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MICHAEL JACKSON et Les personnages à avoir marqué le XXème siècle

7 ans après le décès de Michael Jackson :

25 Juin 2016, 16:33pm

Publié par motspourtous

7 ans après le décès de Michael Jackson :

Depuis sa mort, le 25 juin 2009, Michael Jackson  a été impliqué dans quatre affaires judiciaires : le procès du docteur Murray, celui du promoteur de concerts AEG et de sombres histoires de pédophilie....

Depuis sa mort il y a sept ans, Michael Jackson n'a jamais vraiment reposé en paix !

À peine le procès opposant sa famille au promoteur musical AEG se termine-t-il, qu'un autre entre en chantier. En 2013, le danseur et chorégraphe des stars " Wade Robson" , sort de son silence. pour  accuser le chanteur d'être un "pédophile et un tyran sexuel".
Robson a porté plainte au printemps 2013 et son procès a eu lieu en 2014  (non lieu) ,  Lui aussi réclamait  une somme astronomique : 1,5 milliard de dollars. 

L'avocat de la famille Jackson l'a dit seulement motivé par l'argent :  Wade Robson n'a pas toujours tenu ces propos. En 2003, quand Michael Jackson avait été accusé de pédophilie par plusieurs enfants, il avait affirmé n'avoir jamais été agressé

James Safechuck avait également décidé de porter plainte contre Michael Jackson pour abus sexuel, pour des faits qui remontaient à 25 ans. Dans le passé, lorsque son nom avait été évoqué pour parler de victime potentielle, l’Américain avait pourtant toujours nié avoir été harcelé par le Roi de la pop.
Selon Howard Weitzman, représentant légal du clan Jackson, les faits reprochés dépassaient la période requise par le principe de prescription établi à vingt ans aux États-Unis dans pareilles circonstances. D’après l’avocat, les motivations de James Safechuck étaient surtout financières. Il s’appuyait notamment sur plusieurs déclarations du jeune homme qui avait témoigné sous serment en faveur de Michael Jackson lors de précédentes affaires.
 

Le 22 juin 2016 ce sont les révélations publiées  par le site américain Radar Online qui ravivent   la polémique.    " Un rapport de police de 2003, jamais publié,  révèle au grand jour les véritables penchants du chanteur. On parle de torture d'enfants nus, de torture d'animaux,  de bondage féminin, et de sadomasochisme ",  images à l'appui !  (un truc de dingues) ... Cela prend néanmoins  une certaine saveur, puisque les propos sont repris par les plus grandes chaînes d'information de la planète ! Plus c'est décadent, plus cela donne envie d'être lu .....Les professionnels du scoop le savent bien.

Dans un communiqué, les proches du Roi de la Pop dénoncent : "ceux qui continuent d'attirer des clics internet racoleurs en exploitant honteusement Michael ignorent le fait qu'il a été acquitté par un jury en 2005 de chacun des 14 chefs d'accusations salaces qui avaient été portés contre lui lors d'une chasse aux sorcières infructueuse".

Jermaine Jackson : «Toutes les preuves disponibles et les rapports ont été montrés aux jurés en 2005. Michael a été désigné non coupable à l'unanimité.»  «Le juge Melville dans un communiqué de presse avant le procès, a stipulé que les procureurs avaient confirmé qu'aucune pédopornographie n'avait été retrouvée.»

Mais voilà pour les Américains, il y a l'effet que la célébrité de certains accusés exerce sur un jury.  Pendant la séléction du jury, il devient clair que de nombreux jurés éventuels faisaient de leur mieux pour se faire recruter, alors même que la longueur  prévue du procès allait constituer un fardeau pour eux. Des gens vinrent du monde entier pour assister au procès, et quelques jurés, sous le charme de Michael, manifestèrent un comportement pour le moins curieux. A l'appui de ces dires, l'un d'eux apporta secrètement dans la salle où siégeait le jury la vidéocassette d'un reportage télévisé sur le procès. Après l'acquittement unanime de MJ de tous les chefs d'accusation retenus contre lui, deux des jurés déclarèrent à la télévision qu'il était en fait coupable et qu'ils comptaient écrire un livre sur cette affaire.

(La publication de livres écrits par des jurés constitue un problème tenace dans les affaires mettant en scène des personnes célèbres. Pour de nombreuses personnes, la signature d'un contrat avec une maison d'édition représente la meilleure occasion de leur vie de gagner beaucoup d'argent, et la tentation peut être irrésistible....) 

Les observateurs judiciaires concèdent qu'en vertu de la liberté d'expression reconnue dans le premier amendement de la Constitution, les jurés ont le droit de coucher par écrit leurs réflexions sur l'affaire qu'ils ont entendue, mais la plupart des détracteurs sont finalement convaincus que cette pratique peut avoir un effet malsain sur le système du jugement par jury.

Dans les affaires fortement médiatisées, les procès devant juge et jury sont souvent si compliqués que les accusés suffisamment fortunés se font représenter par une équipe juridique de très haut niveau, de ce fait certains pensent qu'ils détiennent un avantage certain, ce qui nourrit la perception que ce système favorise les nantis.

On peut, bien sûr, critiquer le fonctionnement de la justice américaine, déplorer certaines mises en scène.  Mais il n'est pas possible d'ignorer une réalité : aux États-Unis, personne n'est à l'abri du glaive de la justice. Les hommes de renom comme les politiciens.

Enfin, pour conclure, je pense que ces douces images valent mieux que mille mots.

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Le business post-mortem !

20 Juin 2016, 13:07pm

Publié par motspourtous

Le business post-mortem !

« Michael Jackson vaut davantage mort que vivant » affirme Joe Jackson, à propos de son fils. Cet illustre disparu constituait déjà de son vivant des sources de profits énormes. Mort il est plus rentable encore !

« Le business » des stars disparues est en effet considérable, au point de régulièrement faire la Une des journaux et magazines.

La magazine économique américain Forbes publie chaque année un classement des revenus des vedettes disparues qui témoigne de ce que beaucoup d’entre elles rapportent davantage que nombre de vedettes bien en vie, et parfois davantage mortes que vivantes. (Michael Jackson  est la personnalité décédée qui gagne le plus d'argent) voir ici et ici

Ces vedettes disparues si rentables sont des sources de profits pour l’ensemble des acteurs qui participent à la construction de la postérité et au développement du culte. Ceux-ci défendent un premier intérêt et poursuivent un premier objectif, tous deux financiers et économiques. Les héritiers, détenteurs du droit d’exploitation de l’image et du nom, le cercle le plus large des proches, l’industrie du loisir, des médias, du cinéma, du disque, l’industrie de la publicité ou du tourisme, la ville qui a vu naître et grandir la vedette, ou celle qui devient lieu de pèlerinage, tous ceux qui interviennent dans le processus de pérennisation et de sacralisation tirent profit de cette carrière posthume. Ce profit, indéniablement, est une conséquence autant qu’une explication de la construction de la postérité.

Source de profit de son vivant, la star est ainsi promise à la postérité pour rester une source posthume de profit. Tous les acteurs de la postérité vont participer au processus de pérennisation, à la fois pour conserver et développer leurs gains, et en accroissant ceux-ci. En œuvrant pour réaliser des bénéfices, c’est-à-dire en exploitant l’image, le nom, le catalogue de la star, ils contribuent à son succès posthume.

Il est somme toute assez symbolique que la carrière posthume de nombre de ces vedettes disparues soit gérée par des sociétés, dont l’objectif premier est de réaliser des profits, et qui, pour ce faire, doivent préserver, défendre et développer la mémoire de la vedette. Il s’agit là d’un capital qu’il faut faire fructifier.

Il y a un deuxième type d’explication à la postérité des «  illustres disparus » et à la ferveur qu’ils suscitent des années ou des décennies après leur mort : l’explication politique ou idéologique.

Ces célébrités disparues ont en commun de fédérer les individus, de rassembler les peuples. Objets de consensus, elles font (ou presque) l’unanimité.

Au cœur d’une entreprise de sacralisation et d’héroïsation, ces grands disparus conjuguent une double figure ; « une figure de rupture, de transgression, de division : c’est le geste fondateur inouï, inadmissible, que seul peut assumer le héros, et qui est lié à son pouvoir magique » (Boudrot, 2001, p.179), mais aussi et surtout «  une figure de consensus, de cohésion, de modération : le héros par sa stature, sa présence dans l’imaginaire collectif, unifie la communauté, assure sa cohésion » (ibid.,p.179) Tout groupe, toute communauté, toute société, toute nation, doit se doter de telles figures tutélaires et fédératrices, rassembleuses et unificatrices.

