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 Michael Jackson par  Elisabeth

MICHAEL JACKSON : La conception de la pochette de l'album History.

27 Mai 2015, 10:17am

Publié par motspourtous

MICHAEL JACKSON : La conception de la pochette de l'album History.

Je vous propose dans ce dossier de découvrir les différentes étapes de la réalisation de la pochette de l'album "History" de Michael Jackson, pour le moins peu orthodoxes. Vous découvrirez le travail original d'un groupe d'artistes et de techniciens, des premiers travaux de recherche aux moyens techniques lourds mis en ouvre pour un résultat final techniquement épatant pour l'époque et qui a eu pour objectif d'offrir les meilleures opportunités de résultats à Michael Jackson et Sony. Dave Glew, chef d'Epic Records, une branche de Sony, était d'ailleurs sur place pour optimiser la date de sortie du double album "History", veillant dans le même temps à ce que Michael Jackson ait terminé les chansons qui devaient faire partie du disque. Le concept art de la pochette avait pour base une photo de Michael dans une position de statue antique, et l'image-type retenue est celle dans laquelle il démarrait la tournée du "Dangerous Tour". Bonne découverte !

1. Les premiers concept-arts

L'idée générale d'une statue monumentale a été inspirée par Michael Jackson et sa fascination pour les statues russes, notamment le "Monument de la victoire", mesurant 90 mètres de haut et situé à Volograd, en Russie. :

Les premiers dessins et illustrations reprennent déjà la structure finale de la couverture. Dans ces esquisses, le Roi de la pop a les traits d'un roi grec ou d'un chef militaire donc l'image est superposée à une fresque. Derrière lui, de grandes colonnes suggèrent des films d'aventure des années cinquante et de héros d'autrefois.

Cette représentation très mythique et relativement impersonnelle de Jackson a finalement été remplacée par une illustration où Michael porte le costume utilisé lors de la chanson d'ouverture de sa tournée "Dangerous Tour". A ce stade, le graphisme de ces ébauches n'est pas encore assez concluant. L'idée se tient mais manque de style. 

Michael Jackson et son équipe se sont alors rapprochés des créateurs et spécialistes des effets spéciaux que sont Jeff Kleiser et Diana Walczack qui ont fait appel à des illustrateurs et designers pour réaliser des dizaines de croquis préparatoires s'appuyant sur le costume utilisé par Michael lors de sa performance à la mi-temps du Super Bowl, en 1993. L'une des esquisses a été réalisée par Drew Struzan, connu pour ses illustrations pour de grosses productions hollywoodienne telles que ET, Retour vers le futur, Indiana Jones, Star Wars, Harry Potter etc...

Esquisse de  Drew Struzan

Evolution en trois images du concept à partir d'une photo de la performance 

de Michael Jackson lors du superbowl de 1993

 

2. La pochette définitive

Diana Walczack et Jeff Kleiser

Ce duo d'artistes en arts graphiques a constitué la Kleiser-Walczak Construction Company à la fin des années 80 et propose à ses clients de constituer des bases de données numériques. En effet, à cette époque, Kleizer et Walczak ont développé un système permettant de créer des personnages modélisés et animés en 3D à partir de sculptures, dont chaque angle est analysé et capturé par ordinateur pour produire un résultat des plus réalistes. Leur travail a grandement contribué à l'élaboration des techniques CGI [Computer-Generated Imagery soit, en français, "les techniques d'animation par ordinateur"]. Disney, Columbia, CBS et Paramount font appel à leur service. Elle a ainsi utilisé des moyens infographiques pour créer une image de haute qualité et réaliste, au lieu de recourir à la simple illustration, cette technique permettant de surcroît d'ajuster la luminosité, les détails, les textures et les angles de caméra. 

Avant d'entamer ce travail numérique, plusieurs étapes "analogiques" ont été nécessaires. Il a d'abord fallu trouver la photo définitive qui devait servir de référence pour la statue et qui s'appuyait sur l'esquisse validée par Sony et les travaux de recherche ultérieurs. La photo retenue a été prise par Sam Emerson, un photographe qui a suivi Michael Jackson au cours de ses tournées ; il s'agit de celle où Michael Jackson reste immobile sur scène après son entrée par une trappe, lors du Dangerous Tour. Sur cette base, une séance de photo en studio a ensuite été réalisée afin de disposer de différents angles de vue à partir desquels l'équipe de designers et techniciens allait pouvoir travailler.

L'étape suivante a consisté à fabriquer une sculpture en argile, servant de modèle de référence. La personne chargée de réaliser la statue dans sa première phase n'était autre que l'un des co-directeurs de la société : Diana Walczak.

Walczack en pleine création de la statue de référence en argile

Cette statue d'argile mesurait 1m20. Une fois terminé, un modèle en polyuréthane a été réalisé sur lequel plus de 1000 lignes ont été tracées par Diana afin de définir la topologie (plus simplement 'la forme dans l'espace') de l’œuvre. Ces coordonnées permettent ensuite de numériser la statue et de la traiter sur ordinateur. Il est à noter qu'en 1994, le fait de dessiner ces maillages à la main était le moyen le plus sûr, stratégique et précis de rendre compte de la topologie d'un modèle, a contrario du scan laser qui produisait des millions de points inutilisables. La sculpture et le maillage tracé à la main mettent judicieusement en exergue la place et la complémentarité de techniques classiques dans des projets "faits sur ordinateurs".

 Statue finale en polyuréthane recouverte d'un maillage définissant sa topologie

Les personnes chargées de numériser la statue étaient des ingénieurs de la société Metrocom. Une fois la statue numérisée, ils ont obtenu le maillage de la statue sur ordinateur et ont pu travailler les éclairages, la scénographie et les textures simulant l'or, le bronze, le platine et marbre.

