomplir :

 

Il tord à 35 degrés un club de golf en métal, comme s'il s'agissait de caoutchouc, alors que Michel Polac le tient dans sa main ;

Il fait tournoyer l'aiguille d'une boussole, nettement plus vite qu'Uri Geller vient de le faire quelques minutes plus tôt ;

Il tord une petite cuillère simplement en la regardant.

Au cours de cette démonstration, Gérard Majax utilise plusieurs fois les mots tricherie, détournements d'attention et illusionnisme, accusant Uri Geller d'être un charlatan.

 

En 2008, Uri Geller a admis lors d'une interview pour Magische Welt être un simple prestidigitateur.

Aujourd'hui, Devenu richissime, il est l'auteur de seize livres, d'une ligne de bijoux, de gadgets divers en vente sur son site internet. Avec deux associés, il a acheté lors d'enchères sur internet, pour 905 100 dollars, une maison dans le Tennessee où vécut Elvis Presley avant de s'installer dans sa propriété de Graceland.

 

Durant l'émission de TV Phenomenon, il a été mis au défi par l'illusionniste Criss Angel de deviner le contenu d'une lettre, ce qu'il a été incapable de faire.

 

Source Wikipedia.

 

 

 

Uri  Geller a donné une interview à Sky Nouvelles au Royaume-Uni, peu de temps après la mort de Michael Jackson. Il a déclaré qu'il regrettait  d’avoir introduit  Martin Bashir auprès de Michael. Uri Geller a soutenu que Bashir avait plaidé  auprès de lui pour être présenté à Michael.  Il a montré les lettres de louanges  que la princesse Diana avait écrites  après  que Bashir  l’ait interviewée. Il était pourtant, improbable que Bashir  ait eu  en sa possession des lettres de louanges de la princesse Diana après  lui avoir tendu une embuscade dans une interview. !!

 

 Dans tous les cas, la relation entre Uri  Geller et Michael  n’a pas perdurée après la diffusion de  « Living with  Michael Jackson ». Mais Uri  Geller a indiqué à Sky Nouvelles que Michael et lui s’étaient réconciliés bien avant sa mort. !!! En réalité il était en bonne place sur la liste noire de MJ.

 

 

 

Le documentaire de Bashir, était la première pièce à conviction présentée au tribunal en 2005. Mesereau tint à souligner que Michael Jackson n’avait pas été payé pour sa participation au projet. Les négociations entre Jackson et Bashir spécifiaient que tous les profits générés par le projet seraient reversés à des associations caritatives britanniques. En fait, Jackson et Bashir prévoyaient de reverser 250 000 livres sterling aux œuvres humanitaires.

 

Aux dires des avocats de Jackson, c’était cette donation qui l’avait poussé à accepter de faire le documentaire. Si, par le passé, on avait accusé Michael de faire des déclarations mégalomaniaques ou complaisantes, ce n’était certainement par le cas avec le documentaire de Bashir. Si Michael jackson avait accepté d’ouvrir les portes de sa maison à Bashir, c’était uniquement parce que Jackson désirait – et que Bashir s’y était engagé – faire un film qui permettrait d’aider les enfants. Selon Mesereau, Jackson avait une confiance totale en Bashir ; La star de la pop n’avait pas ressenti la nécessité de négocier avec ce journaliste anglais. Jackson lui accordait sa confiance et éprouvait le sentiment de ne pas avoir besoin d’intermédiaires ni de longues réunions pour discuter des prix et du calendrier. Michael avait confiance en la capacité de Bashir de le présenter sous un jour honnête, juste et honorable, ajouta Mesereau, mais cela ne s’est pas produit.

 

« Nous vous prouverons que M.Jackson, de par sa renommée dans l’industrie musicale, attire sans cesse les gens en quête de profit », expliqua Mesereau au jury. «  Nous vous prouverons que cela lui pose problème dans sa vie et que le problème est le suivant : Monsieur Jackson est un artiste. On dit que c’est un génie de la musique. C’est une personne créative qui ne suit pas les sentiers battus.

 

 

Bashir déclara au jury que son documentaire, living With Michael Jackson, avait été diffusé pour la première fois en février 2003. Et, même si le documentaire faisait partie des preuves, le juge prévint le jury que le DVD ne devait pas être considéré comme «  la vérité ». Le juge expliqua que le DVD comportait des passages qui étaient identifiés comme «  la vérité » le reste devant être qualifié comme ouï-dire.

 

Au tribunal, Martin Bashir garda la tête basse lorsqu’il  se présenta pour la première fois à la barre. Il ne voulait pas regarder Michael Jackson en face durant son témoignage. Pendant la diffusion du documentaire, on l’autorisa pour des raisons pratiques à s’asseoir avec les autres personnes présentes dans la salle d’audience ; il parut snober les autres journalistes. En tout cas, Bashir semblait dégager une attitude supérieure.

Il y avait quelque chose de prétentieux chez lui. Il était rusé et il était fier de lui selon Aphrodite Jones.

 

 

 

 

Michael Jackson a fait confiance à Bashir tout comme il avait fait confiance à Oprah Winfrey dix ans  auparavant.

 

Mais  à n’en pas douter, la mémoire de Michael est toujours restée  marquée par les stigmates de l'interview scandale  de Martin Bashir et par le procès de 2005 qui en a découlé, puisque Peu de temps après la diffusion du reportage controversé et confus à la télévision américaine, Gavin Arvizo prétendait avoir subi des attouchements.

 

 

En réponse, Jackson et son cameraman personnel réalisent un documentaire, qui montre que Bashir approuve  le spirituel et la qualité de l'accueil au ranch. Bashir décrit également Jackson comme un père merveilleux.

 

Dans son livre «  Mon ami Michael » Frank Cascio  écrit ceci :

« Par chance, Michael se faisait souvent accompagner d’un vidéaste et son équipe de tournage personnelle avait filmé ses entretiens avec Bashir. Si cela n’avait pas été accompli, la vérité derrière l’entrevue n’aurait jamais été révélée.

Même le New York Times reconnut que Michael avait été victime, « sous couvert » de compassion de l’intérêt personnel et froid de l’interviewer ».

Michael avait répondu aux questions de Bashir avec franchise, faisant part de son plaisir, certes singulier mais inoffensif, de jouer avec les enfants comme s’il était l’un deux. Il ne s’en était pas caché par le passé en révélant à VIBE que la chanson Speechless lui avait été inspirée par une bataille de bombe à eau, expliquant alors : «  c’est un bonheur indescriptible qui apporte magie, émerveillement et créativité. »  A l’époque, personne n’avait trouvé à y redire. Mais ce que Michael n’a semble-t-il jamais pu comprendre, c’est que les intentions d’individus comme Bashir variaient au gré des revirements de l’opinion à son sujet, ce qui le rendait plus que jamais vulnérable à des médias assoiffés de sandales. » Frank Cascio.

 

 

 

Deux extraits totalement inédits de l'interview accordée par Michael Jackson au journaliste anglais Martin Bashir en 2002-2003 ont été dévoilés. Dans le premier, l'artiste évoquait le bonheur, laissant transparaître sa grande sensibilité. Dans le deuxième extrait, il abordait la solitude, la célébrité et l'impact de la musique sur la nature.

 

Nous sommes le 14 janvier 2003, à quelques semaines de la première diffusion télévisée de l'interview. Michael Jackson se trouve à Miami et vient d'apprendre la disparition brutale de Maurice Gibb, l'un des membres des Bee Gees, à l'âge de 53 ans. A la veille de l'enterrement, auquel il prévoit d'assister, il tourne plusieurs séquences dans lesquelles il répond, entre autres, aux questions de Martin Bashir sur la chirurgie esthétique et sur l'éducation de ses enfants. Au cours de la matinée, le journaliste décide de marquer une pause et demande à son équipe de cesser de filmer. Seule la caméra de Michael Jackson continue à enregistrer la scène qui se joue et qui n'était pas destinée à être diffusée.

 

L'artiste s'y montre beaucoup plus décontracté que pendant l'interview, parlant cinéma, plaisantant et évoquant les "cockneys", surnom donné aux classes populaires londoniennes, dont l'argot était pour Michael Jackson une véritable source de fascination. Il consiste à remplacer des mots de la langue anglaise par des expressions aux sonorités similaires. Par exemple, "stairs" (les escaliers) deviennent "apple and pairs" (pomme et paires). Keith Badgery, chauffeur de l'artiste pendant le Dangerous Tour, avait déjà évoqué la passion de Michael Jackson pour ce parler cockney.

Mais au-delà des rires, on assiste aussi à une manipulation flagrante de l'état d'esprit du chanteur : si Bashir semble rire ouvertement avec lui, il n'hésite pas à lui dire, tout aussi ouvertement, que sa meilleure amie va sans doute bientôt mourir car elle est âgée... Le mutisme et le visage fermé de Michael Jackson en entendant cette affirmation témoignent de l'impact qu'elle a eu sur lui. Quelques minutes plus tard, lorsque l'interview reprendra son cours, Martin Bashir choisira justement d'aborder l'amitié entre Michael Jackson et Elizabeth Taylor.

 

 

 

Cet exemple donne l'occasion de s'arrêter sur la notion de manipulation dans le secteur du journalisme : les médias étant souvent considérés comme un "quatrième pouvoir", beaucoup considèrent qu'ils peuvent manipuler les foules à leur guise. Effectivement, les risques de dérives sont nombreux et l'histoire du journalisme regorge d'exemples qui montrent que l'information peut être biaisée à différentes étapes de la chaîne : dans le choix du témoin, dans la manière de l'interroger, dans la manière d'effectuer le montage de ses propos ou dans la façon d'introduire son témoignage, dans le choix de ce que l'on dit et de ce que l'on tait...

 

Cependant, un autre aspect est plus méconnu du grand public : les contraintes qui mettent à l'épreuve le sens éthique des journalistes d'aujourd'hui et les poussent parfois à passer sous silence certains faits ou à privilégier certains angles d'attaque au détriment d'autres.

 

 

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Comment Martin Bashir peut-il vivre avec lui-même ?

Par Caro Madsen Adomeit, le dimanche 17 avril 2011.

 

 

Des images omises et des révélations accablantes de la salle d'audience exposent la duplicité du journaliste.

 

 

Quand j'ai entendu dire que ITV avait l'intention de diffuser le documentaire controversé "Living With Michael Jackson",  je me suis demandé pourquoi.

 

Après sa libération en 2003 Jackson a déposé une plainte officielle auprès de l'OFCOM, en disant qu'il avait été induit en erreur  par fausse déclaration. Lorsque l'OFCOM a omis de répondre de manière adéquate, M.Jackson a sorti son propre documentaire, une réfutation du film de Baschir.