Or la nation entière, parfois le monde entier, aime, puis pleure et enfin vénère, les Elvis Presley, Michael Jackson, Marylin Monroe, Lady Diana, Prince ou Mère Teresa. Les rassemblements spontanés à l’occasion de l’annonce de la disparition puis la mobilisation et le déferlement d’émotion, de ferveur et d’hommages lors des funérailles de la célébrité témoignent tant de la popularité de la vedette que de sa capacité à unir et rassembler.

Aussi,  les États, administrations, gouvernements, autorités, ont-ils intérêt à promouvoir ces vedettes illustres, leur œuvre et leur action, et à favoriser leur entrée dans la postérité. L’unanimité dont elles bénéficient et la fonction fédératrice qu’elles remplissent (déjà de leur vivant, et plus encore après leur disparition) leur assure d’une certaine façon postérité et plébiscite populaire et fervent. (s'attacher l'image d'une star célèbre augmente l'aura électorale de l'élu).

Ces illustres disparus, héroïsés et sacralisés, sont de surcroît porteurs des valeurs de la société de consommation, de l’économie capitaliste. Symboles d’un ordre moral, social et politique, ils sont promus par cet ordre politique et marchand,  qui trouve en eux des ambassadeurs, ou qui les façonne comme tels.

Des célébrités (Jim Morrison, John Lennon, Kurt Cobain, Michael Jackson, Prince..etc) moins conformes à l’ordre social, politique, économique dominant, sont moins consensuelles de leur vivant, mais vont le devenir après leur disparition. Elles vont être, du fait notamment de la ferveur populaire que leur mort déclenche, plébiscitées et promues par ceux-là mêmes qui les auront parfois critiquées et condamnées. Ces artistes disparus deviennent des héros adulés, au sein d’un système social et politique, d’une industrie du disque et du divertissement, d’un ordre économique et marchand, qu’ils ont parfois rejetés mais qui les consacrent et les célèbrent. Cette consécration ne va pas sans un travail d’édulcoration, de dépolitisation de leur action, de leur œuvre et de leur image. Actions, œuvre et image se trouvent débarrassées de leurs éléments subversifs et contestataires. Ces personnages devenus héros sont policés, aseptisés afin d’être transformés en objets commerciaux, apolitiques, populaires, neutres, universels ; en produit de masse, déversés sur le marché de la gloire et de la postérité, avec le soutien d’un lancement marketing, d’une campagne promotionnelle et commémorative, célébrative et publicitaire. Ces vedettes contestataires disparues perdent ainsi, lors de leur carrière posthume, de leur pouvoir de subversion, de leur force contestataire. Elles gagnent en valeur symbolique et commerciale ce qu’elles perdent en valeur d’opposition et de contestation.

L’acte militant de l’admirateur et son adhésion à des formes de rejet ou critique idéologique, économique, politique, sociale, culturelle, sont réduits à la pratique du culte, à la dévotion, à la « consommation » du caractère révolutionnaire et contre culturel, antisocial, de la figure adorée. L’admirateur « rebelle » peut ainsi être rejoint par l’ensemble du corps social, dans une célébration unanime d’une vedette débarrassée de ses éléments spécifiques, subversifs et « clivants ».

L’importance et l’efficacité de ce processus d’édulcoration, de dépolitisation, et « d’évacuation du réel » de l’œuvre et de l’image, de ces personnes illustres, se vérifient de façon d’autant plus criante que la victime du processus est subversive. Si des rock stars ou Pop star (et leurs œuvres) subversives et contestataires ne résistent pas au processus, les leaders révolutionnaires, promis à la postérité et à la célébration n’y résistent pas davantage : Che Guevara en est l’illustre et Ô combien visible exemple.

Héros de la révolution cubaine, devenu le symbole universel de la lutte contre l’injustice, la tyrannie et l’oppression, il s’est rapidement trouvé au cœur d’un considérable business qui repose sur la commercialisation de son nom et de son image, et d’un vaste ensemble de produits dérivés à son effigie. Le nom du et l’image du Che (la fameuse photographie prise par Alberto Korda et stylisée par le peintre Jim Fitzpatrick)  figurent sur les posters qui ornent les chambres des adolescents dans le monde entier, ou sur les tee-shirts recouvrant le torse de personnes souvent fort éloignées de la cause marxiste et internationaliste. On retrouve ce nom et ce visage sur des vêtements (casquettes, boucles de ceintures, écharpes, caleçons, sacs de toile, T-shirt ), des éléments de vaisselles, divers accessoires (des briquets, cendriers, porte-clés, drapeaux, calendriers) ou même sur des jouets. Ils sont utilisés pour illustrer nombre de campagnes publicitaires (Liberty Surf, des lunettes de soleil Jean-Paul Gaultier, la banque Luxembourgeoise Dexia, une marque de soda El Che Cola, les glaces Magnum, etc…) Déclinés sous toutes les formes, et distribués dans le monde entier, le Che, son nom, son image et son mythe sont devenus un accessoire de mode, une marque, un « produit global », et le symbole d’une révolte apolitique et universelle, fédératrice et consensuelle, d’une rébellion inoffensive et idéalisée, esthétique et romantique. Ils ont permis et permettent encore à des industriels et professionnels du marketing de réaliser des profits considérables, et ils témoignent de la faculté du système capitaliste de « récupérer » jusqu’à ses plus ardents opposants (et les valeurs et idéaux les plus contestataires et subversifs), pour en faire des produits de consommation de masse, inoffensifs et lucratifs.

Mais ce n’est pas tout. A tout point de vue, la mort rend bankable. A propos de Michael Jackson, Il y a aussi l’utilisation de  ses morceaux de musique dans des spots publicitaires, des émissions de télévision ou encore des films, etc... moyennant des sommes  rondelettes versées aux divers ayants droit.  Comme sur les marchés financiers, le cours des artistes évolue au fil du temps et des événements !  Et la mort rend l’inadéquation de l’offre à la demande très intéressante.

Je ne rentrerai pas dans tous les détails, mais dans le même acabit,  je peux également évoquer les spectacles destinés à rendre hommage à Michael Jackson, les fan-clubs qui ont vocation à promouvoir l’image de la vedette et encourager la passion, la ferveur sinon le culte. Les clubs sont également des instances organisant des manifestations ( concerts, rétrospectives commémorations, voyages dans les lieux de culte, invitation de tel proche, collaborateur ou spécialiste de la vedette, séances de dédicaces d’un biographe etc… Les clubs ont en outre des lobbies de pression efficaces pour assurer la postérité de la vedette et la défense de sa mémoire. Des actions peuvent être ainsi entreprises (pétitions, manifestations, collectes de fonds) pour que soit rebaptisée une rue, boycotté un ouvrage diffamant, ériger une statue,  inaugurer une plaque commémorative, déposer des fleurs autour du disparu etc…. les clubs éditent souvent des magazines, ou des fanzines et proposent à la vente de nombreux produits en lien avec la célébrité, depuis des CD, bibelots, posters jusqu’à des voyages ou des participations à des événements particuliers. D’autres, à l’image des innombrables « Michael Jackson Fan-Clubs » sont des sites de grande ampleur, aux multiples rubriques. Ces clubs se présentent à leurs membres comme une famille, le président tenant souvent le rôle de patriarche, tirant sa légitimité de l’ancienneté de son culte, de son engagement sans limite et de sa grande connaissance de l’artiste et de son œuvre. Figure tutélaire, paternelle, il met souvent en avant le caractère désintéressé de son association (association loi  1901 à but non lucratif conduisant des activités lucratives) et insiste sur la convivialité, la chaleur et la solidarité autant que le dévouement à la vedette, qui y règnent. Les fans sont souvent bien convaincus du caractère accueillant, soudé et familial de leur club, y ayant noué des liens forts.  Les fans  alors hors contexte d’hostilité de l’extérieur, d’incompréhension par l’entourage, de disqualification de la passion et du statut de fan, trouvent parmi les pairs et dans le club un refuge, un îlot de paix, un espace où la vedette, le fan et sa ferveur sont non seulement admis et normalisés, mais également valorisés, promus et encouragés. Le fan peut alors laisser libre cours à sa passion, dans cet univers où norme et système de valeurs ont été redéfinis et se conforment aux siens propres. Il peut proclamer sans honte son amour pour la célébrité, dire l’ampleur de son investissement, annoncer les gestes excessifs ou spectaculaires de sa passion (sacrifices, dépenses, émotions…) revendiquer l’importance de sa collection de disques ou CD, DVD)  etc…Le fan découvre aussi de nouvelles règles et normes, sans cesse objets de réajustement, s’initie aux pratiques, aux gestes et aux formes valides d’expression de la ferveur, découvre les conduites réprouvées par le groupe, les interdits, les limites à ne pas franchir. Etc…Tous ceux qui interviennent dans le processus de pérennisation et de sacralisation tirent profit de cette carrière posthume, les profits sont tels qu'il serait absurde de s'en priver. Or à bien y regarder très peu s'en privent. Sauf les bloggeurs dont les pages Web sont appelées à rester tout à fait personnelles et non encadrées.