Représentation polygonale de la modélisation permettant

d'apprécier le haut niveau de détail du maillage numérique

Sur le plan scénographique, bien que sur la pochette la statue soit coupée à la moitié du corps, elle a en réalité été réalisée de plein pied, reposant sur un piédestal en pierre, éclairée par des spots et entourée de personnes qui se promenaient tout autour. En arrière-plan, les designers ont utilisé un ciel parsemé de nuages ainsi qu'un ciel rougeoyant de fin de journée. Bien que tout le travail ait été réalisé par [Kleiser-Walczak Construction Co], chaque étape a été supervisée par David Coleman et Nancy Donald de chez Sony, par des consultations en réseau informatique.

La couverture présente tout en haut de notre sujet est sans doute celle que l'on retrouve sur la plupart des versions qui sont sorties dans le commerce. En version officielle, on retrouve celle avec le ciel nuageux en arrière-plan, une autre couleur or, comme ci-dessus, qui a été utilisée pour la VHS Volume II et une dernière où la statue apparaît de plein pied sur son piédestal, pour le Volume I. Enfin, cette statue a été en centre du "teaser" de History où l'on peut apprécier son moulage à une plus grande échelle et, un peu après, on la découvre au milieu d'une grande place publique, où elle est "inaugurée" au milieu d'une foule de plus milliers de personnes.

Le modèle en trois dimensions et en polyuréthane a également été utilisé pour effectuer une série de statues de grande taille qui ont ensuite été déplacées vers l'Europe pour promouvoir dans différentes villes le History Tour.

3. Le regard de Diana Walczak
Diana Walczak explique comment elle a réussi à imposer cette audacieuse idée technique pour produire l'image de la pochette et ainsi entrer dans l'HIStoire...

"En Avril 1994, j'ai reçu un appel de notre ami David Coleman, designer pour Sony Music. Il m'a expliqué que pour son nouvel album, Michael Jackson voulait apparaître telle une immense statue de marbre, comme il en avait vues en Russie. David a eu l'idée de nous appeler pour créer une sculpture 3D de Michael Jackson. Grâce à la technologie 3D, il a pensé que Michael pourrait voir la modélisation sous différents angles et essayer différentes textures et éclairages, s'il le souhaitait.

Sony nous a donné très peu de temps. Je leur ai fait une planification et proposé un budget. Au début, ils ont été choqués par le montant et David nous a dit sur un ton sarcastique (sic) : "Est-ce que le CD sera fait d'or massif ?" En fait, notre prix couvrait simplement les frais de production de ce projet d'envergure.

Pour créer cette image, nous avons eu besoin de développer un procédé similaire à ceux permettant d'animer par ordinateur une modélisation animée de Jackson. Rappelons qu'en 1994, la technologie numérique permettant de réaliser ces sculptures était beaucoup plus limitée qu'aujourd'hui. Pour créer une base de données 3D nous avons dû commencer à travailler à partir d'une véritable sculpture que nous avons encodée soigneusement point par point et que nous avons intégrée dans un ordinateur.

D'après mon planning de travail, il me fallait une semaine pour réaliser la sculpture, mais d'autres étapes nécessaires à sa conception m'ont demandé plus de six semaines. Pour obtenir le résultat final plus rapidement, nous avons organisé une séance photo à New York afin d'avoir une référence  photo à partir de laquelle nous avons créé une statue d'argile.

Statue en polyuréthane avant marquage

J'ai demandé à Michael de ne pas mettre du tout de maquillage le jour de la session. Il a passé une demi-heure en loge avant de venir à notre rencontre. J'ai été surprise de voir combien il était sympathique, bienveillant et coopératif. J'avais entendu des histoires racontant qu'il était difficile de travailler avec lui. J'ai pris des gros plans de son visage sous différents angles et quand nous avons commencé à parler des photos qu'on avait prises de sa veste, il a dit: "Gardez ma veste. J'en ai une autre".

C'était un défi de mettre tout cela en place. Pour créer la statue et la couverture de l'album, l'image de Michael devait être figée dans un environnement favorable, à la fois pour lui et pour les fans à travers le monde. Tout cela, en gardant intacte ma vision de l'artiste. Heureusement, le délai était si court que je n'ai pas eu le temps de m'angoisser. J'ai planché immédiatement à 100% sur le projet de création de la sculpture.

Cela a créé un dialogue entre l'œuvre et moi-même. Cette façon de travailler [en immersion] donne des résultats naturels et pas trop surchargés. Personne n’était autorisé à entrer dans le studio pour éviter de me détourner de ce travail. Il n'y a eu que deux exceptions : deux de mes assistants qui faisaient la partie de l'enveloppe en l'argile avant de la placer sur la sculpture finale.

Tout en travaillant sur le projet, je ne pouvais pas imaginer que cette sculpture deviendrait la base d'une campagne de promotion dans le monde entier et de cette ampleur. Il a fallu environ huit mois entre le début de la production et la confirmation que cette image serait utilisée pour illustrer l'album. J'ai sauté de joie quand, en 1995, on m’a annoncé que la statue servirait de couverture pour l'album. Je suis allée à New York pour admirer le grand panneau sur lequel était affiché le résultat final, à Times Square.

J'ai demandé à avoir huit appareils photos pour capter simultanément l'avant, l'arrière, les côtés et tous les angles de Michael. Malheureusement, le jour de la session, nous avons seulement eu quatre appareils, pour les photos des angles, qui n'ont pas pu être pris en même temps que les autres. Ces photos ont été augmentées au format de 1,20 m, c'était la taille qu’allait avoir la sculpture. Je voulais que les photos et la sculpture aient la même hauteur afin de comparer facilement et de mesurer chaque partie du modèle qui a été créé.

Diana travaillant sur la sculpture en argile et se basant sur le model-sheet

issu de la session photo à quatre appareils

Ensuite, j'ai tracé soigneusement des lignes formant une grille qui suivent les formes de la statue. Cette étape m'a pris deux semaines, en plus de la réalisation de la statue en argile. Notre équipe a par la suite codifié un à un les points d'intersection entre les lignes pour créer la version numérique. Une fois que la base de donnée a été créée, j'ai pu paramétrer mon ordinateur en utilisant un logiciel qui a été développé pour SGI (Silcon Graphics Inc.), connu aujourd'hui sous le nom de Maya.