 

 

Le film, intitulé «L'Interview de Michael Jackson, Le film que vous n'auriez jamais dû voir», présente une vidéo dans les coulisses, des interviews de M. Bachir, tournée par les caméramans personnels de Jackson. Le film a souligné l'édifiante manipulation de Bachir, montrant que les réponses de M.Jackson avaient été coupées et, dans certains cas, totalement omises.

 

 

Donc, je me demandais, comment ITV pouvait, d'une manière éthique diffuser ce documentaire en sachant que son contenu avait déjà été discrédité? J'ai décidé de leur demander, mais on m'a simplement dit que, dans le sillage de la mort de la star, le film allait offrir aux téléspectateurs un aperçu du travail de Jackson. Ayant vu le film avant, j'ai exprimé mon désaccord avec cela. Bashir a fait peu d'efforts pour explorer le travail de Jackson, en se concentrant surtout de se moquer de lui et de sa vie privée. Mais ITV m'a carrément dit de regarder le documentaire et de les contacter par la suite si j'avais encore des questions.

 

 

Comme prévue, la diffusion de "Living With Michael Jackson" contient de nombreuses informations fausses ou trompeuses les mêmes que celles parues dans l'original.

 

 

Pour fournir un aperçu du travail de Michael Jackson, les discussions sur sa musique et ses performances ont été limitées à quatre minutes dans le documentaire original. Dans l'édition de la nuit dernière, elles ont été réduites à moins de trois minutes.

 

 

Au cours du procès de M.Jackson en 2005 durant lequel Bashir a été appelé comme témoin à charge, il a été révélé que le journaliste avait induit en erreur Jackson sur le documentaire de l'offset. Bashir a dit que les entretiens avec Jackson faisaient partie d'un documentaire sur son travail de charité, en particulier son travail de lutte contre le SIDA en Afrique.

 

 

L'un des segments clés du film de Bachir,  tournait autour d'un voyage vers le zoo de Berlin, au cours duquel Jackson et ses enfants ont été pris à partie par des milliers de fans et de photographes. Comme les images filmées sur Jackson et ses enfants diffusaient qu'ils étaient étouffés par une foule de fans et la presse, Bashir a déclaré: «Ce n'était pas une sorte de voyage pour deux jeunes enfants, et tout le monde pourrait le voir, Jackson lui-même."

 

 

En réalité, Jackson n'avait absolument aucune idée de ce qui allait se dérouler au zoo. Le documentaire de réfutation de Jackson comprenait des images de la star expliquant à Bachir que la bousculade avait été le résultat d'un malentendu. Bashir  a omit de diffuser l'explication de Jackson dans son film.

 

 

Avant leur départ pour le zoo, Jackson avait téléphoné à l'avance et s'était mis d'accord avec les propriétaires afin que le zoo soit fermé, permettant ainsi à la star et ses enfants de se promener sans crainte d'être pris d'assaut. Lorsque Jackson et son entourage sont arrivés le zoo n'avait pas été fermé, mais il était alors trop tard. Ce n'était la faute de personne - un simple malentendu. Toutefois, Bashir a laissé entendre que Jackson avait « intentionnellement » soumis ses enfants à la foule.

 

Source : Caro Madsen Adomeit.

 

 

 

Dans son livre « mon ami Michael Jackson » Frank Cascio raconte que « L’une des plus grandes légendes au sujet de Michael – et ce malentendu l’a poursuivi toute  sa vie après le documentaire de Bashir – voulait qu’une cohorte d’enfants dorme en permanence dans sa chambre. La vérité, c’est qu’aucun enfant anonyme de passage à Neverland n’a séjourné dans la chambre de Michael. Les parents et amis qui résidaient chez Michael le faisaient de leur plein gré. Michael ne le permettait que parce que sa famille et ses amis se plaisaient en sa compagnie.

Ce que Michael déclare sur la vidéo de Bashir est vrai : « Tu peux prendre mon lit si tu veux dormir dedans. Je dormirai par terre. Il est à toi. Je donne toujours à mes invités ce qu’il y a de mieux, tu sais. »

 

 Michael n’hésitait pas à dire la vérité car il n’avait rien à cacher. Il savait au fond de son cœur et de son âme que ses actes étaient sincères, ses motivations pures et sa conscience nette.

 

Ce que Michael n’a pas pris la peine d’expliquer, et ce que Bashir n’a pas cherché à élucider, c’est que, avec sa salle de séjour au rez-de-chaussée et sa chambre à l’étage, l’appartement de Michael à Neverland était, un lieu de retrouvailles. Michael n’a pas expliqué qu’on aimait s’y réunir et que parfois on avait envie d’y rester. Il n’a pas expliqué qu’il laissait toujours son lit aux invités et dormait généralement par terre, dans le séjour. Mais, peut-être plus important encore, il n’a pas expliqué que ses invités faisaient toujours partie de ses amis proches, comme nous les enfants Cascio, et de sa famille élargie.

 

Conclusion : l’intérêt de Michael pour les jeunes garçons n’avait absolument rien de sexuel. Je le dis avec la confiance indéfectible que me donne mon expérience personnelle, avec la confiance d’un jeune garçon qui a dormi dans la même pièce que Michael des centaines de fois, et avec la conviction absolue d’un homme qui a observé Michael au contact de milliers d’enfants. Durant toutes les années où je l’ai côtoyé comme enfant et comme adulte, je n’ai rien remarqué d’inquiétant. Michael était sans doute un excentrique, il n’en était pas pour autant un criminel. »

 

 

 

Au final, Bashir s’était servi de Michael Jackson pour créer un énorme battage médiatique.

 

Bashir exploita la bonne volonté de Michael et, ayant vendu son documentaire au réseau américain ABC, décrocha une nouvelle carrière ainsi qu’un salaire conséquent dans les bureaux New-Yorkais de la chaîne.

 

Grâce au documentaire sur Jackson, Bashir était devenu l’un des correspondants du journal télévisé ABC News et un collègue de Barbara Walters.

 

Pendant que Bashir montait les marches,  Michael descendait  l’escalier.

 

 

Indépendamment du fait que Michael s’était fait faire quelques opérations esthétiques, son bon cœur n’aura jamais changé. Cela aurait du être ce qui importait. Mais Bashir en plus de faire un tort infini à Michael, a abusé de l’émotion de quelques six milliards de personnes.

 

Dieter Wiesner, directeur de la pop star de 1996 à 2003, a déclaré: "Il l'a brisé. Il l'a tué. Il lui a fallu du temps pour mourir, mais il a commencé cette nuit-là. Auparavant, les drogues étaient une béquille, mais après elles  sont devenues une nécessité».

 

En effet, il y a beaucoup de façons de tuer. Et il est criminel,  qu’une véritable personne de talent et de cœur  comme Michael,  ait été assassiné émotionnellement par «  Bashir » cet homme si  insignifiant mais ô combien machiavélique. !!!

 

 

Les tabloïds vont trop loin depuis fort longtemps, pour la plus grande joie du voyeurisme ambiant, bien exploité: tant qu'on regarde là, on ne voit pas ailleurs !

 

 

Ils ont dit :

 

 

C'est dingue ce que ces fouille merde (les médias) peuvent faire en toute impunité. Je ne comprends pas. Si j'avais su ce que c'était toute cette merde, j'y aurais pensé à deux fois avant de me mettre autant dans  la ligne de mire du public. Je n'avais pas idée que les gens pourraient abuser de moi comme ça. (Kurt Cobain, Nirvana, 1992)

 

 

 

Les critiques, en général, me détestent parce que j’emmène ma femme en tournée et ils ne supportent pas de la voir sur scène avec moi… Et je les emmerde : ils nous haïssent ? Qu’ils restent chez eux ! Vous savez à quoi me font penser ces petits mecs ? A des profs aigris, à des curés hypocrites, à des juges vicieux. (Paul McCartney, 1993)

 

 

 

A mes débuts, on me reprochait d’être hystérique et de débaucher la jeunesse, on me traitait de voyou. Aujourd’hui j’ai vieilli. On me reproche d’être un monsieur qui veut gagner trop d’argent, un parvenu. Quoi que je fasse, mes détracteurs (les mêmes dans tous les cas) trouveront à redire. Pour eux, ma réussite d’adolescent et mon rétablissement acrobatique à mon retour du service militaire sont incompréhensibles, donc inadmissibles. Ces gens-là, de toute façon ne pardonnent jamais à un « jeune » d’avoir réussi. Il n’y a donc qu’une seule chose à répliquer à leurs sarcasmes : « Je m’en fous ». (Elvis Presley, 1976)

 

 

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Rédigé par motspourtous

Publié le 19 Mars 2014

 

Ne cherchez pas : en 2013, c’est sa voix qui a été la plus téléchargée, la plus écoutée, la plus vénérée. Et pourtant vocalement, Pharrell Williams n’est pas MICHAEL JACKSON ou Marvin gaye, ni Barry White ou Otis Redding.

 

En fait, Le natif de Virginia Beach, en virginie,  évolue plutôt dans la catégorie «  fausset ». Comme si à 40 ans, Pharrell n’avait toujours pas subi la mue qui lui aurait fait quitter l’adolescence. C’est peut-être ça qui plait tant, au final. Et qui fait qu’en 2013 les trois plus gros tubes planétaires portent sa signature : Blurred Lines de Robin Thicke, dans lequel Pharrell pousse des petits cris à la MICHAEL JACKSON, Get Lucky de Daft Punk, et bien évidemment Happy, sorti sous son propre nom.

 

Il n’empêche, comme avant lui MICHAEL JACKSON, Pharrell Williams possède le don d’écrire  la chanson idéale, le bijou que tout le monde reprend et qui file la pêche instantanément.

Avant d’être le chanteur qu’on sait, Pharrell Williams est aussi un producteur qui fit ses premières armes avec Teddy Riley.

Avec son pote d’enfance Chad Hugo, Pharell monta The Neptunes, à l’origine un groupe de R’n B puis un duo de producteurs qui très vite explosa. C’est d’abord I’m A Slave 4 U de Britney Spears, puis le premier album de justin Timberlake, peut-être le plus grand fan de Pharrell, et des dizaines de collaborations avec Jay-Z, kelis, Usher, JANET JACKSON, Snoop Doggy Dogg ou Air. Mais Pharrell et Chad décident de passer de l’autre côté de la barrière et deviennent N.E.R.D, un groupe furieusement excitant qui mêle hip-hop, hard, rock et funk. Mais l’aventure N.E.R.D ne dure pas, et Pharrell avec les Neptunes, mais le plus souvent seul, continue son rôle de producteur en or. Et se lance dans une carrière solo.

 

 

Enfin, sortit Happy, le single parfait, à l’origine comme bande originale du film d’animation, puis comme tête de pont de son deuxième album solo. Un single illustré par le premier clip de l’histoire qui dure vingt-quatre heures ! Composé de 360 plans de 4 minutes, filmé dans les rues de Los Angeles et monté de façon aléatoire, le clip vous semblera toujours différent.