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Walt Disney a eu un destin animé !

18 Juin 2016, 08:47am

Publié par motspourtous

Walt Disney a eu un destin animé !

Walt Disney est sans nul doute le seul personnage au monde qui évoque autant les loisirs, l'enfance et le rire. Mickey, Donald et les autres ont conquis des générations, faisant de l'oncle Walt le dernier empereur d'Hollywood, le grand artisan d'une machine à rêves.

Créée dans les années 20 par Walt Disney et Ub Iwerks, la petite souris Mickey Mouse mettra quelque temps à trouver sa silhouette définitive. Rival de Felix de chat et amoureux transi de Minnie, c'est vêtu d'un chapeau de magicien que Mickey devient célèbre (Fantasia, 1940). Accompagné de son fidèle chien Pluto, Disney lance Donald Duck le canard grincheux, Picsou l'avare, les joyeux écureuils Tic et Tac....

Entre 1936 et 1941 le studio Disney connaît son âge d'or. Paraissent les dessins animés Blanche-Neige et les Sept Nains, Pinocchio, Bambi, Dumbo. Ces films qui plaisent aux enfants et aux adultes séduisent par la formidable magie qu'ils provoquent, faisant passer le spectateur du rire aux larmes.

Les dessins animés Disney se construisent autour d'un seul thème : La famille. Les historiens, sociologues et psychanalystes ont été nombreux à se pencher sur ces films. Ils y ont montré comment le héros était à chaque fois interrompu dans son parcours : La pomme empoisonnée de Blanche-Neige, le nez à rallonge de Pinocchio, les oreilles gigantesques de Dumbo...

A la mort de Walt Disney, les portraits et autres nécrologies sont extrêmement élogieux. Personne n'ose dire l'autré vérité sur celui qui a le pouvoir de faire rêver le monde. Ce n'est que plus tard que l'on apprendra que Disney fut un patron tyrannique, réprimant par exemple, la grève de son équipe en 1941. N'oublions pas non plus qu'il fut pendant vingt-cinq ans un agent du FBI, chargé d'informer les autorités des acteurs, scénaristes ou producteurs jugés subversifs, c'est-à-dire communistes.

Au rang des vérités  figurent aussi son racisme, et son sexisme, encore récemment dénoncé par l'actrice Meryl Streep à l'occasion d'un dîner de gala  à Hollywood. Cette accusation s'appuie, entre autres, sur le 11e long métrage du studio : Mélodie du Sud (1946). Le film, qui met en scène d'anciens esclaves et leurs anciens maîtres dans une plantation de coton, accumule les clichés raciaux, à tel point qu'il est aujourd'hui indisponible.

Marié au dessin animé, Onc' Walt ne vécut finalement pas très heureux, mais eut des milliards de neveux à travers le monde. Ayant consacré sa vie à donner aux enfants le bonheur qu'il n'eut pas, il ne fut pas pour autant le saint François d'Assise des marmots. L'homme aux 29 oscars fit une carrière fabuleuse dans la pellicule, mais, dans la vie, son truc, c'était plutôt le négatif. 

Onc' Walt est un tonton gâteau pour ceux qui ne travaillent pas avec lui. Pour ses employés, hors ses «neufs vieux fidèles» des débuts, les salaires sont maigres et l'ambiance paroissiale. Pour construire sa fortune, Walt s'adonne au jeu de l'ego : le gestionnaire Roy, qui d'ailleurs s'en moque, reste en coulisse. Jamais le talent d'Iwerks ne sera reconnu, jamais une femme ne deviendra cadre, et un seul Noir travaillera dans la compagnie du vivant de Disney : son cireur de chaussures. Pour son 35e anniversaire, ses collaborateurs fabriquent un film où Mickey montre à Minnie que ses oreilles ne sont pas les plus intéressants de ses attributs. Après la projection - privée - de ce Mickey Maousse avant l'heure, Walt applaudit, apparemment ravi : «Qui sont les auteurs?» Flattés, les coupables s'avancent. «Vous êtes virés !»

Bien sûr, la vie se venge. A la fin de 1937, pour récompenser son personnel des efforts accomplis, Walt leur offre un week-end boy-scout à Narco Lake : après une nuit orgiaque, impuissant à calmer de jeunes employés qui ne le sont pas, il s'enfuit, horrifié, avec femme et bagages. Pour la première de Pinocchio à New York, Walt engage 11 nains qui, déguisés en marionnettes à long nez, égaient le balcon du cinéma ; après un déjeuner arrosé, ils remettent ça, entièrement nus... Des policiers escaladent la façade pour les attraper avec des taies d'oreiller. 

Il y a moins drôle : Walt fréquente les nazis américains, moins par conviction que dans l'espoir de pénétrer un marché allemand qui lui est interdit.  Disney affiche un conservatisme à tout crin et incarne, depuis la crise, la revanche de la nation morale et travailleuse, du pays propre et rigide. Le public s'abreuve des valeurs de l'Amérique amidonnée de «wasp» Disney. 

Sur cet homme, adepte d' «America first» et de «Disney first in America», le châtiment s'abat bientôt : 1941, année de chien. Son père meurt, Mickey, dont Fantasia devait relancer la carrière, s'essouffle, Disney n'a plus d'idées et la grève de son personnel, qui veut adhérer à la Cartoonists Guild, dure de longs mois. Dans une pathétique réunion qu'il fait enregistrer par méfiance, il tente le coup des larmes : des huées lui répondent. Walt cédera mais se vengera, se privant de talents qui feront le bonheur de la concurrence. En décembre, l'armée envahit son studio, base de défense antiaérienne contre des avions japonais qui ne viendront jamais. Ses films de propagande antihitlérienne ne l'empêchent pas de sortir de la guerre farouchement anticommuniste : même son admiration pour Chaplin y succombe. En 1944, il cofonde avec William Randolph Hearst la droitière Motion Picture Alliance. L'après-midi du 24 octobre 1947, il dépose devant la sinistre Commission des activités antiaméricaines.   

Pendant ce temps, ses affaires déclinent, dans une Amérique d'après guerre qui rit plus aux gags coquins des Looney Tunes qu'aux espiègleries de Disney, comme le chewing-gum chasse la guimauve. Mais, une fois de plus, Walt va répliquer par l'innovation. Il bouleverse son capital en créant WED Entreprises (d'après ses initiales) et Retlaw (l'anagramme de son prénom). Il révolutionne le film animalier, avec L'Ile aux phoques et Désert vivant. Il suit la technologie en adoptant le CinémaScope. Surtout, il accouple le plus puissant outil du spectacle au plus fou de ses rêves : la télévision va financer Disneyland. Le 27 octobre 1954, Walt invente sur ABC, avec le Disneyland Show, le prime time : une émission suivie d'un film. Toutes les télés embraient. 

Disneyland est né au printemps de 1948, quand Walt, perché sur la minilocomotive qui tourne dans son jardin, déraille par distraction et défonce le mur du salon : des ruines du living-room, il émerge avec une idée mûrie depuis longtemps. En 1930, il a passé de longues heures devant la statue de la Liberté, pour comprendre le succès du monument. Dix ans plus tôt, sur un manège de Kansas City, il glissait à un camarade : «Un jour, je construirai un parc d'attractions. Et celui-là, il sera propre!» Rêve exaucé au-delà du raisonnable : alors qu'il porte la moustache depuis 1926, Disney interdira toute pilosité faciale aux employés de son parc ! 

Présentée par son ami Ronald Reagan le 17 juillet 1955, l'ouverture de Disneyland dans une orangerie de Californie, à Anaheim, est une catastrophe : rien n'est prêt, il y a une fuite de gaz et les visiteurs s'enlisent dans du goudron encore chaud. Puis aux 15 000 invités s'ajoutent 18 000 resquilleurs qui ont escaladé les clôtures.