J'ai disposé la modélisation numérique en 3D sur un socle que j'ai également construit. J'ai disposé une multitude de petites personnages qui donnent l'impression de visiter un lieu imaginaire. J'ai inséré un éclairage assez dramatique et flatteur ; aussi puissant que doux. Tout comme l'image que je me faisais de Michael : à la fois une superstar et un homme avec qui j'ai eu le plaisir de travailler.

Afin de finaliser la version virtuelle de la figure, nous avons essayé différents matériaux pour la couvrir. Nous avons présenté la version dorée à Sony. Elle a été utilisée, tout comme la version en marbre, pour illustrer les versions VHS qui ont plus tard été rééditées en DVD. Nous avons également réalisé un personnage animé. Nous avons effectué un petit essai assez génial où la sculpture saute de son socle avant de commencer à danser. Mais pour une raison ou une autre, les responsables de Sony n'ont pas été intéressés par l'idée si amusante.

Un souvenir particulier que je conserve de ce projet, c'est que j'étais enceinte de huit mois quand je suis allée à New York pour les fameuses sessions de photos. Et je me rappelle de Michael qui regardait mon ventre.

La réalisation de l'armure de la statue m'a pris une semaine. Une autre semaine a été nécessaire pour la création de la statue. La création du moule, une autre semaine. Lors de la création du moule, j'ai finalement donné naissance à mon enfant. Mon fils, Jackson, est né le 12 juin 1994. Alors qu'il dormait - et il dormait beaucoup - j'ai passé mon temps à tracer les lignes sur la sculpture pour préparer la version virtuelle. C'était génial de travailler sur un projet aussi incroyable, divertissant et stimulant durant les derniers mois de ma grossesse... Ce fut un moment fabuleux."

sources : mjhideout.com / lacortedelreydelpop.com / synthespianstudios.net / MJackson.fr

 

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Michael Jackson a su créer une étoile.

21 Mai 2015, 12:43pm

Publié par motspourtous

Michael Jackson a su créer une étoile.

Cette nouvelle est la traduction d'un article intitulé - Comment devenir un artiste à succès -  rédigé par Karina Kotsinian  Pour le site : http://en.michaeljackson.ru/possesed/#more-205 -

Partie 4 et fin.

DE L’AUDACE AVEC UN AIR ENFANTIN  

Choquer et  rendre le public outragé étaient aussi une chose utile. Mais il faut faire preuve de créativité dans les scandales et controverses. Ce n’était pas le style de Michael de donner un combat en public ou d'apparaître en état d'ébriété. Son côté choquant était gracieux, comme tout ce qu'il faisait. En 1991, son court métrage "Black or White" est  présenté dans le prime time à  la télévision nationale. Le film est composé de deux parties dont une avec Macaulay Culkin, la musique, la danse avec les Indiens et de belles images.  Et l'autre ...

 « L'autre, c'était la fameuse scène où Michael se transforme en panthère. Il danse au-dessus d'une voiture, et tout d'un coup, il saisit son entrejambe et commence à se frotter. J’ai crié, "Coupez!"  "Michael, que fais-tu ?" Il a rétorqué, «Je m’exprime». Je lui ai répondu, « Michael, c’est bizarre, ne fait  pas ça ». Il m’a assuré, « Madonna le fait. Prince aussi »  -  Je lui ai déclaré : «Tu  n’es pas Madonna ou Prince. Tu es Mickey Mouse.!» Donc, nous le filmons à nouveau,  il décompresse, puis finalement défait sa braguette et glisse sa main là-dedans. Je lui ai opposé un autre, « Coupez! » en lui affirmant  « Mike, je ne suis pas vraiment  à l'aise quand tu  touches tes noix et que tu caresses ta virilité. Je ne pense pas que ce soit acceptable !» Alors Michael se tourne vers notre chorégraphe, Vince Patterson, et lui  demande : « Eh bien, qu’en penses-tu, Vince ?  Et Vince assure : « vraiment,  Je n’aime pas non plus ! ».

A cette époque, Michael était  dirigé par Sandy Gallin, qui représentait également Dolly Parton et Cher. Sandy était  le roi  des provocateurs. Un homosexuel très flamboyant.  Donc, Sandy Gallin  regarde l'ensemble,  et  lui  hurle, « Do it, Michael ! Fais le! Fais le! »

Le pathos est également bon pour la popularité. Un gant de strass n’est rien, mais une statue de 30 pieds de Michael avec l'armée hongroise qui joue les extras dans son teaser pour le prochain album - voilà, c’est  quelque chose. !

A-t-il pu comprendre qu'il avait dénié la société et taquiné la presse avec chacun  de ses comportements ambigüs ? Ils disent, Michael savait plaisanter avec un visage sérieux, mais il pouvait également être effronté avec un regard innocent dans ses yeux. L'image de l'innocence avec des mœurs d'enfant "comme" dans la vie réelle,  s'opposait avec la sexualité audacieuse et agressive dans son art.

Michael  est devenu la principale source d'inspiration pour lui. L'hystérie entourant son image, toutes les rumeurs et conjectures ont stimulé son énergie créatrice. Il pouvait transformer n’importe quel épisode de sa propre biographie en succès. Personne n’exploitait  l'image du Roi de la Pop mieux que lui-même. Colère, amour, désirs de son enfance perdue, sentiments romantiques, expériences de la paternité,  inquiétudes pour la planète, l'humanité ou les animaux - il pouvait chanter et danser tout cela.

Michael a embobiné le monde entier en manipulant les auditoires habilement. Les gens ne peuvent toujours pas  définir  sa personnalité en une conclusion unique.  Certains disent qu'il n'a jamais utilisé des mots obscènes, d'autres disent qu'ils l’ont entendu jurer « comme un marin ivre», certains disent qu'il était super timide, et certains le décrivent comme un homme séduisant racontant  des blagues vulgaires.

Pourtant, on ne  peut  pas s’empêcher d'admirer le professionnalisme et le dévouement dont il a fait preuve dans  son travail. La mentalité d'un enfant (en référence à  beaucoup de réflexions de Michael) pourrait-elle  se combiner avec de telles ambitions incroyables ?