Derrière la caméra, deux Français, Pierre Dupaquier et Clément Durou, qui expliquaient il y a peu le projet : Nous avons filmé Pharrell 24 fois 4 minutes, et les 336 autres personnes apparaissent chacune dans une séquence. Les internautes peuvent ainsi se déplacer sur une timeline de 24 heures pour découvrir tous ces artistes dansant sur le même morceau. Et ce sans aucune interruption dans la musique.

 

Depuis juillet 2006 et la sortie de son premier album solo, Pharrell n’a guère chômé.  En guise d’apéritif, le surdoué de Virginia Beach nous a offert ce single à la simplicité biblique et au beat imparable. Certes les paroles sont simplettes (« tape dans les mains si tu crois que le bonheur est la vérité ») mais cela vous file la pêche pour la journée….

 

 

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PHARRELL WILLIAMS A FAILLI TRAVAILLER AVEC MICHAEL JACKSON...

 

 

A l'occasion de la sortie de son nouvel album intitulé "GIRL", Pharell Williams est revenu sur son admiration pour Michael Jackson et le moment ou il aurait du travailler avec lui.

 

Pharrell Williams n’admet pas l'affirmation des critiques qui comparent le lien naturel qu'il y a entre Michael Jackson et son nouvel album GIRL. Pourtant, Williams a fait exactement le score que Michael Jackson aurait pu tenter, s'il était encore vivant.

 

Après tout, Williams lui avait donné la chance de faire cet album en 2002. Mais les assistants de Michael Jackson ont rejeté les chansons qu'il avait écrites pour le King Of Pop.

Au lieu de cela elles finirent sur JUSTIFIED, l'album solo de Justin Timberlake, qui lui retourne le geste avec un duo sur GIRL appelé "Brand New".

Alors que Pharell Williams et Michael Jackson auraient souvent parlé entre eux - le King Of Pop aurait même interviewé son dauphin pour un article de magazine - ils n'ont jamais réussi à travailler ensemble.

 

« Et bien, il n'y a pas de comparaison entre moi et Michael Jackson. Il est le roi de la pop, un danseur incroyable, un écrivain incroyable, un incroyable visionnaire, il a changé le monde à bien des égards » a-t-il déclaré. "Je suis juste un fan à qui il a été donné la possibilité de faire de la musique. J'ai fait huit chansons pour lui, elles ne lui ont jamais été remises, mais ont terminé sur l'album de Justin Timberlake. Plus tard, il m'a chanté toutes ces chansons et m'a dit qu'elles auraient dû être les siennes et je lui ai confirmé qu'elles lui étaient destinées. Lorsque nous avons fait cette interview, pour Interview Magazine en 2003, j'ai toujours dit que c'était l’entrevue d’un roi avec un paysan. Il savait qui il était censé être, et je dois encore me pincer pour comprendre que je ne rêvais pas. Je me pince encore".

 

Source : MJFRANCE.

 

 

C’est donc à la manière de Michael Jackson, que Pharrell Williams prend soin de séduire. Et bien sûr, il n'oublie pas la règle d'or de la réussite et affirme ne pas se prendre au sérieux. 

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Rédigé par motspourtous

Publié le 24 Février 2014

 

 

   cet article vise à répondre aux questions fondamentales sur l'affaire Chandler.


Afin de montrer au public l'autre coté de l'affaire Chandler de 1993, je vous  propose de découvrir ou de redécouvrir l'enquête de Mary A.Fisher. 

 

En 1994, Mary A.Fisher réalisa pour GQ Magazine une enquête approfondie dévoilant quantité de faits troublants se basant sur des documents de justice, des archives de travail et de nombreuses interviews des personnes ayant joué un rôle dans cette affaire. Cette enquête démontra de manière très convaincante que Michael Jackson n'a jamais abusé de personne et qu'en fait il était tout simplement tombé dans le piège d'un chantage machiavélique.

 

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Enquête de Mary A.Fisher pour GQ Magazine en 1994.

 

 

 

 

L'affaire Michael Jackson a fait couler des torrents d'encre et chacun y est allé de son explication plus ou moins graveleuse. Pourtant une enquête serrée dévoile quantité de faits troublants. Michael Jackson serait-il tombé dans un piège ?

 

 

Michael Jackson est-il coupable ou innocent ? Une série d'allégations scandaleuses prétendant que le chanteur aurait abusé d'un jeune garçon de treize ans, a entrainé un procès de plusieurs millions de dollars, a déclenché deux enquêtes de la chambre d'accusation et a mis en branle tout un cirque médiatique éhonté. En retour, Jackson a assigné certains de ses accusateurs en justice pour extorsion. Finalement les poursuites se sont arrêtées à la suite d'un compromis et du versement d'une somme estimée à 20 millions de dollars, et aucune charge n'a été retenue contre Michael ni par la police ni par la chambre d'accusation. Enfin, au mois d'août dernier, Jackson a défrayé à nouveau la chronique en annonçant son mariage avec Lisa Marie Presley, la fille d'Elvis. Mariage de courte durée dont la rupture a été annoncée le mois dernier.

 

 

A présent le silence est retombé. Les médias se sont tus. Mais une chose reste claire: le public américain n'a jamais écouté la défense de Michael Jackson.

Il est bien sûr impossible de prouver par la négative, c'est à dire d'affirmer qu'un acte n'a jamais eu lieu. Mais rien n'empêche d'enquêter en profondeur sur ceux qui ont attaqué Jackson pour tenter de mieux comprendre leurs personnalités et leurs motivations. Un tel examen, fondé sur les documents de la justice, les archives de travail et de nombreux interviews, démontre de manière très convaincante que Jackson n'a jamais abusé de personne. En fait, il pourrait très bien être tombé dans le piège d'un chantage machiavélique...

 

 

En outre, les faits paraissent radicalement différents de ce qu'on a pu lire dans les journaux à scandale ou même tels qu'ils ont été rapportés par les journalistes les plus sérieux. C'est une histoire pleine de rapacité et d'ambition, attisée par l'incompréhension de la police, des avocats et des médias paresseux, avides de sensationnalisme et comme hypnotisés par une puissante drogue. Cela ressemble tout simplement à un mensonge.

 

 

Michael et ses avocats ont refusé d'être interviewés pour cet article. Pourtant, s'ils avaient décidé de se porter partie civile et de plaider, ce qui suit aurait pu servir la défense de Jackson, étoffer l'accusation d'extorsion contre ses propres accusateurs et aider à blanchir le chanteur (sic!).

 

 

Les ennuis de Jackson ont commencé en mai 1992, le jour où il tomba en panne avec son van sur Wiltshire Boulevard en plein Los Angeles. En carafe au milieu d'une rue extrêmement passante, Jackson fut repéré par la femme de Mel Green, un employé de Rent-A-Wreck, une firme de location de voitures située à moins d'un kilomètre de là. Lorsque Dave Schwarts, le patron de la boite, apprit que Green conduisait Jackson jusqu'au garage, il téléphona à sa femme June, lui demandant de faire venir leur fille de six ans et le fils qu'elle avait eu d'un premier mariage, un garçon de douze ans qui était un grand fan de Michael. Lorsque ceux-ci arrivèrent, June Schwartz donna son téléphone personnel à Jackson en lui racontant que son fils lui avait envoyé un dessin au moment où ses cheveux avaient pris feu accidentellement lors du tournage de la publicité pour Pepsi Cola.

 

 

"C'était comme si elle lui avait imposé son fils", se rappelle Green. "Je pense que Michael s'est cru redevable de quelque chose envers ce garçon et c'est comme ça que tout a commencé." Cette relation n'a jamais été remise en cause. Au début Jackson a régulièrement appelé l'adolescent et une amitié est née entre eux. Quatre mois plus tard, de retour d'une tournée promotionnelle, le chanteur a plusieurs fois invité June Chandler Schwartz, son fils et sa fille, dans son ranch de Neverland près de Santa Barbara. Puis l'année suivante, Jackson a comblé la famille de cadeaux, de jeux vidéo, de montres ou de parties de shopping dans le grand magasin de jouets Toys R Us après les heures de fermeture, leur offrant même des voyages autour du monde, de La Vegas à Disney World, de Monaco à Paris. Enfin en mars 1993, Jackson et l'adolescent ont commencé à se fréquenter en tête à tête et le jeune garçon a passé plusieurs nuits chez la vedette. June Chandler Schwartz, elle aussi, s'est rapprochée de Jackson affirmant même selon un ami: "Je l'aime énormément. C'est l'homme le plus gentil que j'ai connu."

 

 

On a souvent glosé sur les excentricités de Michael Jackson, comme ses nombreuses opérations esthétiques ou sa préférence marquée pour la compagnie des enfants. Et bien qu'il soit peu fréquent pour un homme de trente-cinq ans de garder à coucher un garçon de treize ans, ni la mère de l'enfant ni son entourage n'y trouvèrent à redire. Il est vrai que la conduite de Michael se comprend mieux lorsqu'on connaît son enfance. "Contrairement à ce qu'on pense, sa vie n'a jamais été une partie de plaisir", fait remarquer son avocat. Son enfance s'est arrêtée - et sa vie anormale a commencé - dès l'âge de cinq ans lorsqu'il vivait à Gary, dans l'Indiana. Ensuite Michael a passé sa jeunesse dans les studios ou sur scène en se produisant devant des millions d'étrangers et en menant une vie itinérante d'hôtels en hôtels. A part ses huit frères et soeurs, Jackson fut exclusivement entouré d'adultes qui le poussaient sans relâche, comme son père Joe Jackson, un homme strict et sans affection et qui dit-on, battait régulièrement ses enfants.

 

 

Selon ses proches, cette vie déréglée a eu pour conséquence de le bloquer dans son développement. Michael Jackson est un enfant dans un corps d'homme. "Il n'a jamais eu d'enfance", affirme Bert Fields, un de ses anciens avocats. "C'est maintenant qu'il peut enfin vivre sa jeunesse. Ses copains ont douze ans. Ensemble, ils se livrent à des batailles de polochons ou jouent à se lancer de la nourriture." (N'oublions pas cependant que son intérêt pour les enfants s'est également traduit par de nombreuses actions humanitaires. Depuis des années, Michael Jackson a versé des millions de dollars au profit de causes humanitaires concernant les enfants, comme sa propre fondation la Heal The World Foundation.).

 

 

Pour comprendre ce qui s'est passé, il faut également tenir compte du contexte de notre époque qui a profondément influencé tous ceux appelés à juger sa conduite. "La confusion et même l'hystérie règnent autour des sévices sexuels subis par les enfants", rappelle le Dr Phillip Resnick, un célèbre psychiatre de Cleveland. "Tout contact physique ou protecteur envers un enfant paraît suspect et un adulte peut très facilement se voir condamné pour un crime sexuel."