Toujours malheureux, Disney est toutefois surpuissant. Kirk Douglas  l'attaque en justice pour avoir diffusé sur ABC des images privées de sa famille en visite chez Disney, puis, discrètement dissuadé, il retire sa plainte : «On ne fait pas de procès à Dieu», lâche-t-il. Dieu a tourné en personne l'attaque de la pieuvre dans Vingt Mille Lieues sous les mers, Dieu vient de vendre 10 millions de toques «Davy Crockett» en raton laveur et Dieu oblige même le FBI à le laisser filmer dans ses locaux une émission du Mickey Mouse Club... (Edgar Hoover, à l'époque directeur du FBI, a obtenu du dessinateur qu'il modifie le scénario de certains de ses films, où l'organisation était présentée sous un angle «défavorable». En contrepartie de sa collaboration, Walt Disney eut l'autorisation de filmer au quartier général de la Sûreté fédérale, à Washington. Une si maigre récompense montre que le maître du dessin animé américain agissait par pure conviction.)

Mais cet homme qui n'eut pas d'enfance redoute la vieillesse. Il entonne en 1964 son chant du cygne, avec le triomphe - cinq oscars - de Mary Poppins, résurrection d'Alice avec ses humains plongés dans des cartoons, et l'Exposition universelle de New York. Quand Lyndon Johnson, président démocrate, lui remet la médaille de la Liberté, Walt arbore sur sa veste l'insigne des républicains... On parle même de lui pour le prix Nobel de la paix. Walt jette alors ses dernières forces dans deux projets encore plus fous. Disneyworld, d'abord, pour lequel il achète une portion de Floride, à Orlando. A Anaheim, il a réalisé que le parc était un appât : hôtels, cinémas et manèges ont colonisé les environs. Pour chasser ces parasites plus voraces que les moustiques des marais de Floride, Disneyworld sera immense. L'autre projet est une communauté de production, Epcot : Experimental Prototype Community of Tomorrow. C'est l'utopie Disney, l'humanité comme une famille, avec l'enfant roi et lui en Dieu le père. Walt songe alors à un robot à son image pour le remplacer, il évoque même la cryogénie..(Parmi les légendes urbaines encore en circulation, il y a celle qui veut que Walt Disney ait été cryogénisé juste après sa mort...., Mais Walt Disney a bel et bien été incinéré). 

Le 7 novembre 1966, il entre à l'hôpital Saint Joseph de Burbank. Il vient de terminer Le Livre de la jungle, qui sortira juste après sa mort. La vieille blessure évoquée pour la presse est en fait un cancer du poumon. Le 14 décembre au soir, il parle longuement avec son frère Roy d'Epcot  de Disneyworld. Puis, seul, assis dans son lit, il contemple son imposant studio, de l'autre côté de la rue : Roy a donné l'ordre qu'on laisse les bureaux allumés toute la nuit. «Je ne fais pas des films que pour les enfants, déclara-t-il un jour. Je m'adresse à l'innocence enfantine. Le pire d'entre nous n'en est pas dépourvu, si profondément enfouie soit-elle. Par mon travail, je m'adresse à cette innocence ; j'essaie de l'atteindre.» En cherchant au fond de son âme, Walt Disney a-t-il trouvé sa part d'innocence ? Lui qui aimait tant les crépuscules, il s'éteint au lever du soleil, le 15 décembre 1966.

Au-delà de certains aspects contestables du personnage, (personne n'est parfait)   Disney fut un formidable créateur, un magicien parmi les hommes. Il a produit plus de 650 films et courts métrages d’animation ! Bien sûr, c'était un archarné toujours à l’affût du dernier progrès technique. Oui, il était sans limite, doté d’un ego immense, perfectionniste, capricieux et autoritaire, paternaliste et père la morale,  mais il était  un passionné qui a su donner vie à un monde imaginaire peuplé de créatures drôles et attachantes qui continuent, bien après sa mort, de faire rêver le monde entier...

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Addictions et pansements psychiques des stars.

15 Juin 2016, 09:00am

Publié par motspourtous

Addictions et pansements psychiques des stars.

L’usage de produits de toutes sortes, alcool et médicaments légaux compris, est une réalité dans le show-business.  Ce n’est un secret pour personne. Une frange non négligeable de célébrités ont développé au cours de leur carrière des dépendances progressives à diverses substances qui les ont conduites graduellement à des toxicomanies graves.

Ne nous offusquons pas ! Lorsqu’on est célèbre dans l’univers marchand qui est le nôtre, on plonge tête baissée dans le règne du quantitatif. La vedette vit sous le régime du toujours plus et de l’explosion des limites. L’amour se mesure aux résultats du box-office. On vous applaudit lorsqu’on vous remet un disque d’or. Mais savez-vous ce que cela fait d’être sifflé par une salle de 50 000 personnes ? Pour certains, plus le succès est précoce, plus la drogue apparaît rapidement. Drew Barrymore,  enfant star célèbre dès l’âge de sept ans, découvre l’alcool à neuf ans, fume du haschich à dix et prend de la cocaïne à douze….Les starlettes ne sont pas épargnées, et on ne compte plus, à Hollywood, le nombre de jeunes anonymes promises à une brillante carrière qui échouent à l’institut médico-légal de la ville.

Comme le dit Michel de M’uzan, les sujets addicts (dépendants) sont des «  esclaves de la quantité ». Ils luttent contre ce que le psychisme ne peut supporter ou assimiler : le vide, le manque, la désorganisation mentale, la difficulté à canaliser les pulsions et les excitations, le vécu indicible des traumas précoces et des abandons affectifs…

La perte des limites, associée à l’accès immédiat aux drogues de toutes sortes, finit par rendre terriblement faciles la consommation et la dépendance.

Les affres traversées pour s’en sortir sont devenues des classiques dans les récits de vie des stars. Les rehabs ne se cachent plus mais se chantent, comme le faisait Amy Winehouse, Il est loin le temps ou l’addiction était honteuse souterraine et cachée du public. Quand Henri Vidal , acteur célèbre et mari de Michèle Morgan, meurt en 1954, à l’âge de 40 ans, peu de gens connaissent la lutte qu’il menait depuis des années contre la drogue. Quelques décennies plus tard, dans le reportage consacré au groupe de rock Metallica, l’alcoolisme du chanteur James Hetfield, fait partie intégrante du documentaire. (Le documentaire Metallica, dans l’intimité d’un monstre, de Joe Berlinger et Bruce Sinofsky, saisit deux ans de la vie du groupe de heavy metal pendant la genèse de l’album St.Anger)

Amy Winehouse  et Pete Doherty  ont repris le flambeau des enfants terribles du rock, il semblent être tous les deux en permanence en cavale, entre prison, cure de désintoxication et extravagances de toutes sortes. Pete Doherty pense apparemment que tout montrer à la presse britannique, c’est faire un pied de nez à ceux qui voudraient lui voler son intimité. C’est sa manière paradoxale de contrôler les tabloïds. Il dit et montre – entre autres – ses addictions sans pudeur. Mais le jeu est périlleux et beaucoup s’y sont brûlé les ailes. Amy Winehouse ne donne pas l’impression de s’en sortir aussi bien. Sa créativité paraît avoir pâti de ses frasques judiciaires et médicales, largement relayées par les journaux à scandale. Quand elle chante Rehab en 2007, elle met en scène sa toxicomanie et, sans le savoir, se tire une balle dans le pied. «  Je peux m’exprimer quand même, je ne suis pas idiote. Je n’ai plus peur d’apparaître vulnérable. J’écris des chansons sur des trucs qui me sont arrivés et après je me sens mieux » (Craig McLean, the list, n°569, 12 février 2007).

La presse n’est malheureusement pas un bon psychothérapeute. Même ses parents s’y mettent : par journaux interposés, ils implorent ses fans de la boycotter afin qu’elle se soigne. Sa mère croyant sûrement bien faire, livre encore un peu plus de son intimité …L’expiation, la contrition publique sont sans nul doute salutaires pour son image et le marketing. Mais qu’en est-il de la sauvegarde de soi ? Amy Winehouse est retrouvée morte Le 23 juillet 2011 dans son appartement londonien, a priori en raison d'un fort abus d'alcool après une période d'abstinence.

Elle rejoint d'autres figures de la musique mortes à l'âge de 27 ans comme Jimi Hendrix , Janis Joplin , Jim Morrison , Kurt Cobain ou encore Brian Jones mais également le bluesman Robert Johnson, intégrant ainsi ce que l'on nomme le Club des 27. Le club des 27, c’est un funeste groupement de jeunes musiciens décédés à l'âge de 27 ans. Tous ont été victimes de leurs addictions, qu’elles soient la cause directe du décès ou non.

Dans le monde de la musique, ce sont les tournées et la scène qui facilitent l’ivresse. La drogue représente et symbolise la jouissance sans bornes de la star et fait frémir le public de bonheur. Il s’y intéresse de près. Certains artistes ont intégré les drogues à leur identité, souvent issue de l’imaginaire musical qu’ils représentent : Keith Richards, figure emblématique des Rolling Stones, ne serait pas Keith Richards sans sa tête de junkie. C’est pour cela que le public offre de la drogue aux artistes et que des dealers leur tournent autour. Eminem voit les acides pleuvoir sur scène durant ses concerts. Ses fans croient lui faire plaisir .....

