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MICHAEL JACKSON et Les personnages à avoir marqué le XXème siècle

Neverland demande de la patience pour être vendu !

25 Mai 2016, 13:24pm

Publié par motspourtous

Neverland demande de la patience pour être vendu !

Il y a un an en mai 2015, le Neverland ranch de Michael Jackson était mis en vente. Prix ​​demandé à l'époque ? 100 millions de $.

Prix ​​demandé 12 mois plus tard ? 100 millions de $.

La raison du maintien du prix n’est pas celle d’un vendeur têtu ou du manque de demande. (Il y a vraiment une sensation de conte de fées à Neverland.) Mais les maisons, dans le plus haut échelon du marché immobilier, partout, ne sont tout simplement pas vendues rapidement. La clé pour vendre une propriété de 100 millions de dollars en ce moment ? La patience.

«Le marché haut de gamme est loin de ce qu’il était il y a trois, quatre, cinq ans », a déclaré Brendon DeSimone, expert immobilier. « Ce marché a vraiment ralenti, et il n'y a plus autant de milliardaires qui peuvent se permettre d'acheter ces maisons.» (Bloomberg, en passant, compte au moins 200 milliardaires mondiaux, mais  tous ne sont pas à la recherche d'un ranch.)

Ralentissement du luxe

La chute des prix du pétrole, les fluctuations des marchés boursiers et  la faiblesse des devises  ont conduit à des ralentissements dans les marchés mondiaux haut de gamme. Les acheteurs internationaux sont toujours une force sur le marché immobilier américain, en partie parce que les individus à valeur nette élevée recherchent des endroits plus sûrs que les marchés boursiers pour placer de l’argent. Mais il est un peu plus risqué d'investir dans une propriété de luxe qui est située hors des sentiers battus, peu importe  son pedigree.  Neverland appelé à présent Sycamore Valley Ranch, a trois grands obstacles à surmonter : 1- l'emplacement, 2-  l’emplacement, 3- l’emplacement.

La propriété acquise auprès de Michael Jackson financièrement en difficulté en 2008 pour 23,5 millions de $ par Thomas Barrack Jr. Colony Capital LLC - est située à Los Olivos, une ville d'environ 1.100 habitants  à environ 130 miles au nord-est de Los Angeles  et assez loin de la prolifération des résidences haut de gamme. « La plupart des maisons dans ces gammes de prix sont situées au front de mer ou avec vue sur l'océan, ou dans les villes», a déclaré DeSimone. «Elles sont concentrées à Los Angeles, New York, San Francisco et Miami. »

Selon Zillow, Neverland est évalué à  près de 200 fois la valeur médiane des maisons de 548.500 $ à Santa Barbara County. Wayne S. Natale, courtier immobilier pour les propriétés du village à proximité est un vétéran qui travaille depuis  30 ans dans l'immobilier de la vallée de Santa Ynez, il a déclaré avoir peu de véritables propriétés haut de gamme dans son domaine. (Il ne représente pas Neverland, mais a visité la propriété à plusieurs reprises.) Seulement quelques maisons au-dessus de 4 millions de $ se vendent chaque année.  Rien de comparable à Neverland. Tout comme le chanteur était inimitable, telle est sa propriété.

«Il n'y a jamais eu de vente de 100 millions de $ dans la vallée de Santa Ynez », a déclaré Natale. « Si elle était à Aspen, elle vaudrait 100 millions de $, ou peut-être si elle était dans l'État de New York ou les Hamptons. Mais ici,  le prix demandé est rêvé. »

Rester sur la liste et attendre

Pour être clair, il ne dit pas que la propriété ne sera pas vendue à ce prix, juste que cela pourrait prendre un certain temps. Alors que les maisons en vente à Santa Barbara County sont restées sur le marché pour une moyenne de 75 jours seulement en 2015, selon Zillow, il est parfaitement normal pour des maisons  uniques, et haut de gamme qu’elles restent sur le marché beaucoup plus longtemps. (En dépit des rumeurs de l’année dernière disant que la  chinoise EBay a tenté sans succès l’achat aux enchères de Neverland. Les vendeurs n’ont pas recours à des techniques sauvages ; Une source proche de la propriété a assuré  que c’était un canular).