 

 

L'attachement de Jackson pour l'adolescent fut tout d'abord bien accueilli par ses proches, sa mère, son beau-père et même son père véritable, Evan Chandler (qui a refusé de répondre aux questions pour cet article). Né dans le Bronx en 1944, Chandler né Charmatz, a embrassé la profession de dentiste en suivant avec répugnance les traces de son père et de ses frères. Un de ses familiers nous a confié: "Il déteste son métier. En fait il a toujours voulu devenir écrivain." En 1973 il a déménagé pour installer son cabinet à Palm Beach, et il en a profité pour changer son nom de Charmatz qui "sonnait trop juif" selon un de ses anciens collègues. Puis dans l'espoir de devenir scénariste, Chandler a de nouveau déménagé à la fin des années 70, s'installant cette fois-ci à Los Angeles avec sa jolie épouse, June Wong, un ex-manequin d'origine Eurasienne.

 

 

La carrière de dentiste de Chandler a connu des moments difficiles. En décembre 1978, alors qu'il travaillait au Crenshaw Family Dental Center, une modeste clinique de Los Angeles, Chandler pratiqua seize plombages sur un patient en une seule séance, déclenchant les foudres du Board of dental Examiners qui conclut à "des inefficacités et à de grosses lacunes dans l'exercice de sa profession." dans un premier temps, le Conseil lui retira sa licence, puis revenant sur sa décision, le suspendit seulement pour trois mois avec une période probatoire de deux ans et demi. Effondré, Chandler partit alors pour New York où il y écrivit un scénario. Mais il ne trouva nulle part à le vendre. Quelques mois plus tard, il revint à Los Angeles avec sa femme et se consacra à nouveau à la dentisterie. En 1980, au moment de la naissance de leur fils, son mariage commença à battre de l'aile. "C’est le caractère d'Evan qui poussa June à le quitter", révèle un ami de la famille. Le couple divorça en 1985 et la justice confia la garde de l'enfant à la mère en lui octroyant une pension de 500 dollars par mois. Mais lorsque le scandale Jackson éclata au grand jour en 1993, Chandler devait encore à son ex-femme 68 000 dollars d'arriérés, une somme à laquelle elle a d'ailleurs fini par renoncer.

 

 

Un an avant la rencontre entre Michael Jackson et son fils, Chandler connut une nouvelle série d'ennuis professionnels. Une de ses patientes, un modèle, le poursuivit pour négligence en exigeant des dommages et intérêts. Chandler se défendit en affirmant que cette personne avait signé une décharge pour les risques encourus. Mais lorsque Edwin Zinman, son avocat, demanda à voir l'attestation originale, Chandler prétendit qu'on lui avait volé dans le coffre de sa Jaguar et il ne put fournit qu'un duplicata. Zinman, soupçonneux, ne put vérifier avec certitude l'authenticité du document. "Quelle curieuse coïncidence que ce vol", commente-il aujourd'hui. "C'est un peu comme l'élève qui raconte au professeur que le chien a mangé son devoir." la poursuite se solda par un compromis financier dont le montant est resté inconnu.

 

 

Malgré cela Chandler finit par se constituer une clientèle à Beverly Hills et il vit même s'entrouvrir les portes de Hollywood lorsqu'il cosigna en 1992 le film de Mel Brooks Robin Hood: Man in Tights. Jusque-là, Chandler ne se préoccupait guère de son fils. "Il promettait toujours de lui acheter un ordinateur pour travailler avec lui, mais il ne l'a jamais fait", nous a confié Michael Freeman, l'ancien avocat de June Chandler Schwartz. En fait, Chandler semblait se consacrer à son travail de dentiste. Dans le même temps, il se remaria avec une avocate qui lui donna deux enfants. Au début Chandler encouragea les contacts entre son fils et Michael, s'en vantant même auprès de ses amis et associés. Lorsque son fils et Michael vinrent passer quelques jours chez lui en mai 1993, il invita le chanteur à prolonger son séjour. Selon certains, il lui suggéra même de faire bâtir une aile supplémentaire à sa maison puis, après avoir consulté le service du cadastre et découvert qu'il en avait le droit, Chandler aurait même carrément demandé à Michael de lui construire une nouvelle maison.

 

 

 

Les premiers soupçons d'abus sexuels. Ce même mois l'adolescent, sa mère et Michael Jackson s'envolèrent pour Monaco afin d'assister aux Word Music Awards. "Chandler commença à être jaloux et à se sentir délaissé", affirme Freeman. Néanmoins à leur retour, le chanteur et l'adolescent passèrent cinq jours chez Chandler où ils partagèrent la chambre du petit demi-frère. C'est à cette époque-là, selon lui, que Chandler conçut pour la première fois des soupçons d'abus sexuels, même si, comme il le reconnut ultérieurement, Jackson et son fils étaient toujours vêtus lorsqu'il les voyait au lit. D'ailleurs Chandler n'a jamais prétendu avoir été témoin d'un geste déplacé de la part du chanteur. Néanmoins Chandler devint de plus en plus agressif, menaçant à la fois Michael Jackson, son ex-femme June et son second mari Dave Schwartz. Au début du mois de juillet 1993, Dave Schwartz enregistra secrètement une longue conversation téléphonique avec Chandler. Celui-ci parlait de son inquiétude au sujet de son fils et de sa colère à l'encontre de Michael Jackson et de son ex-femme qu'il décrivait comme "froide et sans cœur". Il prétendait que lorsqu'il avait essayé d'attirer son attention et de discuter de ses soupçons sur Michael, elle lui avait répondu "d'aller se faire foutre".

 

 

 

"J'entretenais pourtant de bons rapports avec Michael Jackson", confiait Chandler à Schwartz. "Nous étions amis et je le respectais pour tout ce qu'il avait fait. Il n'avait pas de raison de cesser de m'appeler. Mais un jour je lui ai dit exactement ce que j'attendais de toute cette relation. Ce que, moi, je voulais." L'enregistrement se poursuit sur le même ton et Chandler y admet même qu'on lui a "appris" ce qu'il doit dire ou non. Néanmoins, il n'est fait aucune mention d'argent dans toute cette conversation. Lorsque Dave Schwartz lui demande ce qu'a bien pu faire Michael Jackson pour s'attirer un tel courroux, Chandler répond: "Il a brisé ma famille. Mon fils a été séduit par le pouvoir et l'argent de ce type." Les deux hommes se qualifièrent alors plusieurs fois et réciproquement de pères minables.

 

 

A un autre moment, Chandler affirme être sur le point d'agir contre Jackson.

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( Evan Chandler ) 

 

"Tout est prêt", confiera-t-il à Schwartz. "Il y a des gens qui n'attendent que mon coup de fil. Je les ai payés pour ça. Tout va se dérouler selon un plan qui n'est pas entièrement le mien. Mais dès que j'aurai téléphoné, mon gars (probablement son avocat Barry K. Rothman) va se mettre à tirer sur tout qui bouge et les détruire de la manière la plus cruelle, la plus dure possible. Je lui ai donné plein pouvoir pour cela." Chandler annonce ensuite que tout débutera dans six semaines: "Si j'y arrive, ce sera le jack pot. Il n'y a aucune raison que cela foire. J'ai tout vérifié. J'aurai tout ce que je veux et les autres seront détruis pour toujours. June perdra la garde de l'enfant)... et la carrière de Michael sera foutue."

 

 

"Mais ton fils dans tout ça ?" demanda Schwartz.

 

"Ca m'est égal", répondit Chandler. "Ca va être énorme. Ca va s'écrouler sur tout le monde et les détruire. Je vais els massacrer si je n'obtiens pas ce que je veux." Au lieu d'aller directement à la police, ce que toute personne sensée ferait si elle suspectait un abus sexuel à l'encontre d'un enfant, Chandler s'était en effet adressé à un avocat. Et pas n'importe lequel. Barry Rothman !

 

 

"J'ai trouvé un avocat. C'est le plus beau salaud que je connaisse", affirme encore Chandler dans cette même conversation. "Tout ce qu'il veut c'est rendre la chose publique au plus vite, la monter en épingle et humilier le plus de gens possible. Il est méchant, implacable, très malin et il cherche la publicité à tout prix".

(Barry Rothman nous a fait savoir par l'intermédiaire de Wylie Altken, un autre avocat, qu'il refusait de se laisser interviewer. Mais ce dernier a quand même accepté de répondre à quelques questions sur l'affaire Jackson, dans la mesure où celles-ci ne concernaient ni Chandler ni son fils). Un de ses anciens collègues, connaissant bien Barry Rothman puisqu'il travailla sur l'affaire Jackson et tint même un journal mentionnant les conversations entre le père et l'avocat, pense que ce dernier a très bien pu "monter cela de toute pièces. C'est dans son caractère". Les informations recueillies auprès d'anciens clients, associés et employés révèlent également un tissu de manipulations et de tromperies.

 

 

Dans sa jeunesse, Barry Rothman fut l'avocat qui négocia les contrats et les concerts de Little Richard, des Rolling Stones, des Who et de bien d'autres. De nombreux disques d'or ou de platine accrochés aux murs de son bureau commémorent cet âge d'or. Avec sa barbe grise et son bronzage soigneusement entretenu à coup d'U.V, c'est, selon un de ses anciens employés, un "démon au caractère effroyable". Son bien le plus précieux est une Rolls Royce Corniche immatriculée "BKR 1". En toute simplicité. Bien souvent les chèques étaient sans provision. Durant toutes ces années, Barry Rothman s'est créé tant d'ennemis que son ex-femme se demandait récemment "comment il se faisait que personne ne l'ait encore descendu". Barry Rothman a la réputation de terroriser les gens. "C'est un tapeur professionnel qui ne règle pratiquement jamais ses dettes", concluait l'enquêteur Ed Marcus en fournissant la liste d'une trentaine de ses créanciers dans un rapport à la cour supérieure de Los Angeles. A ce jour, Barry Rothman a été l'objet d'une vingtaine d'actions judiciaires, de nombreuses plaintes déposées par la Labor Commission et de sanctions disciplinaires prises à son encontre par le conseil de l'Ordre en Californie à la suite de trois incidents majeurs. En 1992, il a été suspendu pour un an, mais cette sanction a ensuite été tranformée en une période de probation.