«Les gens pensent qu'il était naïf comme un enfant, mais ce n'est pas vrai, Michael était très rusé ». (Slash, le guitariste qui a travaillé avec Michael)

«Vous savez, Michael n'a pas une telle voix haute dans la vie régulière. Nous l'avons entendu parler et  sa voix  était beaucoup plus basse  que celle qu'il utilisait dans ses chansons ou lors de ses représentations publiques ». (Bruce Swedien, ingénieur du son)

Il y a beaucoup de déclarations sur sa « vraie voix ». Mais il suffit de penser : le monde n'a jamais entendu la voix réelle de Michael Jackson. Cette voix haute de style  Mickey Mouse a été créé par Michael comme une partie de son image. Il a facilement imité cette voix.  Mais quand il se détendait ou se laissait  emporter, ceux  a  qui il parlait pouvaient entendre que sa voix  changeait  et  qu’elle était beaucoup plus grave.

COMMENT CRÉER UNE STAR

Nous ne pouvons que deviner ce qui était naturel dans les traits de Michael Jackson la superstar et ce qui a été créé pour surprendre le public. Est-ce  important ? ce qui est important c'est le résultat.  Et le résultat a été atteint avec succès. Voulez-vous un guide,  pour savoir comment devenir super populaire ? Cet article est un guide. Mais nous sommes certains que vous ne serez jamais capable d'y recourir, car Michael l’a audacieusement utilisé pour lui-même, confinant le reste du show-business moderne pour toujours derrière lui.

En démontrant l'inventivité, l'audace et le courage unique de devenir celui qui autrement se serait noyé dans la jalousie effrénée et l'amour fou, Jackson a su créer une étoile. Les étoiles ne tombent pas du ciel, bien que le public  ait  tendance à croire que c’est de là qu’elles viennent.

« Nous vivons une seule fois, puisque nous recevons le don de la vie. Un effort persistant doit être fait  pour nous immortaliser. Peu importe le domaine d'activité que nous choisissons. » (Michael Jackson)

«Beaucoup ont cru que sa décision en 1995 de laisser flotter une statue en acier de 30 pieds en fibre de verre sculptée  dans la gloire neo-military totale et représentant Michael Jackson voguant sur les estuaires de la plupart des grandes villes d'Europe, notamment à Londres, pour promouvoir l'album HIStory, avait été un acte de démesure et d’orgueil monumental. Et bien sûr, ils avaient raison ...

Il est d'usage, parmi les amateurs de la  pop, qui se recoupent  avec  les narcissiques,  de lisser les plumes,  de se moquer, ou même d'être offensé par ces actes d’egomanie déréglée. Mais ensuite, j’ai toujours eu un penchant pour les demi-dieux paranoïaques avec un sens gonflé  de leur propre omnipotence surnaturelle. Parce que ces sortes de gens peuvent faire magnifiquement du  bon art, et même quand il est magnifiquement  mauvais, il est généralement plus intéressant que la norme. La tragédie n’est pas que Michael ait été autorisé à livrer ses caprices de cette façon, mais qu'il n’y était pas autorisé  plus souvent. » (Paul Lester, les vingt plus grands succès de Michael Jackson).

Remarque: Certaines des citations utilisées dans l'article sont fournies sous une forme abrégée, mais elles transmettent complètement le sens de la citation.

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Michael Jackson était un Bourreau du Travail.

14 Mai 2015, 08:32am

Publié par motspourtous

Michael Jackson était un Bourreau du Travail.

Cette nouvelle est la traduction d'un article intitulé - Comment devenir un artiste à succès -  rédigé par Karina Kotsinian  Pour le site : http://en.michaeljackson.ru/possesed/#more-205 -

Partie 3 :

La Minutie maniaque dans son travail fit se démarquer Michael parmi d'autres artistes. En vérité, il n'y avait pas de travail magique, mais juste difficile. cependant le public voit tout simplement cela  comme magique ! Tout le reste demeure dans les coulisses. La magie n'a pas été produite par un coup de baguette magique, elle a été réalisée avec des os cassés, des années de répétitions épuisantes, des ligaments déchirés,  etc, Ce qui est le plus important, c’est l’esprit ingénieux du créateur qui se tenait derrière tout cela.

« Quand il répétait, il enfilait tout les vêtements, la chemise, la cravate, les chaussures, les guêtres, le chapeau, la veste, le pantalon, pour savoir si les mouvements qu'il créait pour lui-même et ceux que je  créais pour qu’il se sente  vraiment à l'aise,  étaient suffisamment programmés pour les vêtements qu'il devait porter. Michael se tenait en face de ce miroir juste pour faire le même mouvement, le même mouvement exact  pendant des heures et des heures, pour revenir à la même petite section, répéter et répéter et répéter. » (Vincent Paterson, chorégraphe, sur Smooth Criminal) .

Il y a des légendes,  sur Michael le bourreau du travail,  circulant parmi ses ingénieurs du son et ses producteurs. Dans les 40 années de sa carrière professionnelle, Michael a travaillé avec beaucoup de musiciens, et tous parlent de scrupules dans son travail qui sont sa principale caractéristique. Un des ingénieurs du son a rappelé comment Michael faisait des vocalises pendant deux heures avant de commencer sa session d'enregistrement vocale, et comment il  enregistrait ses parties vocales pour toutes les chansons, même les parties des chœurs qui se répètent à travers les chansons.