« Toute propriété dans la vallée qui est estimée à plus de 3 millions de $,  est généralement sur le marché pendant deux à trois ans», a déclaré Natale.

Prenez cette propriété à 125 millions de $,qui comprend 12 chambres, 13 salles de bains,   située à une heure de Neverland, en plein Montecito, avec  vue sur l'océan et qui a près de 30 000 pieds carrés.  Elle a été mise  sur le marché en 2014,  par les mêmes gens  qui vendent Neverland. Il n'y a pas eu de réduction de prix.

Sur Zillow, seulement quatre autres propriétés sont affichées à  100 millions de $ ou plus cette année. La célèbre Playboy Mansion de Los Angeles,  est sur le marché pour 200 millions de $.

Le club des 100 millions de $

Les autres comprennent  8000 pieds carrés et sont en vente à Beverly Hills pour 135 M de $. Elles ont sept chambres et 10 salles de bains; et son restées sur Zillow environ 150 jours. Sur la côte Est (il n'y a pas de liste publique  dans cette gamme de prix), une maison de 13 chambres, 35 salles de bain (!) Sur Long Island Sound à Great Neck, NY, est en vente au  même prix que Neverland; elle a été sur Zillow durant 200 jours.

Certains vendeurs ne tiennent pas compte des côtes de prix. Prenez Elk Mountain Lodge à Aspen, au Colorado. Possédée par Bill Koch,  elle comprend 27 chambres et 32 salles de bains, la  maison a été en vente l’année dernière pour 100 millions de $. Elle a été retirée de la liste, puis y est revenue il y a quelques semaines,

pour  80 millions de $.

En vérité,  il n’y a pas grand chose qui se vend pour ces prix là, ou du moins pas publiquement. La maison la plus chère vendue sur Zillow en 2015 était de  46,3 millions de $.  C’était l’ancienne propriété de Kenny Rogers, avec 23,988 pieds carrés à Bel Air. La propriété la plus récente sur la liste Zillow des 10 maisons les plus chères vendues l’année dernière est à Great Neck, NY à 19,9 millions de $.

Cela ne signifie pas que l'offre est vraiment limitée. Beaucoup de propriétés haut de gamme ne sont pas cotées en bourse.

La vie simple

Alors que beaucoup de maisons parmi les plus chères du pays sont situées dans les points chauds haut de gamme, Los Olivos n’est pas un endroit évident pour investir dans l'immobilier de luxe. La ville est totalement endormie. Dans le bon sens. Pour ceux qui aiment ce genre de chose.

«Les gens qui viennent ici sont à la recherche d'un endroit dans une communauté rurale où ils peuvent avoir la paix, la tranquillité et la détente», a déclaré Natale. « Ils ne vont pas dans les cocktails tous les vendredis soirs. » Ils portent un Levis et un tee-shirt,   ce genre d'endroit, est pour ceux qui aiment les chevaux ou les vignobles, mais pas la vie de vedette.

« Quand Michael Jackson vivait ici, il n’allait pas beaucoup dans la communauté», a déclaré Natale. «Il avait son propre environnement, son propre royaume là-bas. »

Même si Michael Jackson n’était pas présent dans los Olivos, l'héritage de MJ pourrait encore aider à la vente de la propriété à un prix élevé. « Si quelqu'un veut l'acheter  parce que Michael Jackson en a été propriétaire, cela a une valeur monétaire, elle peut se vendre pour 50 millions de $ ou plus », dit Natale. « Quelqu'un tombera en amour pour cette propriété, et les 100 millions de $ ne seront pas un obstacle. »

Source : ici

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La sexualité « libérée » des Stars et de leurs groupies

22 Mai 2016, 10:50am

Publié par motspourtous

La sexualité « libérée » des Stars et de leurs groupies

Le terme "groupie" apparaît dans les années 60. Il désigne les fans femmes qui recherchent une relation sexuelle ou romantique avec les membres de leur groupe de rock ou de pop préféré et les poursuivent de leurs assiduités.