 

 

 

En 1987, Rothman devait 16 800 dollars de pension alimentaire. Selon l'avocat de son ex-femme, Joanne Ward, celle-ci l'ayant menacé de saisir ses biens, l'avocat promit d'honorer ses dettes. Un an plus tard, Rothman n'ayant toujours pas versé le moindre centime, Joanne essaya de faire saisir sa somptueuse demeure. Mais à sa grande surprise, elle découvrit qu'elle ne lui appartenait plus depuis trois ans, date à laquelle il l'avait hypothéquée au profit de la Tinoa Operations Inc, une société écran panaméenne. En effet, Rothman prétendait avoir été agressé et dépouillé d'une somme de 200 000 dollars appartenant à cette entreprise et, pour rembourser, il n'avait eu selon lui d'autre moyen que de céder la propriété de sa demeure. Bien que soupçonnant une supercherie, Joanne et son avocat ne purent jamais en faire la preuve et ils ne réussirent à obtenir un début de paiement qu'après avoir menacé de saisir sa Rolls. Les documents en possession de la Cour Supérieure de Justice de Los Angeles confirment ces soupçons. Ils démontrent en effet que Rothman a créé un réseau de sociétés écrans pour dissimuler ses possessions et en particulier sa maison ainsi que la plus grande partie des 531 000 dollars de bénéfices de sa prétendue vente de 1989. Ces sociétés panaméennes comme la Tinoa, convergent toutes vers Rothman qui s'est arrangé pour ne pas figurer sur la liste du personnel, mais qui lui accordent en tant qu'avocat un pouvoir inconditionnel, le laissant seul maître de toutes les transactions financières.

 

 

 

Ses employés ne sont pas mieux lotis que son ex-femme. D'anciens collaborateurs racontent qu'ils devaient le supplier pour toucher leur salaire. Souvent les chèques reçus s'avéraient sans provision Ainsi Barry Rothman n'a jamais pu conserver aucune secrétaire tant il les abaissait et les humiliait. Pour les intérimaires, c'était encore pire. Il les faisait travailler une quinzaine de jours puis les harcelait en les traitant d'idiotes, prenant ainsi prétexte pour se plaindre et refuser de payer leur agence. Certaines boites d'intérim comprenant la combine résolurent alors de le faire payer d'avance. Ses ennuis avec l'Ordre survinrent à la suite d'un conflit d'intérêt. Un an plus tôt, Rothman avait été dessaisi d'une affaire par une cliente. Muriel Metcalf, qu'il devait représenter dans une procédure d'obtention de garde d'enfant et de pension, et qui l'accusait d'avoir sérieusement alourdi sa facture. Quatre mois après avoir été remercié, Rothman, sans la prévenir, devint l'avocat-conseil de la firme de son ex-compagnon, l'étrange Bob Brutzman. Ce cas nous intéresse pour une bonne raison. En effet, alors que Rothman était encore l'avocat de Muriel Metcalf, celle-ci avait accusé son ex-mari de molester sexuellement leur enfant (ce que Brutzman niait). Ceci n'empêcha pas Rothman de travailler finalement pour lui, et c'est ce choix pour le moins bizarre qui lui valut sa suspension.

 

 

 

En 1992, Rothman fut assigné en justice par un de ses nombreux créanciers. Pour son bureau de Sunset Boulevard, il devait en effet 53 000 dollars de loyers impayés à une agence immobilière, la Fold Management. Barry Rothman se défendit en prétextant que la sécurité de l'immeuble était défectueuse puisque des cambrioleurs avaient dérobé une nuit pour près de sept mille dollars d'équipement dans son bureau. L'avocat de Fold se tournant vers la cour déclara: "Ce monsieur n'est pas une personne que l'on peut croire sur parole". En novembre 1992, la société de Rotman mise en faillite, laissa apparaître un passif de 880 000 dollars réparti entre treize créanciers dont la Fold Management. Par ailleurs le bilan montrait que la société ne possédait aucun actif reconnu. En examinant les comptes de près, un ancien client que Rothman poursuivait pour 400 000 dollars de frais de justice, découvrit que ce dernier avait omis de déclarer un revenu de 133 000 dollars. Il menaça alors de dénoncer l'avocat pour fraude envers ses créanciers - un crime aux yeux de la loi - s'il n'arrêtait pas instantanément ses poursuites. Acculé, Rothman abandonna l'affaire sur l'heure. Six mois avant cette faillite, Rothman avait transféré le titre de propriété de sa Rolls Royce à la Majo, une compagnie fictive dont il exerçait le contrôle. De même, trois ans auparavant, il avait prétendu que sa voiture appartenait à une autre firme, la Longridge Estates, une filiale de la Tinoa. Sur les documents remplis par Rothman, les adresses de la Longridge et de la Tinoa sont identiques. Mais après vérification, le 1554 Cahuenga Boulevard n'abrite qu'un restaurant chinois d'Hollywood!

 

 

 

C'est avec cet homme qu'Evan Chandler conçut en juin 1993 les faleux "plans" mentionnés dans sa conversation enregistrée avec Dave Schwartz. Lorsque Chandler avait prévenu sa femme de ses soupçons, celle-ci, selon Freeman, son ancien avocat, lui aurait répondu: "Tout ça n'est que de la pure invention." Auparavant la mère venait d'annoncer à son ex-mari son intention de retirer leur fils de l'école pour lui permettre de suivre Michael dans sa tournée mondiale "Dangerous". Chandler s'était alors mis en colère, la menaçant de rendre publique les preuves qu’il prétendait détenir contre le chanteur. "Quel père sensé voudrait ainsi jeter son propre fils en pâture au public ?" se demande Freeman. "Dans un pareil cas, on cherche avant tout à protéger l'enfant, non ?"

 

 

 

Michael Jackson avait aussitôt demandé à son défenseur de l'époque, Bert Fields, d'intervenir. Cet avocat, un des plus importants du show business, le représentait depuis 1990 et avait, entre autres, négocié son contrat avec Sony, un des plus gros de toute l'histoire du spectacle puisqu'il prévoyait des possibilités de gains pouvant monter jusqu'à 700 millions de dollars. Pour démêler cette affaire, Fields engagea Anthony Pellicano, un enquêteur d'origine sicilienne, un homme connu pour sa droiture et son intransigeance.

 

 

 

Le 9 Juillet 1993, Dave et June Schwartz firent entendre la conversation enregistrée. "En moins de dix minutes d'écoute, j'ai été persuadé qu'il s'agissait d'une extorsion de fonds", assure Pellicano. Le jour même il se rendit à la résidence de Michael Jackson où se trouvaient précisément le petit garçon et sa demi-sœur. En l'absence de Jackson, Pellicano interrogea l'adolescent de manière très précise: "Michael t'a-t-il déjà touché ? L'as-tu déjà vu nu au lit ?" Les réponses à toutes ces questions furent négatives et, à plusieurs reprises, l'adolescent nia qu'il se soit jamais passé quelque chose de mal entre eux. Mais le 11 juillet, après que Jackson eut refusé de les recevoir, Evan Chandler et Barry Rothman, qui avaient besoin du témoignage de l'enfant, mirent en place la suite de leur plan. A l'occasion de la remise des prix de fin d'année, Chandler demanda à son ex-femme l'autorisation de prendre leur fils pour un séjour d'une quinzaine de jours chez lui. Comme Bert Fields l'attesta sous serment devant la cour, June Chandler n'y consentit qu'à la condition que son fils revienne chez elle à l'issue de ce laps de temps. Mais elle ignorait encore que la parole de Rothman ne valait pas un clou et que le père refuserait de rendre l'enfant.

 

 

 

Wylie Altken, l'avocat de Barry Rothman, est catégorique: "Quand ce dernier a donné sa parole, son intention était bien de rendre l'enfant. Mais lorsque Barry Rothman a appris que le garçon devait quitter le pays pour accompagner la tournée de Michael, je pense qu'il n'avait pas le choix." La chronologie indique pourtant que le jour de cette distribution de prix, Chandler était parfaitement au courant de ce départ. La conversation enregistrée début juillet, avant que Chandler n'obtienne la garde de son fils, indique clairement que ni lui, ni Rothman, n'avaient l'intention de tenir parole. "Ils (la mère et le fils) ne savent rien encore. Mais ils n'iront nulle part", affirmait-il. Le 12 juillet, le lendemain du jour où Chandler accueillit son fils, celui-ci fit signer à son ex-femme un document préparé par Rothman par lequel elle s'engageait à ne pas laisser l'enfant quitter la région de Los Angeles et donc à ne pas suivre Michael en tournée. Plus tard, devant la cour, la mère précisa sous serment qu'elle avait signé car Chandler la menaçait de ne pas lui rendre l'enfant. Une âpre bataille pour obtenir le droit de garde s'ensuivit alors, rendant encore plus fumeuses toutes les charges dont Chandler accusait Michael Jackson. Finalement en août, le garçon habitait toujours chez son père et c'est à ce moment-là, isolé de ses amis, de sa mère et de son beau-père et contrôlé uniquement par Chandler que ses accusations prirent forme.

 

 

 

Au même moment, Rothman qui cherchait l'opinion d'un expert pour étayer ses accusations contre le chanteur, entra en contact avec le Dr. Mathis Abrams, un psychiatre de Beverly Hills. Au téléphone, Rothman lui présenta une situation hypothétique. En réponse et sans avoir rencontré ni l'enfant, ni Chandler, le docteur Abrams envoya une lettre de deux pages dans laquelle il concluait: "On peut raisonnablement soupçonner une possibilité d'abus sexuel", ajoutant - c'est capital - que s'il s'agissait d'un cas réel et non hypothétique, son devoir serait de le signaler au Los Angeles County Department of Children's Service (DCS). Le 27 juillet, l'ancien collègue de Rothman indique clairement dans son journal que ce dernier guide Evan Chandler pour accomplir son plan. "Barry Rothman rédige une lettre pour Chandler en lui expliquant comment dénoncer un abus sexuel à l'encontre d'un enfant sans engager la responsabilité des parents", lit-on à la page du jour.

 

 

 

A cette date, on n'a encore enregistré ni demande ni accusation formelle. Seuls des propos voilés ont été proférés au cours de la bataille autour de la garde de l'enfant. Cependant, le 4 août 1993, les choses se précipitent. Evan Chandler et son fils rencontrent Michael Jackson ainsi que le détective Pellicano dans une suite du Westwood Marquis Hotel. Selon Pellicano, Chandler commence en donnant une accolade affectueuse à Michael Jackson (un geste en contradiction avec des accusations de sévices sexuels infligés à son fils) puis, sortant de sa poche la lettre du docteur Abrams, il lui en lit un extrait. Lorsque Chandler arrive au passage concernant l'abus sexuel, le garçon regarde le chanteur avec une expression de surprise comme pour dire "je n'ai jamais prétendu cela". Puis à la fin de la réunion, Chandler pointe le doigt sur Michael en lui déclarant: "Je vais te ruiner". Le soir même, dans le bureau de Rothman, Chandler et l'avocat rédigent leur demande: 20 millions de dollars.