« Prince (chanteur, musicien) venait à l'atelier le matin avec ses chansons dans la tête, et il  quittait le studio dans la soirée avec un enregistrement fini. Michael venait au studio pour faire un disque, mais nous  réenregistrions  pendant 5 jours, jusqu'à ce que nous ayons trouvé le son parfait. » (Jimmy Jam, producteur musical, arrangeur)

"Il était super vocal. La qualité du son était très importante pour lui. Il étudiait tout sous un microscope, il était très technique, et  utilisait toujours le terme, la « Mélodie  est reine», alors il se concentrait vraiment  sur  la mélodie ". (Rodney Jerkins, producteur, entretien Vibe)

«Un matin, MJ est venu avec une nouvelle chanson qu'il avait écrite dans la nuit. Nous avons appelé un guitariste,  Michael lui a chanté chaque note de chaque accord. « Voici le premier accord première note, deuxième note, troisième note. Voici la seconde première note de la corde, deuxième note, troisième note », etc. Nous l’avons alors assisté  pour lui donner une performance vocale plus sincère et profonde,  dans la salle de contrôle à travers un SM57. Steve Porcaro m'a dit  qu’une fois il avait été témoin que  MJ faisait  cela  avec la section des cordes dans la chambre d’enregistrement.  Il avait tout dans sa tête, l'harmonie et tout. Il  chantait l'ensemble du dispositif  à l’aide d’un enregistreur  micro-cassette  en marquant  des arrêts et des remplissages» (Rob Hoffmann, ingénieur du son).

Afin de maximiser la qualité de son chant, Michael avait embauché le meilleur entraîneur  vocal. Malgré sa grande expérience dans l'enregistrement de la musique, son tempo parfait et sa superbe voix de base, il croyait que sa voix nécessitait d’être prise en charge par un professionnel. C’était important pour son travail.

« Michael est un ténor avec une gamme de trois octaves et demi. Il va de la basse faible E à G et A et au  dessus de la haute C. Beaucoup de gens pensent que c’est la voix d’un fausset, mais pas du tout. Tout est lié, c’est ce  qui est remarquable. Au cours de ses exercices vocaux il mettait ses bras en l'air et  commençait à tourner tout en maintenant une note. Je lui ai demandé pourquoi il faisait cela, et il m’a répondu, « je pourrais avoir à le faire sur scène, donc je veux m’assurer que c’est possible. »  Je n’avais jamais vu quelque chose comme ça avant ". (Seth Riggs, coach vocal).

Michael Jackson ne pouvait pas lire les partitions, et il a toujours composé ses chansons d'une manière particulière. Il  chantait sur un magnétophone  chaque partie instrumentale qu’il entendait dans sa tête, imitant le son de chaque instrument individuel. Il était un compositeur fécond. Jackson a écrit 50 à 60 chansons pour chacun de ses albums, et fait la sélection de 10 à 15 pistes pour ses disques.

«Michael avait une telle énergie incroyable et un tel talent !  Il était toujours en train de composer de nouvelles chansons et les chantait a cappella. Un jour, alors qu'il se promenait autour de la maison en pyjama, en chantant quelques nouvelles pièces sur lesquelles il travaillait. Je le voyais  monter sur une série d'escaliers, puis une autre  et ainsi de suite. Je lui ai demandé, «Que fais-tu ?» Il m’a répondu : «Je fais deux chansons à la fois! Je marche jusqu'à cet ensemble  pour une chanson, et quand je marche dans l'autre,  c’est pour  l'autre chanson » Il pouvait écrire une chanson en cinq minutes, c’était incroyable. » (Al Malnik, ami de la famille)

"Une fois, il s’est mit à genoux et a commencé à jouer du piano dans la grange. Il a joué quelques notes, puis a commencé à chanter. C’était une chanson d'amour, elle sonnait vraiment bien et il l’avait réellement écrite  juste là en face de moi. C’était étonnant à voir, il lui a fallu environ 6 minutes. Quand il s’est levé, je lui ai demandé, "Tu viens d'écrire cela? « Il m’a dit, « Oui, mais je l’ai déjà oublié.» (Steve Tarling sur Michael en cure de désintoxication en Novembre 1993)

Mais même les chansons qu'il a enregistrées n’étaient pas parfaites pour lui, il avait des difficultés  à  choisir la version finale. Lorsqu'on lui a demandé en 2005 ce qu'il avait ressenti quand il a écouté Billie Jean (son tube légendaire de l'album "Thriller"), il a répondu qu'il entendait toujours tout ce qui devait être dans la chanson, mais aussi  tout ce qui  ne l’était pas.

Il avait la même attitude envers tout ce qu'il faisait. Après ses concerts, en  revenant dans  sa chambre d'hôtel, il regardait la version enregistrée sur bande vidéo,  du concert qu'il venait de donner. Il regardait et regardait les erreurs,  dans la danse, dans les poses de ses danseurs et musiciens. Certaines personnes vont à des fêtes après un concert, certains prennent du  repos, mais Michael n'a jamais cessé de travailler.

«Je suis marié à ma musique, et il doit y avoir cette proximité pour faire le genre de travail que je veux faire." (Michael Jackson pourparlers à Oprah Winfrey, 1993)

à Suivre ....

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Michael jackson : Un stratège de première classe.

7 Mai 2015, 09:47am

Publié par motspourtous

Michael jackson :  Un stratège de première classe.

Cette nouvelle est la traduction d'un article intitulé - Comment devenir un artiste à succès -  rédigé par Karina Kotsinian  Pour le site : http://en.michaeljackson.ru/possesed/#more-205 -

Partie 2 :

 LE MYSTÈRE :

« La puissance du mystère,  est  incroyable,  car elle est également spirituelle. Les gens évoquent tous des idées qu'ils créent eux-mêmes, ils évoquent toutes les idées qui leur passent par la tête. Je veux faire comprendre : ils  ont l'habitude de dire, Howard Hughes, possède un hôtel, mais il reste à l’étage, il ne descend pas. Il vit dans l'obscurité, il reste dans un coin,  dans un lit, avec de longs ongles et de longs  cheveux, et il est accro à des stupéfiants de substances IV. Donc, le cerveau devient juste fou en évoquant toutes sortes d'histoires folles, et j’aime cela. J’adore la cause d’Howard Hughes, il a provoqué cette grande chose. Je veux dire,  il est comme un de mes maîtres. Mais c’est la première fois que je dis cela, j’aime Howard, c’est un génie. Parce qu'il savait comment  intéresser  le public. » (Michael Jackson)

  (Howard Robard Hughes est né le 24 décembre 1905 à Houston ou il est mort le 5 avril 1976. Il était un aviateur, constructeur aéronautique, homme d’affaires, producteur et réalisateur cinématographique américain.  Il fut l'un des hommes les plus riches et les plus puissants des États-Unis d'Amérique. Il devint célèbre à la fin des années 1920 comme producteur de films à gros budget et souvent controversés comme Les Anges de l’enfer, Scarface (1932), ainsi que le Banni. Aviateur, il établit plusieurs records mondiaux de vitesse et construisit les avions Hughes H-1 Racer et H-4 « hercules »,  un des plus grands avions du monde. Il acheta et développa la Trans World Airlines. Hughes reste aussi connu comme playboy et homme à femmes mais aussi pour son comportement excentrique et pour avoir vécu reclus les dernières années de sa vie, principalement à cause de troubles mentaux.)