Au début du succès, le fait de devenir un « super-aimant » comporte certains avantages qui n’apparaissent pas d’emblée comme totalement révoltants. On teste la reconnaissance, on se promène dans la rue et on s’émerveille des passants qui se retournent ou qui vous demandent un autographe. Puis les concerts, les sorties en ville prennent assez tôt une tournure très spéciale. « On ne devient pas une une rock star pour plaire aux garçons ; aux États-Unis, les filles sonnaient chez toi à 2 ou 3 heures du matin, juste pour coucher avec toi, et repartaient après, Comment refuser ? » feint de se demander Ozzy Osbourne (Paris-Match, juillet 2010.)

A vouloir électriser le public à tout prix, vous gagnez l’amour passionné de votre assistance. Les clins d’œil, les billets doux pleuvent. On vous attend à la sortie des concerts, de votre loge ou de votre voiture. On veut vous posséder et faire l’amour avec vous !

Heureusement que Bill Wyman (le bassiste des Stones), sensible à cet aspect des choses, a scrupuleusement noté dans son journal de bord tout ce qui se jouait backstage et dans les hôtels en tournée, sinon on ne l’aurait pas cru. Les groupies sont triées sur le volet par la garde rapprochée. Elles perçoivent comme un bonheur le fait d’être touchées par la star. Le dieu priapique du succès ne peut se contenter de féconder seulement les âmes, il veut aussi toutes les femmes ! Comme le constate Woody Allen  : « la célébrité m’a apporté un gros avantage : Les femmes qui me disent non sont plus belles qu’autrefois. »

Au même titre que le pouvoir d’achat, le pouvoir de séduction sexuelle devient lui aussi illimité. C’en est fini des doutes sur le pouvoir de séduction, des échecs, de l’incertitude de plaire ; La star n’a désormais que l’embarras du choix.

Gene Simmons , le bassiste du groupe Kiss, se vante d’avoir eu toutes les femmes qu’il désirait, c'est-à-dire environ 5 000, et c’est encore loin du score de Warren Beatty.Auquel on attribue près de 10 000 conquêtes !

Parfois cette relation affranchie au sexe tourne à l’addiction. L’acteur Jack Nicholson  évoque ce besoin d’excitation permanente qui lui a fait multiplier les brèves aventures féminines (parfois plusieurs en même temps) et consommer des drogues.

Julio Iglesias , le latin lover qui susurrait à l’oreille des femmes quand il chantait, confesse qu’il a été accro…L’homme aux 250 millions d’albums a également assuré qu’à ses débuts il avait un caprice récurrent : « Je ne pouvais pas monter chanter sur scène si je ne faisais pas l’amour avant. J’étais comme un petit lapin. Selon lui, cette époque était terrifiante : Je voulais terminer les concerts rapidement, car je savais qu’il y avait une femme nue qui m’attendait dans ma chambre. (15 Janvier 2010)

Marlon Brando  appelait quant à lui cette période de sa vie «  les années de la grande baise : je couchais avec toutes sortes de femmes, j’avais perdu la notion du temps et dépensais mon argent sans compter ». Il ajoutait que chaque homme devenait son ennemi. Il avait un besoin irrépressible de l’humilier, de le ridiculiser, si possible en couchant avec sa femme…

Les frasques de Led Zeppelin  consignées par les journalistes en tournée, frisent bien souvent le sadomasochisme. Durant les deux premières années de l’ascension vertigineuse du groupe, qui les verra dépasser le statut des Beatles, ses membres comprennent vite qu’ils vont pouvoir faire à peu près tout ce qu’ils veulent. Les commentateurs de l’époque disent leur dégoût, et avec quelle fureur et souvent quelle bestialité les musiciens jouent de leur pouvoir sur les jeunes femmes qui passent les barrages vers leurs loges.

La relation à autrui est donc profondément faussée : l’autre n’est plus un sujet d’égale valeur avec qui on échange, mais un objet qu’on utilise à ses fins, pour son plaisir et sa gratification narcissique.

Selon plusieurs personnes gravitant dans les milieux de la scène, cette manière de faire est plus courante lors de concerts individuels qu’en festivals. «Certains groupes placent leur manager devant la scène, dans la fosse. Pendant le concert, les musiciens désignent des demoiselles, qui reçoivent un accès aux loges. On appelle ça un » pussy-pass ! » Il faut appeler un chat un chat… On raconte aussi que les groupies prêtes à passer à la casserole sont surnommées «plat du jour». Ensuite, certains artistes tiennent des listes par villes, avec les contacts des fans qu’ils pourraient potentiellement se remettre sous la dent.