L’utilisation des drogues se comprend comme un moyen de dopage, étant donné l’énergie que demande le démarrage d’une carrière. Mais l’exigence de rendement reste ensuite très élevée, et pour longtemps. Quand ça marche, il faut pouvoir tenir le rythme et la distance. Cela ouvre la porte aux uppers de toutes sortes : cocaïne, crack, amphétamines… Balzac boit jusqu’à trente tasses de café en une journée, grâce à quoi, pour lui, « chaque jour est un Austerlitz de la création ». Celui qui s’exerce au métier de héros est un athlète de haut niveau dont les prouesses font partie intégrante du métier. Le public se nourrit de son énergie, et quand les billets vendus se comptent par millions, il faut lui en dispenser sans compter. Tous disent l’énorme quantité d’énergie dépensée sur scène, la défonce pour se sentir invulnérable, l’adrénaline qui doit se maintenir à un niveau maximal pour permettre à l’artiste de tenir….

- Les exigences de la création -

Quand la création devient un métier, il faut pouvoir visiter régulièrement les arcanes mystérieux de l’imagination et rendre visite aux muses comme on va au supermarché ! Oui, les artistes parlent du besoin de créer comme de quelque chose qui s’impose à eux, qui demande à sortir. Mais cela ne sort pas toujours facilement.

La création artistique n’est rien de plus qu’une « dynamique de la nécessité », nous dit Otto Rank. L’écrivain allemand Rainer Maria Rilke, dans ses lettres à un jeune poète, affirme qu’il écrit « parce qu’il ne peut pas faire autrement ». Or le mouvement de la création s’accompagne d’une altération de l’identité car, selon Winnicott, il correspond à un moment de fonctionnement informe et décousu, à un état non intégré de la personnalité. Cela implique une régression passagère de la personnalité, avec un relâchement nécessaire du contrôle, une modification de l’état de conscience et de la vigilance, un peu comme une transe.

Cet état psychique particulier, difficilement atteint, facilite et libère les associations d’idées et donne accès aux émotions brutes et aux fantasmes de l’inconscient. C’est une régression créative qui est recherchée à l’aide de drogues,  beaucoup d’artistes des années 1970 l’ont tenté avec le LSD, comme déjà Henri Michaux avec la mescaline, Jean Cocteau avec l’opium et Freud avec la cocaïne.

- Apaiser le rythme…et la douleur -

Après les uppers qui stimulent, il faut pouvoir redescendre…Les autres produits arrivent donc généralement dans un second temps. D’abord parce qu’il faut retomber, dormir, souffler, lâcher prise, maîtriser l’excitation. Tarir le « robinet à adrénaline » que l’on a ouvert dès les débuts de la célébrité et qu’on ne peut plus fermer. Une nouvelle addiction apparaît pour venir contrebalancer la première.

Les downers occupent cette fonction. L’alcool, d’abord. Tout au début, il est impératif de calmer l’angoisse et le trac, que ce soit sur un tournage ou sur scène. Marilyn Monroe était la plupart du temps terrifiée avant de jouer une scène et elle avait besoin de boire de l’alcool, tout comme de nombreux artistes avant le lever de rideau. Ensuite viennent presque naturellement les calmants de la pharmacopée traditionnelle et les somnifères, et enfin l’héroïne, qui demeure le produit de cette catégorie le plus puissant et le plus périlleux.

Le balancement entre excitants et calmants va accompagner, tout en les creusant, les changements de régime inhérents à la vie d’artiste.  On raconte que, dès les années 1930, les studios Hollywoodiens prescrivaient des amphétamines à leurs acteurs afin qu’ils supportent mieux les nombreuses heures de tournage. Mais cela les rendait insomniaques, et on devait alors leur fournir des barbituriques ! C’est comme cela que Judy Garland  serait devenue addict. Les problèmes commencent vraiment quand on ne sait plus si on a besoin de se stimuler ou de se calmer…En 1950, l’accoutumance de cette grande actrice aux médicaments la rendant ingérable, le MGM mit un terme à son contrat.

Kurt Cobain, lui, était déjà accroché à l’héroïne quand le succès de Nevermind lui a explosé à la figure, ce qui témoigne bien que ses douleurs et ses tourments préexistaient. C’est aussi le cas de Ray Charles , qui rencontre la poudre très tôt dans son parcours, à seize ans, après la mort de sa mère en 1945. Il y renoncera vingt ans plus tard à l’occasion d’une spectaculaire arrestation. Mais pour la plupart des artistes, l’héroïne vient après, justement quand il s’agit de freiner un peu : «  Coluche  a découvert les drogues dures à 37 ans. La coke lui faisait du bien étant donné ses cadences infernales, mais l’héroïne l’a plombé cher.. » Commente sobrement Gérard Lanvin. (GQ n°8, octobre 2008). Nombre de carrières sont ainsi rythmées par les cures : Coluche, Yves Saint Laurent, Patrick Dewaere en France. Les plongées, les renaissances, les conséquences physiques et l’épuisement psychique se voient, marquent les corps et les visages. On peut dater précisément leurs relations aux produits au fur et à mesure des albums ou des films.

La drogue est en général présentée au béotien comme un moyen de destruction. Une punition que l’on s’inflige, que seuls la perversion ou le masochisme peuvent justifier…. Comment, sinon, donner sens à une intoxication volontaire ? Or la drogue peut être aussi un moyen de survivre.

Les biographes et commentateurs ont pour la plupart achoppé sur ce point. La même histoire est sempiternellement racontée : à la suite d’un accident, la star se voit prescrire un produit antidouleur dont elle ne pourra plus se passer et qui marque le commencement d’une toxicomanie sévère. Ainsi pour Edith Piaf , Michael Jackson  Françoise Sagan Ou  Prince  qui a succombé des suites d’une overdose de Fentanyl, un puissant antalgique opiacé.   Si le récit que l'on nous propose comporte une part indéniable de vérité et a le mérite de peut-être situer la rencontre avec le produit, elle ne donne qu’une explication comportementale partielle, qui occulte sans doute le plus important : Les antidouleurs ne soulagent pas que la douleur physique !

Le moi de la célébrité a subi des transformations profondes, tant dans ses limites que dans sa perméabilité et sa capacité de résistance. Son appareil psychique est débordé par des sollicitations trop nombreuses et trop intenses. Or les opiacés ont le pouvoir de se protéger d’autrui et de recréer artificiellement le bouclier psychique appelé « pare-excitation ». Ils amortissent les agressions, intrusions et menaces éventuelles. «  Se droguer, c’est maîtriser ce qui vient de l’extérieur », (Narcissisme et états-limites, Dunod/Presses de l’université de Montréal-1986)  et la célébrité en a bien besoin quand elle n’a pas réussi à trouver d’autres moyens pour trouver l’apaisement.  C’est ce dont témoigne justement Keith Richards : «  je n’ai jamais particulièrement apprécié d’être une star. La dope me permettait de me comporter plus facilement en public, mais c’est vrai aussi pour l’alcool. ..Je réagissais mieux quand j’étais sous héro » (Keith Tichards, life, Orion Publishing groupe, 2010)

-  Et puis surtout il faut pouvoir dormir - 

.Johnny Halliday  le confie : «  chaque nuit, j’ai peur. J’ai peur de m’endormir et de ne plus me réveiller. Ça me glace le sang. C’est à tel point que, si c’était possible, j’aimerais me passer de dormir. Naturellement, je ne peux plus dormir de façon naturelle. (Journal du dimanche, 5 Septembre 2010.)

L’insomnie est sûrement le symptôme le plus fréquent dans le catalogue médical des stars. Or le sommeil permet la reconstruction des limites, qui constituent en elles-mêmes une séparation nécessaire au dormeur pour reconstituer son unité. Mais une étoile ne peut s’éteindre, même pour une nuit …Marilyn Monroe , tout comme Elvis Presley , Michael Jackson  et beaucoup d’autres, se bourrent de psychotropes de toutes sortes, mélangeant morphiniques, barbituriques, benzodiazépines et antidépresseurs pour trouver le sommeil. Certains en mourront.  D’ailleurs, si les surdosages en somnifères n’étaient pas une cause si fréquente de décès et si les rapports des légistes n’étaient pas rendus publics, on n’imaginerait pas une telle détresse !