Dans le début des années 80, Michael s’est enfermé dans la solitude, il a arrêté de donner des interviews et ne se montrait pratiquement jamais en publique, sauf si cela  était nécessaire pour ses performances scéniques. Aucune information sur sa vie privée, aucune déclaration publique sur l'amour, rien. Aucune image devant les médias,  il ne  flirtait pas avec ses rencontres de la musique. Michael n'a jamais gaspillé ses talents sur des bagatelles, il n'a jamais joué au clown à la télévision, comme de nombreux artistes qui ont été invités à ouvrir les cérémonies des music Awards.

«Je parle toujours des cerfs des chiens et des chats. Beaucoup de gens vont, «où il y a un cerf! », Parce qu'ils sont timides, et toujours cachés. C’est une grosse affaire de voir un cerf, je veux dire que je comprends cela, mais les gens devraient apprécier la capacité réelle et je le dis toujours, je ne m’inquiète pas de savoir si vous êtes la personne la plus talentueuse au monde. Mais si vous êtes à la télévision tous les jours, les gens vont vous régurgiter. Vous devez savoir comment faire avec votre public ».

Vous pouvez dire à quelqu'un : «Il y a six portes, vous pouvez ouvrir l'une de ces portes. Bien sûr, tout le monde veut savoir,  par exemple qui est derrière la porte numéro cinq ! Parce que c’est un grand mystère. Et c’est ainsi, tout le monde veut savoir qui porte le numéro cinq. J’aime cela mais  ce n’est pas un jeu,  je veux que les gens apprécient le talent et la capacité. » (Michael Jackson)

Michael Jackson voulait devenir une énigme - et il l'a fait. Il semble que les gens ont cessé de croire qu'il était humain, fait de chair et de sang. Tout ce qu'il a fait a été mis en doute.  De se laisser  pousser la barbe  en passant par le sexe avec des femmes.Etc.. Aucun de ses actes n’était  remarqué et pensé  plus largement.

« Ils ont dit que j’avais  fait implanter chaque petit poil sur ma face avec un laser,  que c’était gravé au laser dans ma peau.  Quoi ? Je ne peux même plus me laisser pousser la barbe maintenant? » (Michael dans" Vivre avec Michael Jackson ", 2001).

Jackson était un stratège de première classe, sachant comment calculer chacun de ses mouvements, et sachant exactement comment manipuler le public.  Lorsque beaucoup de gens qui le connaissaient  personnellement lui  disaient qu’il était "un manipulateur habile", cela sonnait pour lui comme un compliment.

SCULPTEUR

Un professionnel jusqu’à  l'os, un perfectionniste. Peu  peuvent comprendre et sentir qu'un artiste doit s’occuper de tout. Il n'y avait pas de choses mineures pour Michael. Quand il n’aimait plus son image, il s’en  inquiétait.  Alors, il faisait un régime strict pour se débarrasser des kilos superflus,  et passait deux fois plus de temps dans sa salle de danse. « Je veux un corps de danseur parfait ». Ce n’était pas  utilisé  comme  moyen de séduction auprès des femmes, mais pour garder le corps d'un danseur. Pour rendre la danse parfaite, vous avez besoin d'un instrument parfait - un corps parfait.

«Je t’ai apporté une paire d'haltères de cinq livres puisque nous allons commencer à travailler ensemble cette fois. Mais Michael ne voulait pas les utiliser, parce qu'il disait qu'il ne voulait pas devenir gros et musclé ! Il m’a répondu, « Lou, je ne veux pas avoir beaucoup de muscle ! »  J’adore Michael, mais je ne pouvais pas m’empêcher de rire de cela.  Il est impossible d’obtenir du muscle avec des haltères de 5 livres !  Mais il a  toujours dit non. » (Lou Ferrigno, entraîneur  physique).

Pourriez vous croire qu’un gars ordinaire  afro-américain  ait pu  devenir  méga-populaire à travers le monde, parce qu’il avait une bonne base artistique ? Malgré toute la rectitude politique de la société américaine, cela était pratiquement impossible, ni dans les années 80, ni aujourd'hui. Si Michael Jackson s’était arrêté à la version de son image du début des années 80, le monde ne l’aurait plus   distingué,  il  ne se serait jamais fait remarquer parmi des centaines d'artistes noirs mignons et talentueux.

Si vous pouvez changer la forme de votre corps pour devenir un meilleur danseur, si vous pouvez mettre  un costume et un maquillage pour décrire votre image, pourquoi ne pourriez-vous pas changer votre visage ? Michael a traité son visage comme il a traité ses tenues – c’était également un élément nécessaire pour un  travail réussi.

«Je suis un artiste. Je pourrais, si je le voulais  mettre un point rouge là un jour *touche son front *, et vers les  yeux ici *touche ses joues* » (Michael Jackson, Prime Time en direct entrevue de 1995).

« Michael avait un maquillage permanent, j’avais seulement besoin de faire des retouches parfois, et parfois il le faisait  lui-même. » (Karen Faye)

Chirurgies plastiques ? Look féminin ? Maquillage ? Qui se soucie que vous n’êtes  pas regardé  comme les autres ? Vous êtes un artiste, et vous êtes différent des autres dans votre travail. Si les gens prêtent attention à vous, s’ils ne peuvent pas s’empêcher de porter leurs regards sur vous, cela signifie que vous avez fait un excellent travail, que ça fonctionne. Le visage est une toile sur laquelle vous pouvez peindre tout ce que vous voulez si vous avez un objectif qui en vaut la peine.