Et pour celles qui n’ont pas la «chance» d’être identifiées comme comestibles de suite, le chemin est plus sinueux. Mais les stratégies mises en place portent souvent leurs fruits. «C’est facile, dans les équipes il n’y a généralement que des mecs!» observe François Biollay, organisateur du festival Métropop à Lausanne. «Une fille avait baratiné tout le monde pour s’approcher du but. Elle voulait à tout prix coucher avec quelqu’un du groupe. Trois tournées plus tard, elle était de nouveau là. Le batteur avait dû se planquer ! Chez ces groupies, il y a une forme d’addiction.»

Dans sa chanson «Rosie», Francis Cabrel  avait parfaitement chanté le blues du technicien utilisé par une groupie pour approcher les musiciens. «Je lui ai donné mon pass pour qu’elle puisse entrer voir le show,  après le dernier morceau, le batteur est parti avec elle.» Le texte date de 1989, mais cette manœuvre est toujours d’actualité.

Betty (Prénom d’emprunt), qui travaille dans une salle de concerts, a pu observer ce petit manège avec un amusement teinté d’agacement. «Les nanas commencent par draguer le gars du merchandising, et une fois qu’elles ont réussi à choper le chanteur elles laissent tomber l’autre.» Et si la loge du chanteur affiche complet, les filles se rabattent sur un roadie. Pourvu que ça reste dans l’équipe, l’honneur est sauf.

Les fans croquent et se laissent croquer. «Les filles motivées ont toutes leurs chances, comme dans la vie normale, commente simplement Benoit (Prénom d’emprunt), qui tourne régulièrement avec des groupes de rock. Et les célébrités attirent plus que les autres. Cela dit, on parle de «starfucking» dans ce milieu car le rock’n’roll a beaucoup joué de ça, mais dans le sport et la politique, c’est pire! »

Michael Jackson trouvait ça abject ou simplement saugrenu. MJ, encore enfant, raconte sans pudibonderie comment ses frères ados, avec qui il partage sa chambre, se distraient en tournée.  Il n’est en effet par rare que ses frères ramènent des filles dans les chambres, avec l’assentiment de leur père, et que le bruit de leurs ébats parvienne jusqu'à ses oreilles. Les groupies du groupe sont légion, et chaque arrêt est sujet à de nouvelles conquêtes. Michael écrit quelques années  plus tard Billie Jean, qu’il dédie à toutes les femmes qui leur couraient après et qui parfois prétendaient être la mère de leur progéniture.

Plus tard encore Michael dira : j'aime l'amour physique. Cela fait partie de la vie et j'aime les femmes. Je pense seulement que lorsque le sexe est utilisé comme une force de chantage, ou de manipulation, c'est un usage répugnant du cadeau que Dieu nous a fait.

Le King of Pop rendait dingue la moitié des femmes de la planète. Avec des fans aussi hystériques, il aurait facilement pu se transformer en serial fuckeur. Mais romantique, pudique,   Michael est resté très discret sur ses conquêtes. D’autre part, Le trouble jeté par les affaires judiciaires autour de lui par la presse a occulté la place des femmes dans sa vie privée.

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OBAMA ET LES MEDIAS, manipulent la mort de PRINCE à des fins politiques.

17 Mai 2016, 07:07am

Publié par motspourtous

OBAMA ET LES MEDIAS, manipulent la mort de PRINCE à des fins politiques.

Par ARMOND WHITE le  29 avril 2016 

Pendant l'été 1984, la plupart des gens que je connaissais, qui sont allés au cinéma ou qui ont assisté  à  des concerts pop  ont  versé une larme pendant la chanson  Purple Rain, la célèbre ballade de Prince.