L’usage des drogues semble progresser avec les risques liés au processus de la célébrité, ou plutôt en fonction des atteintes portées au moi. C’est un marqueur particulièrement sensible de la souffrance d’une star, et de la manière dont elle se débat avec son image.

-  Cherche paradis perdu, désespérément  -

Mais la drogue n’est pas seulement un moyen de panser ses plaies. Cela permet de retrouver fugitivement cette exaltation narcissique si chère à la star, ce paradis perdu de la mégalomanie infantile par des moyens chimiques. Le public est devenu trop incertain. La drogue, elle, reste présente et accessible. Pour un temps (trop court) voilà le narcissisme comblé, restauré. Le monde extérieur est écarté. On est en dehors du désir, de la faim, de la soif, du manque….

La toxicomanie témoigne alors de la fragilité des assises narcissiques, qui, sur fond de carences précoces, ne cessent de s’effriter sous les traumas de la célébrité. De nombreuses stars dissimulent sous le glamour et une séduction clinquante une structure dépressive. Ce spleen révèle une mauvaise constitution du moi, mais aussi un manque de stabilité des objets internes (images parentales intériorisées) Ce manque conduit à la quête de sensations fortes ou à l’addiction, celle-ci tentant de prendre le relais lorsque l’appareil psychique ne parvient plus à se réguler. La drogue devient alors un appui identitaire.

C’est quasiment en ces termes que Jane Fonda parle dans ses mémoires de sa dépendance aux amphétamines. Son mal-être concernait son identité sexuelle (quel paradoxe pour un sex-symbol !), car elle aurait voulu naître garçon pour combler le désir de son père. Elle fut mannequin, puis actrice, mais elle détestait son corps et était obsédée par la minceur. Les amphétamines ont accompagné des années d’anorexie-boulimie, ce comportement compulsif et l’addiction aux drogues étant un recours externe à une souffrance identitaire complexe.

- Le rôle des médecins  -

La médecine n’a été pour certains qu’un recours désespéré, et l’entourage médical une tentative supplémentaire pour trouver protection et sécurité. Il y a toujours un médecin derrière une célébrité. On fait appel aux bons soins du « Dr Feelgood », appellation ironique des médecins-sorciers omniprésents au chevet des stars.

C’est Max Jacobson qui endossa pour la première fois ce titre, grâce aux ingénieux traitements et injections qu’il prodigua à John Kennedy  ainsi qu’à toute une clientèle de stars hollywoodiennes qui se pressaient à sa consultation. Il faut dire qu’il n’avait pas son pareil pour inventer des cocktails de corticoïdes et d’amphétamines…Marilyn Monroe a reçu les soins du psychiatre Ralph Greenson . Pour le King Elvis, c’est le docteur Nichopoulos  et son cortège d’infirmières qui officiaient. Quant au docteur Conrad Murray,  il s’est rapidement retrouvé au centre des investigations après la mort de Michael Jackson….

Pour plus d'infos,  visitez le site médecine des Arts ici (Rock et pop stars, plus de succès mais une mortalité précoce....)

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Pourquoi tant de haine envers MICHAEL JACKSON ?

8 Juin 2016, 10:30am

Publié par motspourtous

Pourquoi tant de haine envers MICHAEL JACKSON ?

C’est l'ampleur de la controverse envers Michael Jackson qui m'a attirée pour ce sujet. D' où vient cette controverse ? Vient-elle de ses vidéos, sa musique, sa richesse, sa renommée, sa sexualité, sa race, son mode de vie, sa réticence à être interviewé, sa famille, ses chirurgies plastiques, ses cheveux, le changement de couleur de sa peau , ses excentricités,  ou est-ce une combinaison ineffable de tout ou partie de ce qui précède? Pourquoi, était-il attaqué et critiqué de toutes parts ?

La personne, qui a révélé Michael Jackson  était Quincy Jones , peut-être le plus puissant homme noir dans l'industrie de la musique.

Soyons honnêtes. L’observation nous montre des stars noires qui ont eu de belles trajectoires.  Depuis des lustres, des afro-américains se font remarquer dans tous les domaines comme le sport, la musique, le cinéma, la télévision...

  • Le chanteur et pianiste américain Ray Charles  a connu, au cours d'une carrière prolifique, le succès dans tous les genres de musiques populaires américaines : blues, rhythm and blues, rock and roll, country music, jazz, variétés... Aidé par Atlantic, sa maison de disques, qui lui laisse toute liberté de création, Ray Charles va connaître une décennie de succès. Son premier gros hit est «I Got a Woman». Viennent ensuite «Hallelujah I Love Her So», «Drown in My Own Tears», «This Little Girl of Mine», «The Right Time», qui se placent très bien dans les R&B charts. Il faut attendre la sortie de «What'd I Say» en 1959 pour que le succès soit complet : c'est en effet son premier hit dans les pop charts.

Fermement décidé à continuer sa percée en direction du marché pop, le chanteur quitte Atlantic pour ABC Paramount en 1959, plus à même de lui offrir une passerelle vers le public blanc. C'est ainsi que «Georgia On My Mind», «Hit the Road Jack» et «I Can’t Stop Loving You» vont se succéder entre 1960 et 1962 à la première place des pop charts, alors que d'autres titres comme «One Mint Julep», «Unchain My Heart» ou «You Are My Sunshine» continuent de culminer dans les R&B charts. Ray Charles réussit ce dont beaucoup d'artistes soul rêvaient : Le « crossover », toucher à la fois le public blanc et le public noir.

Les affaires marchent alors tellement bien pour Ray Charles que, associé à son manager Joe Adams, il monte sa propre société, Ray Charles Enterprises. C'est aussi malheureusement une période où il doit faire face à de sérieux problèmes de drogue. Malgré un petit passage à vide, Ray Charles revient en force en 1966, avec «Let's Go Get Stoned». Après quelques chansons aux résultats encore honorables (dont ses reprises de «Yesterday» et «Eleonor Rigby» des Beatles), Ray Charles disparaît peu à peu des charts.

Au cours des années 1980, Ray Charles fait quelques apparitions sporadiques, à l'occasion d'évènements tels que le film «The Blues Brothers» ou la chanson «We Are The World»  de Michael Jackson  au bénéfice de USA For Africa. Mais malgré de nombreux changements de maison de disque, il n'obtient plus que de petits succès. Seule exception, son duo avec Chaka Khan en 1989, «I'll Be Good to You», le réconcilie brièvement avec les pop charts. Alors qu'il avait atteint un âge assez avancé, et qu'il souffrait d'une désaffection du grand public, Ray Charles continuait pourtant inlassablement de tourner dans le monde entier. Parmi les très nombreuses récompenses et distinctions dont il a été honoré au cours de sa carrière, il a reçu douze Grammy Awards. Il a été l'un des premiers à entrer au Rock'n'Roll Hall of Fame en 1986. Il a été fait Chevalier des Arts et Lettres en 1986. Sans oublier bien sûr que la chanson «Georgia On My Mind» a été consacrée hymne officiel de l'État de Géorgie en 1979.

  • Tous les musiciens vous le diront : Il y a la musique avant et la musique après Armstrong Celui qu’on nommait Satchmo a été le plus grand révolutionnaire qui soit en matière de musique. Louis Armstrong est né avec le Jazz : Il a inventé le solo, créé le rythme saccadé, encensé la trompette. Il lance la mode du swing, juste au moment où la radio fait ses débuts. Grâce à ses dons extraordinaires d’interprète et de compositeur, il devient, au début des années 30, le seul musicien de Jazz à être reconnu mondialement. Ironie du sort pour cet artiste noir qui évolue dans une Amérique blanche et puritaine. Il enregistre à cette époque ses plus grands succès : Shine, Cornet Chop Suey, Muskrat Ramble. Il accompagne alors, de grandes chanteuses de blues comme Ella Fitzgerald (Summertime, 1958). Trompettiste de génie, Louis Armstrong se révèle être un merveilleux chanteur. Il reprend La Vie en Rose d’Édith Piaf, crée l’évènement avec C’est si bon et enthousiasme le public en 1968 avec What a wonder ful world.  Son succès incontesté lui vaut de jouer dans plusieurs films dont Artistes et modèles (1938), The High Society (1955) avec Grace kelly, Paris Blues (1961) avec Sydney Poitier et Paul Newman et Hello Dolly (1969) avec Barbara Streisand. Louis Armstrong a envouté le monde d’une harmonie nouvelle, aux accents parfois tragiques (I can’t give you anything but love, Moses.) il y a dans sa musique l’esprit d’un grand créateur, d’un pionnier. Ce personnage a conquis le public grâce à sa formidable présence sur scène et son sens du rythme. Il a guidé et influencé tous ceux qui le suivirent, de Duke Ellington à Miles Davis. Louis Armstrong ne s’est jamais soucié ni de son entourage, ni de la conduite de sa carrière. Alors qu’il aurait pu exiger des partenaires dignes de lui, il a toujours laissé à d’autres le soin d’en décider. C’est ainsi que son dernier manager, Joe Glaser, allait même jusqu’à prendre en charge sa comptabilité et à lui verser une mensualité, sorte de salaire rassurant qui lui convenait à merveille.