« L'une des choses qu'il m'a toujours dite était : n’ayez pas peur d'être différent. En d'autres termes, quand vous avez ce désir, cette envie, les gens vont essayer de vous éloigner de cela pour vous mettre en accord  avec la meute dite «normale». Et il a ajouté, c’est OK d'être différent ; c’est OK d'être obsédé par ce que vous voulez faire. C’est parfaitement bien. N’ayez pas peur de cela. "(Kobe Bryant, joueur de baseball).

à suivre ......

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Michael Jackson avait des ambitions palpitantes.

2 Mai 2015, 11:26am

Publié par motspourtous

Michael Jackson avait des ambitions palpitantes.

Cette nouvelle est la traduction d'un article intitulé - Comment devenir un artiste à succès -  rédigé par Karina Kotsinian  Pour le site : http://en.michaeljackson.ru/possesed/#more-205 -

Partie 1 :

"Michael Jackson  a été le premier artiste ayant sauté dans la toile et il est devenu une partie de celle-ci. Chaque moment de sa vie relevait du spectacle. Qui d'autre peut vivre comme ça, bon sang ?" (Eddie Murphy).

Il n'y a pas de meilleurs mots, que cette seule déclaration d’Eddie Murphy pour décrire la vie de Michael Jackson. En vérité, toute sa vie a été un grand spectacle, son spectacle. Certains aiment voir sa vie comme une mission envoyée par dieu, certains parlent du drame de l'homme extrêmement doué, l'établissement d'un génie musical et sa réussite dans l’industrie du divertissement. Mais les nombreuses histoires de ses collègues et les déclarations de Michael  disent juste une chose - il voulait simplement être toujours fabuleux. Son génie et sa réussite sont un phénomène artificiel.

Michael était une personne aux ambitions illimitées, il avait du courage, une immense énergie et  il s’engageait. Il était possédé par son but -  devenir l'interprète  emportant le plus de succès de tous les temps. Et il a réussi.

 

PLUS JAMAIS "AFRO"

Peu ont réfléchi sur sa façon de réussir et ce qu'il lui a fallu pour le faire. Toutes les conversations se sont portées sur un cadeau inné mais ce n’est pas une réponse à cette question. Le principal secret de son succès est l'obsession maniaque dans son travail. Même dans son enfance, quand ses frères, également membres du groupe de musique, ont tenté de reporter les répétitions pour jouer au baseball, Michael les a forcés à cesser de faire  la chèvre  pour commencer à travailler. Quand il est devenu un adulte et a pris sa carrière en mains, il n'y avait aucun moyen de l'arrêter.

Il s’est servi, de son corps, de son visage et de sa voix en tant que matériau pour créer une personnalité fantastique, une créature surnaturelle née pour divertir et amuser. Michael lui-même s’est créé en totalité, ne ratant jamais un détail, soit une coupe de cheveux, un pas de danse, un ton de voix  même dans sa façon de  parler - comme un sculpteur réfléchi pour créer une œuvre d'art.  Et ne pensez pas que Michael a toujours joué un rôle pour vous tromper,  il a toujours eu ce caractère parce que son image représentait ce qu'il était naturellement et c’était  plus confortable pour lui.

 «A dix-neuf ans, il avait la sagesse d'un homme de soixante ans et l'enthousiasme d'un enfant. Il était véritablement timide, un  beau gosse qui cachait son intelligence incroyable avec de petits sourires et rires. Mais sous cet extérieur timide il était un artiste avec un ardent désir de la perfection et une ambition illimitée d’être le plus grand artiste dans le monde. » (Quincy Jones, producteur).

En prenant de l'âge, Michael a commencé à changer son apparence. Il ne voulait pas que Michael Jackson l'artiste solo soit  associé à un garçon mignon des Jackson 5. Il voulait être loin du « gentil petit garçon avec une coupe  Afro », il voulait avoir son propre style, de sorte que personne n’oserait regarder en arrière et dire qu'il devait tout à ses frères et sa famille.

"MJ sera mon nouveau nom. Plus Michael Jackson. Je veux un tout nouveau personnage, un tout nouveau look. Je dois être une personne totalement différente. Les gens ne devront plus jamais penser à moi comme le gamin qui chantait ABC ou I Want You Back. Je dois être un nouveau, incroyable acteur / chanteur / danseur qui va choquer le monde.  Je vais être un perfectionniste, un chercheur, un entraîneur, un master. Je serai mieux  seul qu’en cordée. Je dois avoir le système de formation le plus incroyable. Pour creuser et creuser et creuser jusqu'à ce que je trouve.

Je vais étudier et regarder en arrière le monde du divertissement et le perfectionner,  en reprenant chaque  étape que les grands  nous ont laissée. "(Michael Jackson, 1979 à  21 ans).

DES AMBITIONS PALPITANTES.

A 25 ans, Michael a sorti l'album le plus vendu dans l'histoire des disques de musique, remplissant ainsi l'une des clauses de son mémorandum qu'il avait envisagé deux ans plus tôt. Mais son succès n’était pas seulement du à sa musique. Michael a appris très tôt qu'il n’était pas suffisant  d’être juste un bon musicien pour  avoir du succès et de la gloire.

Lors de la réception de ses huit Grammy Awards pour "Thriller", il a toujours porté des lunettes de soleil sur scène. Des  réflexions traduisaient l'arrogance des artistes célèbres qui regardaient avec des visages perplexes comment ce jeune homme mince passait devant eux, avec sa tenue à paillettes,  pour recevoir  ses   prix. « Okay, Katharine Hepburn qui est une bonne amie  m'a dit que je devais le faire, et je le fais pour elle et les filles placées dans les balcons ».  Michael a expliqué qu’après avoir enfilé  ses lunettes  les filles criaient  sauvagement dans le public. Huit Grammy pour un album !  c’était un record, il a été mémorable, mais l'épisode avec ses lunettes a été mémorable aussi. Ce sont ces petites choses qui créent une légende.