 

 

 

Le 13 août, Pellicano revient avec une contre proposition: l'achat d'un scénario pour 350 000 dollars. Pellicano nous assure que cette offre fut proposée pour résoudre le problème de la garde de l'enfant et donner à Chandler une possibilité de passer plus de temps avec son fils en travaillant ensemble à un script. Mais Chandler rejette l'offre et Rothman rédige illico une nouvelle demande: trois scénarios ou rien. Cette proposition est refusée à son tour. Dans son journal, le collègue de Rothman raconte la déception de Chandler à la date du 24 août: "Je suis passé à un poil de toucher 20 millions de dollars", aurait-il confié à Rothman. Jusque-là Evan Chandler était le seul accusateur de Michael Jackson puisque l'adolescent n'avait jamais incriminé le chanteur d'aucune manière. Mais bientôt tout bascula dans le cabinet de dentiste de son père...

 

 

Evan Chandler et Mark Torbiner, un anesthésiste dentaire, administrèrent au garçon du sodium Amytal, une drogue controversée que certains croient, à tort, être un sérum de vérité. C’est après cette séance que le garçon formula ses premières accusations contre le chanteur. Lorsqu'un reporter de KCBS-TV de Los Angeles a révélé le 3 mai de cette année que Chandler avait utilisé cette drogue sur son fils, le dentiste s'est contenté d'affirmer que c'était pour lui retirer une dent et que, sous l'influence de cette drogue, l'enfant s'était mis spontanément à accuser Michael Jackson. Questionné sur l'utilisation de cette drogue, Tobiner confirme: "Si je l'ai employée, c'est à des fins strictement médicales."

 

 

 

Or, d'après ce que l'on connaît du sodium Amytal, et à la lueur d'une récente affaire grave, les accusations de l'enfant, selon plusieurs experts médicaux, doivent être considérées comme douteuses, si ce n'est tout à fait contestables. "C'est un médicament utilisé en psychiatrie mais dont les effets sont incertains", fait remarquer le Dr. Resnick, psychiatre à Cleveland. "Les personnes qui en prennent deviennent très influençables. On peut dire d'énormes mensonges sous sodium Amytal." Il s'agit en fait d'un barbiturique, une forte drogue qui, injectée en intraveineuse, plonge les patients dans une sorte de torpeur hypnotique. Utilisé à l'origine pour traiter des cas d'amnésie, l'Amytal fut employé durant la deuxième guerre mondiale pour soigner les soldats traumatisés par les horreurs de la guerre et plongés dans des états catatoniques. Des études scientifiques conduites en 1952, ont démontré que ce médicament n'est pas un sérum de vérité et qu'il comporte des risques puisque de faux souvenirs peuvent être implantés sous son influence. "Le sodium Amytal permet d'insuffler une idée par le biais de simples questions", confirme le Dr Resnick. Mais parfois les effets de cette drogue sont encore pernicieux. "L'idée peut s'implanter définitivement dans la mémoire. Des études ont montré que, même confrontés à la réalité, les patients continuent à jurer sous serment qu'ils déclarent la vérité", ajoute Resnick

 

 

 

 

La fiabilité de cette drogue a récemment suscité un important débat lors d'un procès plaidé dans le Napa County, en Californie. Après avoir suivi de nombreuses séances de thérapie dont au moins une sous sodium Amytal, Holly Ramona, une jeune femme de vingt ans, accusait son père d'avoir abusé d'elle lorsqu'elle était enfant. Niant avec véhémence, le père, à son tour, poursuivait la thérapeute et les psychiatres qui avaient prescrit le médicament. Persuadés que les médecins avaient pu induire de faux souvenirs à la jeune fille, les jurés, en mai dernier, se sont rangés à l'opinion du père qui fut ainsi le premier à gagner un procès contre la "mémoire truquée", ce phénomène qui a suscité des milliers d'accusations pour outrages sexuels au cours des dix dernières années. L'utilisation de cette drogue pour une extraction dentaire, telle que l'a soutenue Chandler, semble pour le moins douteuse. "Il s'agit d'un médicament utilisé en psychiatrie", affirme le Dr. Kenneth Gottlieb, un psychiatre de San Francisco qui la réserve à ses patients amnésiques. Le Dr. John Yagiela, coordinateur de l'Anesthesia and Pain Control Department de l'école UCLA de dentisterie ajoute: "C'est inusité d'utiliser le sodium Amytal dans notre métier. Cela paraît même insensé lorsque tant d'alternatives plus sûres sont à disposition du dentiste. Personnellement je m'en abstiendrai."

 

A cause des effets secondaires potentiels, certains docteurs ne l'administrent que dans le cadre hospitalier. "Je n'utiliserai jamais une drogue qui produit des effets sur l'inconscient du patient, alors qu'il existe tant d'autres produits inoffensifs", poursuit le Dr. Gottlieb. "En tout cas, vu le risque de réaction allergique, je ne l'emploierai surtout pas en dehors d'un centre de réanimation ou de la présence d'un médecin anesthésiste." Evan Chandler n'a pas suivi ces conseils puisqu'il a utilisé le produit à son cabinet sous la seule surveillance d'un anesthésiste dentaire. (Soulignons que c'est ce même Mark Torbiner qui présenta Barry Rothman à Chandler en 1991). La méthode de Torbiner semble fructueuse. "Il se ventait de faire entrer 40 000 dollars par mois pour moins de 100 dollars de frais", raconte Nylla Jones, une des anciennes clientes. En effet Torbiner n'a pas de cabinet en propre, mais préfère intervenir directement auprès de ses collègues. Par ailleurs, nous avons appris que la US Drug Enforcement Administration a lancé une enquête sur un autre aspect de son travail. Torbiner multiplie en effet les visites à domicile pour administrer des médicaments, comme la morphine et du demerol, non seulement après des interventions dentaires mais aussi à des patients qui souffrent pour toutes autres raisons. Il se présente au domicile de ses clients - parfois célèbres - avec une trousse complète de seringues et de drogues, et leur réclame 350 dollars pour une visite de dix à vingt minutes.

 

 

 

Selon Nylla Jones, lorsque la durée de la visite est incertaine et que le client peut sombrer dans l'inconscience, Torbiner exige un chèque en blanc pour le remplir lui même. Voilà pour le moins d'étranges pratiques ! Mais Torbiner n'a pas toujours eu de succès. Accusé de mensonge en 1989, il a dû démissionner et l'UCLA où il professait comme assistant à l'école de dentisterie. D'autre part, le Board of Dental Examiners autorise Torbiner à n'administrer des drogues que dans le cadre d'interventions dentaires. Mais il est clair qu'il ne se limite pas à cela. En fait, à huit reprises, Torbiner a pratiqué une anesthésie générale sur Barry Rothman au cours de transplants capillaires. En temps normal une simple anesthésie locale suffit, mais le Dr. James De Yarman, le praticien de San Diego qui réalisa ces implants, a confirmé cette pratique: "Barry a tellement peur de souffrir qu'il préfère être complètement endormi." De Yarman ajoute qu'il était totalement "ahuri" d'apprendre que Torbiner était seulement dentiste alors qu'il le croyait anesthésiste. Nylla Jones, quant à elle, témoigne que Torbiner est venu à son domicile lui injecter du demerol à la suite d'une opération de l'appendicite.

 

 

 

Le 8 août, trois jours après que Chandler et Rothman aient rejeté l'offre de 350 000 dollars pour un scénario, la situation se durcit. A la demande de June, Michael Freeman signifia à Barry Rothman qu'il déposerait dès le lendemain matin une plainte pour forcer Chandler à rendre l'enfant. Mais, réagissant immédiatement, Chandler conduisit son fils chez le psychiatre Mathis Abrams où, au cours d'une séance de trois heures, le garçon affirma que Jackson avait eu une relation sexuelle avec lui. Il parla de masturbation, d'embrassades, d'attouchement des bouts de seins et de fellation. En revanche, il ne fit pas mention de pénétration ce qui aurait pu être vérifié par un examen médical. L'étape suivante était inévitable. Le docteur Abrams, que la loi oblige de rapporter de telles accusations à la police, contacta une assistante sociale du Department of Children's Service qui à son tour appela la police. La véritable enquête sur Michael Jackson allait commencer...

 

 

Cinq jours plus tard, les médias eurent vent de cet examen. Le dimanche 22 au matin, Don Ray, un reporter free-lance de Burbank fut reveillé par la sonnerie de son téléphone. Un de ses informateurs lui indiquait qu'une perquisition du ranch et de l'appartement de Michael Jackson allait avoir lieu prochainement. Ray vendit le scoop à la KNBC-TV de Los Angeles qui annonça la nouvelle dès quatre heures le lendemain. Après cela, Ray "regarda l'histoire se mettre en branle comme un train qui s'élance sur ses rails". En moins de vingt quatre heures, Michael Jackson faisait la "une" des soixantes treize programmes d'informations télé de la région de Los Angeles ainsi que de tous les quotidiens britanniques. L'histoire devenait la source d'un déluge de rumeurs sans fondement. Les accusations portées contre le chanteur ne furent connues que le 25 août, lorsqu'un employé du DCS fournit illégalement une copie du rapport sur l'abus sexuel à Diane Dimond de Hard Copy. Dans l'heure suivante le bureau de Los Angeles d'une agence de news britanniques obtint le rapport et commença à en vendre la copie à tous les reporters contre 750 dollars. Le lendemain, le monde entier prenait connaissance de tous les détails. "Alors qu'ils étaient au lit côte à côte, Monsieur Jackson glissa sa main sous le short du jeune garçon", avait écrit l'assistante sociale. A partir de cette seule phrase, les médias purent s'en donner à cœur joie.

 

 

 

 

Le reporter Conan Nolan de KNBC se souvient: "la compétition entre les différents organes de presse devint si rude qu'aucune allégation ne fut plus vérifiée. C'est vraiment dommage." Le National Enquirer plaça vingt reporters sur l'histoire. Une équipe frappa à plus de cinq cents portes dans Brentwood pour essayer de localiser Evan Chandler et son fils. En utilisant le registre du cadastre, ils finirent par le coincer au volant de sa Mercedes noire. "Ce n'était pas son jour de chance, mais c'était le mien", constate Andy O'Brien le photographe du magazine à scandale. Puis vinrent les accusateurs: d'anciens employés de Michael Jackson. D'abord Stella et Philippe Lemarque, deux anciens domestiques, qui essayèrent de vendre leur histoire aux feuilles à scandale avec l'aide de Paul Barresi, une ancienne vedette du porno. Au début, ils demandaient un demi-million de dollars, mais ils finirent par céder leur interview au journal anglais The Globe pour 15 000 dollars. Puis les Quindoys, un couple de Philippins qui avait travaillé à Neverland, suivirent. Pour 100 000 dollars, ils affirmèrent que "la main du chanteur était en dehors du pantalon de l'enfant". Puis, pour 500 000, la main glissa à l'intérieur. Ultérieurement, le district attorney de Los Angeles rejeta formellement le témoignage des deux couples.