La métaphore cryptique de la chanson au sujet du salut, du pardon et de la transcendance est allée droit au cœur des téléspectateurs avec des  pleurs, et des enflammements. Prince a atteint l’apogée avec un drame musical qui utilisait  l'angoisse chez les adolescentes (Prince jouant une version de lui-même appelé « The Kid », qui surmontait la tragédie domestique de ses parents) afin de propulser le nouveau showbiz fiction. Purple Rain a été créé au milieu de la compétition raciale et sexuelle dans les discothèques de Minneapolis, elle reflète le ferment des Eighties de la musique pop. La puissance personnalisée de la conclusion,  résoud  cette tension sociale. L’épiphanique Purple Rain  de Prince dit ce que les politiciens font semblant de faire – la chanson parle, des besoins émotionnels profonds et  inarticulés des gens. Maintenant, le référendum de louanges et de sentiments qui ont  suivi la mort de Prince Rogers Nelson suggère qu'il y a peu de différence entre la pop fandom et la politique politicienne. La réponse des médias est importante dans le sens où elle est en grande partie liée à des générations - au souvenir de ce moment où le premier film de Prince a traversé les barrières culturelles qui existaient en 1984. Les hommages à  Prince sont encore  dans cette tendance,  sur les médias sociaux ils évoquent la nostalgie d'une époque où les médias d'aujourd'hui avaient leurs expériences sociales / culturelles de pointe : MTV montait, et le président Reagan faisait campagne pour son deuxième mandat. La musique et le film de la carrière de Prince ont coïncidé avec ces événements et, par eux en parallèle, semblaient les définir. (alors que son homologue Michael Jackson avait précédé ces événements et les absorbait dans sa propre mytho globale).

Prince : comme La plupart de tous,  a poursuivi son chemin.

Ces faits pop-politique étaient implicites dans la déclaration officielle du président Obama sur Prince :

«Aujourd'hui, le monde a perdu une icône de la création. Michelle et moi nous nous joignons aux  millions de fans du monde entier dans le deuil de la mort subite de Prince. Peu d'artistes ont influencé le son et la trajectoire de la musique populaire plus distinctement, ou touché tant de gens avec leur talent. Comme l'un des musiciens les plus doués et les plus prolifiques de notre époque,  Prince a fait tout cela. Funk. R & B. Rock and roll. Il était un instrumentiste virtuose, un chef d'orchestre brillant et un artiste électrisant. « Prince a dit : Un esprit fort  transcende les règles »  - et son  esprit  était le plus fort, le plus audacieux, ou plus créatif. Nos pensées et nos prières vont à sa famille, son groupe, et tous ceux qui l'aimaient ».

Autant que le film Purple Rain lui - même, l'éloge d'Obama contenait une biographie déguisée. Dans ce témoignage, la version de l’équipe d’Obama propose des clichés « iconiques », puis des adjectifs « doué et prolifique», suivis par le décompte rudimentaire des genres musicaux, cela  témoigne de la manipulation du public sentimental. Notez comment la routine « Michelle et moi » conduit à ce que la mondialisation ne rende pas juste un hommage, c’est l’identification avec la mémoire des millions de fans du monde entier. - L'idéal - de la pop et de la gouvernance de Prince. Ainsi, «un esprit fort transcende les règles »  justifie l’action exécutive unilatérale. Cela a été confirmé en outre lorsque l’information a été divulguée et qu’Obama a chanté  « 1999 » et « Delirious » juste avant de rencontrer la reine Elizabeth. (Imaginez les connotations diplomatiques de ces hymnes apocalyptiques et dévergondés.)

Prince était une idole, pas un héros !

Par comparaison, en 2009  la déclaration d'Obama sur le décès de Michael Jackson était scandaleusement dans le regret. Plutôt que d’offrir un panégyrique, Obama était apparemment allé  dans le sens  de l'aversion,  issu  des jugements  de sa propre et impitoyable circonscription, de gens obsédés par  la race.