Après  ce sérieux  solo, Michael ne voulait plus jouer avec ses frères. C’est pourquoi, quand il a reçu  l’offre de se retrouver avec eux  pour le 25ème anniversaire de la Motown, il a refusé. Puis,  il a exposé ses propres exigences, « Ok, je vais le faire, mais je veux chanter un morceau solo ». Lors du show, après un court medley avec les Jackson 5, ses frères ont quitté la scène, laissant Michael sur son propre registre. «  C’était   de bonnes chansons, j’aime ces chansons énormément ... mais surtout j’aime ... les nouvelles chansons » c’est ce que Michael a dit quelques secondes avant l'intro de Billie Jean. Et deux minutes plus tard, le monde a pu voir son moonwalk pour la première fois qui est devenu son pas de danse et sa signature.

Michael ne s’est jamais épargné pour atteindre ses objectifs. Tout ce à quoi  il  pensait à l'époque c’était,  de nouvelles chansons, de nouveaux pas de danse, de nouveaux costumes et des attributs pour sa nouvelle image. Il n'a jamais été vu dans des clubs ou des parties. A  25 ans, il passait tout son temps à son travail.

Michael a créé une image de style rétro, inspirée par les comédies musicales des années 50 / 60, mais il a ajouté des éléments contemporains, tels que des vestes en cuir et des boucles brillantes.

Le contraste est la chose principale de l'image de Michael Jackson. Il ne s’est jamais senti gêné de l'expérimentation. Le monde de ses fantasmes était illimité, mais ce qui est le plus important - il a eu assez d'audace pour incorporer ses idées dans la vie.

Humble et modeste dans la communication personnelle, et envers tous ceux qu'il a rencontrés avec le plus grand respect - que ce soit une femme de ménage dans un hôtel ou un directeur de société, Michael était rigoureux et prudent dans les affaires. Il avait réalisé l'ampleur de son talent et il savait comment l'utiliser, mais ses objectifs ont toujours été beaucoup plus élevés et plus grands que ce qu'il avait déjà atteint.

La société nous fait penser que l'orgueil est un péché. Michael, bien qu’il ait beaucoup parlé  de sa religiosité, n'a jamais été gêné de ce péché. Dans sa maison, il avait un musée Michael Jackson alors qu'il dormait sur un matelas jeté sur le sol, et portait la même paire de chaussures depuis des années. Il se faisait  filmer souvent pour ses archives vidéo, afin d’essayer de préserver le processus de création d'un artiste inventé et développé par lui avec tant de diligence.

Dans l'un de ses dossiers, Michael demande à sa sœur aînée,  LaToya,  ce qu'elle aimerait faire et ce qu'il faudrait  qu’elle réalise, elle répond qu'elle voudrait, naturellement, avoir  autant de succès que son frère Michael (dans le succès de "Thriller"). Il semble que sa réponse rend Michael timide, il baisse les yeux  et fait des   sourires, « Mais je n'ai rien fait de spécial ». LaToya  occupée à parler,  faisant compliment de ses réalisations,  les mots de Michael  se noient dans son discours. Il a poursuivi : «... Je viens de commencer ».

LA FABRICATION DE MJ

Michael a travaillé sur tout. Il a commencé avec l'auto-éducation, soulignant les principaux sujets qui l'aideraient dans sa profession. Il a lu des livres sur la psychologie, l'histoire de l'art, l’histoire de la musique, la poésie, les contes et les mythes, les biographies des personnes exceptionnelles et la philosophie antique. Il à énormément lu, et ses frères et sœurs le considéraient comme un intellectuel chevronné ou un frimeur. Mais ce qu’il  créait devait être parfait dans tous les aspects – A l’ origine la classe ouvrière noire,  a une éducation et des manières  loin d'être les normes de comportement dans la société. Si vous voulez conquérir le monde,  vous devez apprendre à correspondre à l'élite.

Michael a étudié les  succès  des artistes du passé en regardant les vieilles comédies musicales. Il a retenu de  ses recherches,  qu’il fallait déterminer tous les aspects à travailler  pour  être le meilleur.  Le Mystère faisait  partie de l'un d'eux. Les gens devraient se demander comment  il se   comportait  dans la vie quotidienne – et sa conclusion était que moins ils en savaient au sujet de sa vie personnelle, et mieux cela fonctionnait  pour sa popularité.

Dans le milieu des années 80, Michael a embauché une maquilleuse professionnelle (Karen Faye) et des costumiers,  (Dennis Tompkins et Michael Bush). Ces personnes ont aidé Michael à se  créer une image impérissable de superstar. Mais l'essentiel du travail concernant son image,  a été réalisé par lui seul. Il  attirait les photographes par ses tenues, en plaçant des accents partout où il les voulait. Il a ajouté des éléments inhabituels, que ce soit un brassard, un ruban blanc sur ses doigts, un Fedora ou des boucles tombant sur son front.  Juste ce qui pouvait attirer l'attention du public et augmenter encore une autre vague de curiosité.

Quelle  en était la raison ? Dans une conversation privée avec un collègue, Michael a répondu sincèrement : «Pour me rendre étonnant devant tout le monde. »

« Comme pour  sa musique, s’habiller  pour  Michael Jackson était un exercice de superposition, Tenace encore,  mais voulu. Pour ses chansons, Michael échantillonnait des éléments uniques et jamais entendus,  il combinait  tout cela ensemble. Le chaos contrôlé faisait partie de la mystique de Michael. L’Emulation de sa  musique signifiait qu’elle devait  être multiforme dans ses conceptions. Non seulement nous avons eu les badges,  les boucles, les fermetures éclair, les clous et les strass. Mais  Michael  n’accessoirisait pas, il embellissait. « Ce que vous ne pouvez pas porter, je vais  le porter », a été l'un de ses dictons. Et tout comme avec sa musique, il voulait inventer sa garde-robe (...) la synergie de Michael dans sa musique et son style faisait partie de son génie.

à suivre ...

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