Louis Armstrong était, comme on dit, un « brave homme », d’une remarquable générosité. Au point d’adopter le fils de sa cousine Flora disparue peu après sa naissance. Il ne cessera de prendre soin de Clarence Armstrong, handicapé mental, à qui il assurera une rente à vie. Autre exemple : lors du tournage de Paris Blues, Milton Mezzrow, Hugues Panassié et Madeleine Gautier se trouvant dans sa loge, il rédigea un chèque qu’il tendit à Mezzrow, un second qu’il remit à Panassié. Celui-ci, après avoir remercié, ajouta timidement : « Mais nous, nous sommes deux avec Madeleine ! » Et Louis remplit aussitôt un troisième chèque… Je regrette de ne pas l’avoir connu davantage…

  • La soul explose véritablement dans les années 1960, James Brown  et Curtis Mayfield  introduisent des rythmes plus syncopés et donnent alors une nouvelle orientation à cette musique. C'est la création du funk, un style inséparable de la soul, qui atteindra son apogée dans les années 1970 et 1980. Des artistes noirs ont aussi réussi dans la musique dites de blanc, comme Jimmy Hendrix.
  • Parallèlement à sa carrière artistique, Harry Belafonte  consacre sa vie à plusieurs causes humanitaires et pacifiques. En 1960, J.F. Kennedy, alors président des États-Unis, le nomme consultant culturel dans le «Corps pour la Paix». Il est le premier membre du show business à exercer cette fonction, et s'y dévoue durant cinq ans. Mais c'est dans la lutte pour l'égalité des droits civiques aux États-Unis qu'il s'investit le plus énergiquement. Sa quête fervente et tenace pour une justice égalitaire et équitable ne le décourage jamais. Au début des années 1950, il fait la connaissance du jeune docteur Martin Luther King, lors du passage historique de celui-ci à New York. Dès ce jour, jusqu'à l'assassinat du leader noir, Harry et Martin développèrent une fidèle et profonde amitié, qui resta l'une des plus précieuses expériences de la vie d’Harry Belafonte.

En 1985, profondément touché et perturbé par la guerre et la famine qui touchent une partie de l'Afrique, et influencé par le travail accompli par Mohammed Amin et Bob Geldof, il contribue à la campagne caritative We Are the World de Michael Jackson.  Par ailleurs, à la fin de l'enregistrement de la chanson, les interprètes lui rendent hommage en improvisant Banana Boat song. En 1987, il accepte le poste d'ambassadeur de l'Unicef. Il est le second américain après Danny Kaye à se consacrer à la charge de secourir la détresse des enfants du monde, y entraînant d'autres personnalités du spectacle.

Dans les années 2000, il poursuivit son engagement dans toutes les causes consacrées aux droits de l'homme, focalisant son action en particulier sur les États-Unis et l'Afrique du Sud. La relation amicale qu'il entretient avec Nelson Mandela  lui donne la satisfaction de recevoir le leader sud-africain lors de sa visite mémorable aux États-Unis.

  • Depuis les années 80, la musique afro-américaine est également représentée par le R'n'B et surtout par la récente apparition du Hip-Hop.

Si des groupes comme NWA, Public Ennemy ou encore le Wu Tang Clan ont revendiqué leurs droits et démontré les inégalités de leur milieu de vie, d'autres rappeurs sont devenus très riches, tel Jay Z  dont la fortune était estimée à 547 millions de $ en 2009.

  • Le mélange des races dans le cinéma n'a été abordé qu'en 1967 dans « Devine qui viens dîner? » avec l'acteur noir Sidney Poitier  qui sera aussi le premier acteur noir à recevoir un oscar.

Ensuite arrivent les très célèbres Will Smith,  Morgan Freeman et bien d’autres.

  • Oprah  Winfrey, est une actrice nommée aux Academy Awards, une productrice, une critique littéraire et une éditrice de magazines. Elle a été classée l'Afro-américaine la plus riche du XXème siècle ainsi que l'Afro-américaine la plus philanthropique de tous les temps, elle est également la seule milliardaire noire dans le monde et selon quelques estimations la femme la plus influente au monde.
  • Pour finir,  les sportifs  noirs se sont affirmés en réalisant des performances égales voir parfois supérieures aux sportifs blancs. De nombreuses stars ont été révélées  de cette manière comme Michael Jordan  dans le basket ball, il est aujourd'hui considéré comme l’un des plus grands sportifs de tout les temps. Ce génie du basket affiche également de redoutables talents d’homme d’affaires. Il lance sa propre ligne de vêtement « Jordan » et est également célèbre pour les produits auxquels il prête son image, comme le parfum ou les chaussures de sport « Air Jordan » de Nike. Ces contrats lui permettent d'amasser une fortune rarement atteinte par un sportif. Il est l’athlète le mieux payé au monde. En 2013, sa fortune est estimée à 375 millions d’euros selon le magazine américain Forbes. En devenant actionnaire majoritaire des Charlotte Bobcats en 2010, Jordan est ainsi devenu le premier ancien joueur à posséder un club du championnat américain de basket-ball.

Ils sont de ceux qui mènent une « vie normale », dans leur domaine et leur monde,  le normal étant ce qui est conforme au type le plus fréquent ; qui ne surprend pas, qui se produit selon l’habitude. Ni trop ni pas assez…

Dans les années 70 et 80, la musique afro-américaine à pris une grande ampleur, mais l'artiste qui marqua tout les esprits est Michael Jackson.

Le Roi de la Pop, est le premier noir à exceller dans ce style de musique.

  • Pour Alain Ehrenberg et de nombreux sociologues : Les célébrités, les sportifs ou les hommes d’affaires représentent le modèle suprême de ce à quoi tend tout individu.

Qu’est-ce qui n’allait pas avec Michael Jackson ?

Malgré ses succès musicaux, ses spectacles grandioses, ses chorégraphies extraordinaires, ses clips vidéo à succès, son dévouement au public et ses innombrables dons à des œuvres caritatives, l'histoire de Michael Jackson restera celle de la lente «psycho-pathologisation» d'une star planétaire.

Au début de sa carrière Michael avait une image  qui fascinait, puis il a perdu le contrôle de sa propre création…. « Michael se nourrit de pilules pour cosmonaute ! » ; « Le plus grand confident de Jackson est… son singe ! » ; « Michael et Diana sont la même personne ! » ; « Michael dort dans un caisson à oxygène ! » (Certaines de ces rumeurs ont été provoquées par l’intéressé lui-même dans le but de faire parler de lui) Sa vie entière est alors romancée par les médias et les industries culturelles. Ses transformations physiques ont particulièrement accru la confusion possible entre la personne réelle et le personnage qu’il incarnait.

Si le mystère de la star,  est un élément de rêve important, ce dernier a effacé l'aspect humain du personnage. Ce qui a été le cas à cause de l’inaccessibilité de Michael et de son refus de répondre aux accusations de pédophilie en 1993. On lui a alors reproché d'avoir payé  des millions de dollars, aveu de sa culpabilité. Même chose pour sa peau. Il souffrait d'une maladie appelée vitiligo, qui provoque une dépigmentation. Il aurait fallu que ses médecins annoncent ce qu'il avait. Personne n'ayant démenti quoi que ce soit, les fausses informations sont devenues vérités. Et quand Michael a commencé à parler, c'était trop tard !  C’est ainsi qu’il a multiplié les problèmes ; avec sa communauté, par exemple, qui a cru à tort qu’il ne voulait plus être noir. Etc….

Ces contradictions sont devenues insolubles …, le vrai du faux étaient de plus en plus difficiles à différencier. Michael ne vivait plus que dans le miroir que lui tendait le monde, il ne maîtrisait plus les médias, les potins… Bien sûr il a joué avec les médias, croyant sans doute qu'il saurait arrêter la machine à temps, mais au contraire elle s'est emballée et le train n'a cessé de dérailler, provoquant des catastrophes en série.

Suite à l'ensemble des rumeurs qui circulaient sur sa vie privée, MJ a dénoncé à plusieurs reprises les tabloïds qui en étaient à l'origine. On retrouve ainsi dans certaines de ses chansons ce thème majeur comme dans Leave Me Alone, Privacy ou encore Tabloïd Junkie.