 

 

 

Puis vint le tour des gardes du corps. Jouant la journaliste pure et dure, Diane Dimond de Hard Copy, affirmait au début de novembre: "Notre programme a les mains propres. Nous n'avons pas payé un sou pour ces informations." Cependant, deux semaines plus tard, une indiscrétion révéla que Hard Copy négociait pour son show avec les cinq gardes du corps une somme de 100 000 dollars. Ceux-ci envisageaient en outre de réclamer 10 millions de dollars au chanteur pour licenciement abusif. Le 1er décembre, le contrat étant signé, deux des gardes du corps apparurent dans l'émission. Selon Diane Dimond, ils avaient été virés parce qu'ils savaient trop de choses sur les relations entre Michael et le jeune garçon. En réalité, dans leur déposition devant la justice, trois mois plus tard, il apparut clairement qu'ils n'avaient jamais rien constaté d'anormal.

 

 

-"Finalement vous ne savez rien de Monsieur Jackson et de l'enfant ?" demanda un des avocats à Morris Williams, l'ancien garde du corps qui venait de prêter serment.

- "Tout ce que je sais, je l'ai appris par les témoignages des autres".

- "Mis à part ces témoignages, vous n'avez aucune information de première main sur ce garçon et Monsieur Jackson ? "

- "C'est exact."

- "Avez-vous déjà parlé à un enfant qui se serait plaint de Monsieur Jackson ?"

- "Non, jamais."

A l'avocat qui lui demanda alors d'où il tenait ses impressions, Williams répondit: "De ce que j'ai entendu dans les médias et de ce que j'ai vu."

- "Précisément. Qu'avez-vous vu ?"

- "Rien."

 

 

 

Il y eut ensuite une femme de chambre. Le 15 décembre, Hard Copy présenta une émission intitulée "Le pénible secret de la femme de chambre". Blanca Francia raconta à Diane Dimond et à d'autres reporters qu'elle avait vu le chanteur se doucher et se baigner entièrement nu en compagnie de jeunes garçons. Elle ajouta même qu'elle avait vu son propre fils dans des positions compromettantes avec Michael Jackson, un témoignage qu'apparemment la justice n'a pas retenu.

 

 

Plus tard, la déposition sous serment de Francia révéla que Hard Copy avait payé 20 000 dollars pour obtenir ces prétendues révélations sur lesquelles elle revint entièrement puisqu'elle avoua n'avoir jamais vu Jackson dans sa douche. Et quand au jacuzzi, elle confirma qu'ils s'y baignaient toujours en maillot de bain. "Une telle relation des faits", constate Michael levine, un des attachés de presse du chanteur, "révèle un système d'exploitation sordide. Dans cette affaire, Hard Copy a agi de manière écœurante. Ils ont traité cet homme d'une façon scandaleuse. Même si on n'a jamais acheté un seul disque de Michael on doit se sentir concerné. La société ne tient que sur quelques piliers. L'un d'eux est la vérité. Quand on néglige cela, on glisse sur une pente savonneuse".

 

 

 

Toute cette affaire qui a mobilisé plus de douze inspecteurs à partir d'octobre 1993 sur la région de Santa Barbara et de Los Angeles, ne repose en fait que sur les présomptions du psychiatre Mathis Abrams, un praticien peu spécialiste de ce genre de problèmes. Le rapport de la DCS note: "Le docteur Abrams a le sentiment que l'enfant dit la vérité. Dans ce domaine délicat où les enfants fournissent souvent de fausses déclarations, les policiers et la justice s'appuient beaucoup sur les témoignages des psychiatres, des thérapeutes et des assistantes sociales." Lors de la perquisition à son domicile en août, la police saisit le carnet d'adresse de Michael Jackson et questionna près de trente enfants ainsi que leurs familles. Certains, comme Brett Barnes et Wade Robson, racontèrent qu'ils avaient partagé le même lit, mais tous affirmèrent que Michael Jackson n'avait jamais eu le moindre geste déplacé. "Les faits étaient tous en notre faveur" affirme un des avocats de Michael Jackson. "La partie adverse n'avait pour elle que sa grande gueule".

 

 

 

Malgré le manque de preuves pour étayer la présomption de culpabilité de Michael Jackson, la police s'acharna. Deux officiers s'envolèrent pour les Philippines afin de vérifier l'histoire de "main dans le pantalon" des Quindoyz. Mais ils revinrent bredouilles. Les enquêteurs employèrent des techniques pour le moins agressives, usant parfois de mensonges pour pousser les enfants à témoigner contre Michael Jackson. Selon Bert Fields, des inspecteurs firent croire à plusieurs parents que leurs enfants avaient été abusés, alors que ceux-ci affirmaient le contraire. Dans une lettre adressée au chef de la police de Los Angeles, Fields se plaint que "la police ait effrayé de jeunes enfants avec des mensonges ignobles, comme "nous avons des photos de vous tout nu", alors que de tels clichés n'existaient pas". Selon l'avocat Michael Freeman, un autre inspecteur est allé encore plus loin. Il s'agit du nommé Federico Sicard qui, pour mieux soutirer des aveux, prétendit aux enfants avoir été lui-même violé lorsqu'il était jeune. Interrogé par nos soins, Sicard n'a pas souhaité répondre à nos questions.

 

 

 

Depuis le début de l'affaire, June rejetait les accusations de son ex-mari. Mais à la fin du mois d'août 1993, elle craqua lors d'une entrevue avec la police, lorsque les inspecteurs Sicard et Rosibel Fernifino lui affirmèrent qu'ils étaient convaincus que Michael Jackson avait abusé de l'enfant, car il avait le "profil parfait du pédophile". "Il n'existe aucun profil classique de cette sorte. C’est une erreur stupide et sans fondement", dément le Dr. Ralph Underwager, psychiatre à Minneapolis, spécialiste des pédophiles et de leurs victimes depuis 1953. "Jackson s'est retrouvé dans le collimateur à causes de billevesées comme celle-là et du climat hystérique qui a entouré cette affaire". En vérité, une étude de l'US Department ealth and Human Service a montré que de nombreuses accusations d'enfants - très exactement 48% en 1990 - s'avéraient non fondées.

 

 

 

"C'est couru que quelqu'un comme Jackson devienne une victime", déclare Philip Resnick. "Il est riche et bizarre. Il fréquente des enfants et il y a une sorte de fragilité en lui. Tout était en place pour cette sorte d'accusation." A l'automne 1993, les prémices d'un futur compromis étaient déjà en place alors que la police enquêtait encore. Car dans les coulisses une terrible bataille s'engageait entre avocats pour savoir qui contrôlerait l'affaire. Pendant ce temps, June et Dave Schwartz s'étaient unis à Evan Chandler contre Michael Jackson. Selon plusieurs sources, la mère du garçon avait peur des représailles de son ex-mari et de Barry Rothman si elle ne se rangeait pas à leur coté, craignant qu'ils ne l'accusent de négligence pour avoir laissé coucher son fils chez le chanteur. Dégouté, son avocat, Michael Freeman donna sa démission, expliquant plus tard: "Toute cette histoire est un vrai sac de noeuds. Je ne me sens pas à l'aise avec Chandler. C'est un faux jeton."

 

 

 

Des deux cotés, pendant des mois, des avocats furent engagés pour se battre à couteaux tirés. A la fin du mois d'août, Barry Rothman cessa d'être l'avocat d'Evan Chandler lorsque le camp Jackson porta plainte pour tentative d'extorsion de fonds. Les deux hommes confièrent alors leur défense à des avocats spécialisés hors de prix. (Barry Rothman, par exemple, engagea Robert Shapiro qui est à présent défenseur d'O.J. Simpson). Toujours selon le journal de son ancien collègue, le 26 août, avant que l'accusation d'extorsion de fonds ne soit proférée, on entendit Chandler dire: "C'est moi qui suis dans le collimateur et qui risque de me retrouver en prison." Pourtant l'enquête resta superficielle, la police n'ayant jamais pris cette accusation au sérieux. On aurait du cependant être plus exigeant. Comme pour Michael Jackson, on aurait pu faire fouiller les domiciles de Barry Rothman et d'Evan Chandler. Et lorsque les deux hommes refusèrent, par l'intermédiaire de leurs avocats, de répondre aux interrogations de la police, on aurait pu réunir une chambre d'accusation.

 

 

 

A la mi-septembre, Larry Feldman, un avocat civil et ancien directeur du Los Angeles Trial Lawyers Association, se chargea de défendre les fils de Chandler. Il prit immédiatement le contrôle de la situation et déposa une plainte contre Michael Jackson en réclamant 30 millions de dollars. Et ce fut le début de la fin.

 

 

Aussitôt que la nouvelle fut connue, une horde de loups se précipita à sa porte. Selon un des avocats de Michael Jackson, "Feldman reçut des douzaines de lettres de gens qui prétendaient tous avoir été molestés par Michael Jackson. Il se livra à une multitude d'enquêtes mais il ne récolta pas un seul fait authentique". Comme les charges criminelles contre Michael Jackson semblaient se préciser, Bert Fields appela à la rescousse Howard Weitzman, un célèbre avocat criminel connu pour ses clients prestigieux (C'est lui qui gagna le procès de Joan DeLorean mais qui perdit celui de Kim Bassinger dans l'affaire Boxing Helena. En juin dernier il fut également brièvement l'avocat d'O.J. Simpson). Beaucoup prédisaient des problèmes entre les deux grands ténors du barreau, car il ne semblait pas y avoir de place pour deux légendes pareilles habituées à mener seules leur barque.

 

"Du jour ou Weitzman entra dans l'équipe, il ne parla que d'arrangement", assure Bonnie Ezkenazi, un des avocats de la défense. Fiels et Pellicano, toujours en charge de la défense, avaient, quant à eux, adopté une stratégie agressive. Ils croyaient fermement à l'innocence de Jackson et souhaitaient en découdre. Pellicano avait commencé à rassembler de nombreuses preuves pour le procès qui devait avoir lieu le 21 mars 1994. "Nos adversaires étaient faibles, Michael voulait se battre et aller jusqu'au procès. Nous sentions que nous pouvions gagner."

 

 

Les dissensions dans le camp de Jackson s'accélérèrent le 12 novembre, après que l'attaché de presse de Michael ait annoncé dans une conférence de presse que le chanteur annulait le reste de sa tournée mondiale pour subir une cure de désintoxication aux calmants. Fields expliqua aux reporters que Jackson "n'était plus à même de fonctionner intellectuellement". Mais l'autre camp regretta qu'on décrive le chanteur comme incompétent. "Il importait de dire la vérité", pense Fields. "Larry Feldman et la presse prétendirent que Michael essayait de se cacher et que tout ça était du baratin. Mais ce n'était pas le cas." Le 23 novembre, la friction fut à son apogée. En se basant sur des informations qu’ils disaient tenir de Howard Weitzman, Fileds annonça à une assemblée de journalistes qu'une inculpation criminelle contre Michael Jackson était imminente. En procédant à une telle annonce, il essayait de retarder le dépôt d'une plainte civile par les avocats du jeune garçon. Lorsqu'on interrogea Weitzman pour savoir pourquoi Fields avait fait une telle déclaration, celui-ci répondit en gros: "Parce qu'il ne sait pas ce qu'il dit." Fields rendu fou de rage par ce commentaire réorqua: "C'est un outrage, je suis furieux contre Howard." la semaine suivante Fields démissionnait.

 

 

 

"il y avait quantité de gens qui voulaient tous des choses différentes. On n'arrivait jamais à prendre une décision", affirma Fields. "C'était un cauchemar dont je voulais me réveiller." Pellicano qui avait reçu sa part de critiques pour son attitude agressive, quitta son poste au même moment. Fields et Pellicano partis, Weitzman fit appel à Johnnie Cochran Jr, un avocat civil bien connu qui défend à présent O.J. Simpson. Et John Branca, que Fields avait remplacé comme conseiller général en 1990, reprit sa place. Fin 1993, alors que les deux district attorneys de Santa Barbara et de Los Angeles convoquaient des chambres d'accusation pour décider ou non de retenir des charges criminelles contre Michael Jackson, la stratégie de la défense changea et, bien que la nouvelle équipe soit tout aussi convaincue de l'innocence de leur client, ils commencèrent à proposer des solutions d'arrangement.

 

 

Pourquoi le camp de Jackson décida-t-il de régler l'affaire sans avoir recours à la justice alors qu'ils proclamaient tous l'innocence de Michael et que les preuves contre lui étaient plus que douteuses ? Apparemment ses avocats jugèrent que de nombreux facteurs allaient à l'encontre d'une action civile. Parmi ceux-ci, il y avait la fragilité émotionnelle de Michael Jackson face à la pression des médias qui poursuivaient le chanteur jour après jour pendant une procédure pouvant durer plus de six mois. Des problèmes politiques et raciaux entraient également en ligne de compte, particulièrement à Los Angeles qui se remettait à peine de l'affaire Rodney King. De plus, les jurés de la région présentaient une mixité de races et, comme le faisait remarquer un des avocats: "On avait peur que les hispaniques en veuillent à Michael pour son argent, les noirs parce qu'il avait essayé de devenir blanc et les blancs d'avoir abusé d'un enfant." Selon Resnick "L'hystérie allait si loin et le traumatisme était si fort, qu'il n'y avait plus moyen de se défendre contre ça."

 

 

 

Les avocats de Jackson s'inquiétaient aussi de ce qui arriverait si un procès criminel suivait, particulièrement dans le comté de Santa Barbara, majoritairement peuplé de blancs, de conservateurs et de petits bourgeois. La défense avait beau retourner cela de toutes les façons, une action civile semblait trop risquée. Selon certaines sources, les avocats pensaient donc éviter le procès criminel par un arrangement tacite avec Chandler qui accepterait de ne pas laisser témoigner son fils. Certains prétendent que cette décision a découlé aussi d'un autre facteur - la réputation des avocats. "Pouvez-vous imaginer ce qui arriverait à un avocat qui aurait perdu l'affaire Michael Jackson ?" observe Anthony Pellicano. "Il n'y avait pas de moyen pour les trois avocats de s'en sortir mieux que par une transaction. Le seul perdant était Michael lui-même." Mais celui-ci, selon Branca "avait aussi changé d'idée en rentrant au pays. Il n'avait pas encore perçu depuis l'étranger,  l'incroyable couverture médiatique et l'hostilité qui s'en dégageait. Il eut envie d'en finir avec tout ça".

 

 

 

Dans l'autre camp, les relations entre les membres de la famille devenaient acides. Pendant une réunion, au bureau de Larry Feldman, fin 1993, Chandler perdit les pédales et se jeta sur Schwartz. Celui-ci s'étant séparé de June entre temps et se voyant écarté des décisions prises en ce qui concernait son beau-fils, reprochait à Chandler d'avoir pris le garçon et de ne pas le rendre. "Dave était comme fou. Il accusa Evan d'extorsion pure et simple. C’est alors que Chandler se leva et commença à le frapper", nous révèle un témoin. Pour toute personne vivant à Los Angeles en janvier 1994, il n'y avait que deux sujets de discussion: le tremblement de terre et la transaction de Michael Jackson. Le 25 janvier, Jackson accepta de payer au garçon une somme restée secrète. En échange, la veille, les avocats du chanteur avaient retiré leur plainte pour extorsion contre Evan Chandler et Barry Rothman.

 

 

 

Le montant de cet accord n'a jamais été révélé. Mais on avance la somme de 20 millions de dollars. Chandler et June auraient reçu chacun deux millions et leur conseil Feldman aurait perçu 25% de cet argent comme honoraire. Le reste aurait été bloqué pour l'enfant sous surveillance d'un tuteur judiciaire. "Souvenez-vous que tout cela a toujours été une affaire d'argent", affirme Pellicano. "Chandler a eu ce qu'il voulait. Et comme ce dernier a conservé la garde de l'enfant, il pense qu'il aura ainsi facilement accès à l'argent de son fils à sa majorité." A la fin du mois de mai 1994, Chandler a effectivement abandonné la dentisterie et fermé son cabinet de Beverly Hills, où les supporters de Michael ne cessaient de le harceler. Selon les termes de l'accord, Chandler ne peut écrire de livre sur l'affaire. Mais on prétend que son frère, Ray Charmatz, prendrait contact avec des éditeurs...

 

 

 

Un dernier épisode a eu lieu en août dernier lorsque les deux laissés pour compte, Barry Rothman et dave Schwartz, ont porté plainte contre Michael Jackson. Dave Schwartz maintient que le chanteur a brisé sa famille et Barry Rothman l'accuse ainsi que toute son équipe - Fields, Pellicano et Weitzman - de diffamation à cause de plainte pour extorsions de fonds. "Cette accusation est totalement sans fondement", assure l'avocat de Rothman. "Monsieur Rothman a été ridiculisé, a subi une enquête criminelle et une forte perte de clientèle." Quant à Michael Jackson, "il continue à vivre" comme le déclare son attaché de presse Michael Levine. Récemment marié, le chanteur vient d'enregistrer trois nouvelles chansons pour son dernier album et de terminer "History", une nouvelle vidéo.

 

 

 

En conclusion, qu'est-il sorti de l'énorme enquête réalisée sur la star ? Après que des millions de dollars aient été dépensés par la police et la justice et que les deux chambres d'accusation aient questionné (jusqu'en Australie!) près de deux cents témoins, dont trente enfants connaissant intimement le chanteur, pas un seul témoignage ne peut être trouvé pour corroborer la seule accusation provenant d'un garçon qui avait absorbé une drogue hypnotique pouvant servir de manœuvres de suggestion. "Ce cas est douteux", explique le Dr. Undrwager. "Précisément parce qu'il semble n'y avoir qu'une seule victime. Les vrais pédophiles font en général une moyenne de 240 victimes dans leur vie. C'est un désordre qui s'aggrave avec le temps. Ils ne sont jamais satisfaits."

  Source : MJ France.

 

 

On peut penser qu'un procès aurait lavé Michael de tous soupçons, alors qu'à présent l'opinion publique spécule toujours sans restriction.  Il est possible et vraisemblable que Michael n'ait commis aucun crime. Il n'était  sans doute que ce qu'il prétendait être : Le protecteur des enfants.

 

 

 

Michael a admis plus tard que le règlement financier de 1993 avait été une erreur.

 IL avait toujours défendu la thèse d'un complot familial initié par le père pour lui soutirer de l'argent.

 

 


 

Après le règlement, Chandler  s'était fait faire de multiples chirurgies plastiques pour masquer son identité, en prétendant des abus et du harcèlement de la part des fans de Jackson en colère.

 

Selon le  journal USA Today  et l'article écrit par le journaliste DeWayne Wickham , en 1996, Chandler a tenté de poursuivre Jackson une seconde fois,  il réclamait 40 millions à Michael et son épouse d'alors Lisa Marie Presley, affirmant qu'ils avaient violé les conditions d'entente et de confidentialité en parlant de l'affaire à la télévision.  Chandler a aussi demandé 60 millions de dollars à Sony musique afin qu'il puisse enregistrer son propre album de réfutation intitulé EVANstory . 

 

 

Un livre sur les allégations,  écrit par son frère Raymond, a été publié en 2004, après une nouvelle série de  d'accusations de molestation contre Jackson.

 

 

Il a été révélé par Juin Chandler-Schwartz, que son fils Jordan Chandler a fuit  le pays pour éviter de témoigner contre Jackson au procès de 2005,  il avait déposé une demande d'émancipation légale de ses parents et n'avait plus  eu aucun contact avec eux depuis 1994.  En 2006, les documents judiciaires déposés dans l'état du New Jersey ont  révélé qu' Evan Chandler avait  été poursuivi par son fils Jordan,  après qu'il l'ait  presque tué avec une barre de fer en Août 2005.  Jordan a  ensuite obtenu une ordonnance restrictive permanente contre son père.


 

 

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Evan Chandleur, le père du jeune homme se suicidera  le 5 novembre 2009 d'une balle dans la tête,  L'homme n'aura jamais changé de version mais tout laisse à penser que son geste avait un lien avec ses fausses accusations,  cause de l'énorme conflit entre lui et son fils.

 



Evan Chandler n’a laissé aucune explication. Pas un mot pour donner les raisons de son suicide. 

 

Sa concierge l’avait  retrouvé, une balle dans la tête et un pistolet dans la main, dans son appartement du New Jersey. Il avait 65 ans quand il est mort.

http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2009/11/18/article-1228772-07430D7A000005DC-216_468x475.jpg

 le corps d' Evan Chandler gisait dans un luxueux appartement du Liberty Towers à Jersey City.

 

 

 

Après avoir appris la mort de Chandler , l'ancien shérif Jim Thomas du  comté de Santa Barbara ,  responsable de l'enquête sur la première affaire Jackson, a déclaré :

" Tout le monde dans toute cette saga a été touché tragiquement."

 

 

 

Jordy  Chandler , qui a maintenant 34 ans, vit sous un nom d'emprunt à Long Island dans l'état de New York, il  n'a jamais parlé publiquement de l'allégation.

 

 

 

 

 

 

 

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