Il disait aussi :  " Je crois que plus la star est grande, plus elle devient une cible. Les informations négatives, le sensationnalisme se vendent mieux que les infos super et positives. Je crois que parfois les gens préfèrent lire des ragots plutôt que la vérité. "

Thomas Mesereau  avait affirmé :  ce n'est pas moi qui ai commencé à dire que l'on poursuivait Michael à cause de sa race, personnellement je pensais qu'on le poursuivait car il était une grande star. Je n'ai jamais, jamais voulu que cette affaire soit assimilée au racisme. Je ne pense sincèrement pas que la race de Michael ait été le facteur de cette poursuite.

Et je suis convaincu que le jury l'a vu comme tel. Je n'ai jamais eu peur que ces jurés blancs n'aient pas un jugement équitable. Je savais qu'ils n'allaient pas pénaliser Michael Jackson parce qu'il a les cheveux longs, parce qu'il est exentrique etc... Car ce n'est pas un crime. Les médias disaient sans arrêt que Michael était bizarre, et moi je leur répondais d'allumer la TV tous les soirs pour voir des gens encore plus bizarres que lui. Oui il est différent, oui c'est un génie de la musique, oui il a eu ses propres problèmes, oui il est humain, mais non ce n'est pas un criminel.

Etant donné la place centrale qu'occupent à la fois les noirs et le racisme dans l'histoire de la musique, il y aura toujours quelqu'un pour dire que MJ a été victime de racisme, pourtant "Thriller avait dynamité les idées reçues" et Les années de gloire de MJ l'on prouvé ! A l'époque,  peu importait ses origines, sa couleur de peau, sa musique, sa richesse, sa renommée, sa sexualité, sa race, son mode de vie, sa réticence à être interviewé, sa famille, ses chirurgies plastiques,  etc...Tant que vous êtes un gagnant on vous glorifie, si vous devenez perdant on vous méprise.  C’est comme cela que le système fonctionne, tout en alimentant du même coup les hantises du public concernant le crime sexuel. Dans le combat que se livrent les différents médias, il faut bien reconnaître que la « pédophilie » fait vendre, et c’est là toute l’ambigüité de ce phénomène de société.

Le plus grave aujourd'hui c'est que les accusations de pédophilie envers Michael continuent. En parcourant des centaines de sites et même de forums, c'est ce qui revient sans cesse. L'immonde rumeur a été relancée avec les accusations de Wade Robson, qui  réclamait une somme astronomique de 1,5 milliard de dollars. Un bonne raison de s'interroger sur le but poursuivi. 

Il n'y aurait pas de fumée sans feu dit-on ! Ce qui veut dire que tout effet a sa cause, comme il ne court pas de bruit sans fondement.

Et bien considérons le cas de Louis Walsh ( né Michael Louis Vincent Walsh le 5 août 1952, à Kiltimagh en Irlande) qui est un producteur de musique Irlandais, connu pour être l'un des jurés de l'émission britannique The X Factor ; il a été aussi le mentor de plusieurs boys bands britanniques dont, notamment Boyzone.

L'épreuve de Louis Walsh a commencé quand Leonard Watters a déposé plainte à la police en avril 2011,  disant que Walsh lui avait touché les organes génitaux  sur la piste de danse et ensuite dans les toilettes de la discothèque Krystle de l'Hôtel Russel Court à Dublin. Walsh a catégoriquement nié l'accusation quand elle a été rendue publique en juin 2011. Après une enquête intensive, la police a décidé de laisser tomber l'affaire, et c'est le professeur de danse Leonard Watters, qui a été arrêté pour avoir déposé une fausse plainte.  L'avocat de Watters a plaidé la clémence pour son client, disant qu'il avait besoin de soins psychiatriques pendant une longue période. Il a décrit Watters comme "un être humain fragile et vulnérable" qui se comportait effroyablement sans se rendre compte des conséquences que cela pouvait avoir pour la personne accusée, qui était maintenant la risée de tous, en raison de ses allégations. Watters a admis plus tard qu'il avait menti, il a présenté ses excuses à Walsh, qui n'était pas présent au tribunal, en admettant à nouveau que l'allégation était fausse. Tout en continuant à maintenir qu'il avait réellement été agressé sexuellement la nuit en question, mais pas par Louis Walsh.

Après l'audience de Watters, le juge de district Dermot Dempsey a déclaré : "Le public doit être protégé contre ce type de fausses allégations sans fondement, qui provoquent chez l'accusé beaucoup de douleur et d'angoisse." 

Walsh blanchi de l'accusation, a dit dans une interview qu'il était resté très traumatié par l'épreuve, et qu'il avait eu des pensées suicidaires, qu'il souffrait aussi d'insomnie et de crises de panique.

Watters a fait appel de sa peine de six mois de prison, et son appel a été entendu en cour en juin 2012, selon Breaking Nouvelles, son avocat a révélé que Watters était quelqu'un qui avait des problèmes d'alcoolisme, d'argent  et qu'il se livrait souvent à des comportements audodestructeurs.

Le 28 Novembre 2012, Louis Walsh, a remporté un dédommagement de 500 000 €  de The Sun, et des excuses  du même journal tabloïd parce qu'il avait rapporté que Walsh était sous enquête policière pour agression sexuelle sur un autre homme.

"The Sun avait publié un article dans ses éditions du 23 juin 2011, dans lequel nous avions rapporté que Louis Walsh était l'objet d'une enquête relative à une agression sexuelle sur la personne de Leonard Watters. En fait il est apparu que Leonard Watters avait fait une fausse déclaration, et depuis il a été reconnu coupable par rapport à cette question. The Sun accepte pleinement que l'agression alléguée n'a pas eu lieu et que Louis Walsh est toute à fait innocent d'un tel assaut. The Sun présente des excuses sans réserve à Louis Walsh pour toute la détresse qui lui a été causée à la suite de notre article."

Source : ici  http://www.examiner.com/topic/leonard-watters

Beaucoup d'hommes faussement accusés, doivent faire face à une enquête qui traîne pendant des mois, voire des années. Beaucoup ont a composer avec des arrestations, des charges qui pèsent contre eux, dévastant leur réputation. Dans les cas les plus extrêmes, il y a condamnation pénale et une peine de prison pour un crime qu'ils n'ont pas commis. Il faut abandonner cette croyance ancienne "qu'il n'y a pas de fumée sans feu",  car il est possible qu'un présumé agresseur, soit en fait la véritable victime.  

En France, le cas le plus connu est l'affaire d'Outreau, survenue en 2004. La principale accusée, Myriam Badaoui, ayant reconnu s'être livrée à des actes incestueux sur ses propres enfants, a ensuite injustement accusé de nombreux adultes, sans doute pour diluer ses responsabilités, mais surtout pour se conforter dans le rôle, flatteur pour elle, d'informatrice essentielle, que lui accordait abusivement le juge Burgaud, chargé de l'instruction, comme l'a décrit la journaliste Florence Aubenas dans son livre La Méprise ( éditions du Seuil, 2005).

Pour le dire simplement, lorsque les accusations sont démenties par les procédures judiciaires, comme ce fut le cas pour Michael Jackson, déclaré non coupable de toutes les charges portées contre lui, il faut en finir avec la présomption de culpabilité.

Les médias sont sans aucun doute  le conduit d'influence le plus puissant sur l'opinion publique en ce qui concerne les abus d'enfant aux États-Unis. Parce que peu de crimes évoquent autant l'effroi et l'outrage que les crimes contre les enfants.

C'est ainsi que Michael Jackson reste La star qui a payé pour se soustraire à la justice en 1993.  Beaucoup se demandent  toujours pourquoi il n'a pas poursuivi les chandler pour extorsion de fonds etc.....

A mon avis, Michael n'avait pas l'esprit d'un adulte avec les enfants ; Il était confronté a son narcissisme originaire et à ses entraves, qui ont tant compté dans la constitution de son désir de célébrité. Ce sentiment de toute puissance est un état de surestimation de soi, du désir et de la pensée, qui suppose en contre partie une défaite croissante du principe de réalité. Il s'imaginait qu'il pouvait réaliser ses rêves et court-circuiter le réel afin de retrouver enfin, sous d'autres formes, l'éden si douloureusement perdu. Habituellement quand on est plus un enfant et ce depuis longtemps, il est bien rare que l'on éprouve ces sentiments, pensez-vous, et bien lisez ici  ce témoignage du psy qui a interrogé Gavin Arvizo en 2003 . "Michael Jackson ne peut pas vraiment être qualifié de pédophile, il a juste régressé à l'âge de 10 ans."

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