(Barack Obama, président des Etats-Unis, considérait Michael Jackson comme une "icône" de la musique mais pensait que certains aspects de sa vie étaient « tristes et tragiques ». Le refus d'identifier les triomphes artistiques personnels de Jackson - tout en soulignant ses problèmes - est le revers de la médaille d'Obama.  Il a  simplifié les difficultés de couleur de peau de Prince et ses angoisses sexuelles complexes.  Est-ce qu'il saluait Purple Rain ou son propre règne ? La signification culturelle de Prince est indéniable. De Mémoire il a  fait des chansons comme « Kiss », « Cream » « Alphabet Street », et  «  Anotherloverholeinyourhead » qui sont  les plus douces,  de sa combinaison unique,  d'instincts sexuels et sociaux. Mais  son  impact culturel réel, et  la façon dont le merveilleux Prince a reçu les commémorations,  qui ont  été transformées en ensilage politique est également importante. Sur  CBS Sunday Morning Show (un programme de réseau de télévision qui fonctionne régulièrement comme radio amateur personnelle d'Obama), Prince a été salué en termes soupçonneux de politiques (libérales).  Sur CBS musique  Bill Flanagan a cité  Prince comme le  «Mandela musical», un «one-man de la coalition arc en ciel »  qui «  a transcendé l'apartheid de la radio » (Pourtant, Flanagan a ignoré la résistance de Prince à  participer avec d'autres célébrités à la charitable chanson  « We Are the World »). Obama et les médias dominants parlent de Prince en termes généraux,  l'art est rendu banal. Ce point de vue de l’auto-agréable culture pop et de la sociologie pop est politiquement devenue pourpre. Il dénature  la période post-hippie de Prince, les droits post-civils, sa position dionysiaque et l’utilise pour glorifier notamment des positions politiques. Dans sa vision  de Purple Rain (1984), la critique de cinéma Pauline Kael avait défini  Prince en ces termes  : «Je suis disposée à aimer Prince, l’étoile  lutin-sexuel de Purple Rain,  vingt-six ans, parce qu'il est, comme  mes amis  l’ont  dit, «l'accomplissement de tout ce que les gens comme Jerry Falwell croient que le rock 'n' roll va faire pour la jeunesse Américaine »  J'aime le sex-appeal de ses taquineries. . . et j'aime l'impudence." « Si des effrontées font des manifestations avec les  Black Lives Matter c’est la preuve de ce que le rock 'n' roll fait pour la jeunesse américaine, alors prince est une figure de déstabilisation à considérer avec suspicion ».

Mais Kael,  libertaire avant la lettre, aurait probablement gémi en constant comment nos médias à l’éloge facile,  ont mal interprété et manipulé l'idiosyncrasie de Prince. Comme un libertin qui pouvait faire l’étalage d’un narcissisme suprême (ou politique), Prince pouvait également composer avec sa propre ambivalence sociale et politique, comme dans l'enregistrement de 1992 “The Sacrifice of Victor.”  (Le Sacrifice de Victor) 

Cette chanson décrit le traumatisme subi par les jeunes au cours des  transports scolaires du début des années 1970, alors qu’ils étaient utilisés comme des pions pour l'expérience raciale et politique de l'Amérique. («Nos parents se demandaient ce que cela  faisait de cohabiter avec  quelqu'un d'une autre couleur / Alors ils ont mis leurs bébés ensemble / Pour éliminer leurs craintes.») La chanson est un aveu extraordinaire de la politique sociale,  des essais et des erreurs  des expériences américaines. Elle  représente le plus authentique sermon de toutes les chansons de Prince, et son extase évangélique profonde transcende la Maison Blanche avisée. Quand Obama et les médias traditionnels ignorent cet aspect de l'art de Prince et parlent de Prince en termes généralisés, l'art est rendu banal ; la mort de l'artiste devient un outil hégémonique basé, tout simplement, sur les expériences d'un groupe habilité à le faire. Prince et les autres grands musiciens pop des années 1980 - Michael Jackson, The Smiths, Public Enemy, Pet Shop Boys, Scritti Politti, Kate Bush, the Au Pairs, parfois Madonna - faisaient partie de la toile de Reagan et de la Thatcher réalité. Ils ont répondu aux politiques de cette époque de la même façon. Mais  les pleureurs de  Prince  ignorent cela maintenant en échangeant les complexités de la pensée,  provoquant des arguments culturels d'hier pour la non-pensée de conformité de la culture pop politiquement naïve d'aujourd'hui. C’est comme si la politique personnelle (la seule politique qu’un artiste pop peut honnêtement proclamer) n'avait pas d'importance. Les gens criaient  Purple Rain parce qu'ils estimaient que leurs aspirations privées étaient exprimées, mais hélas provisoirement. Les candidats politiques cherchent une sanction similaire. Mais quand ces réponses complexes à Prince - ou tout autre artiste pop - se confondent avec les décisions arbitraires politiques, la démagogie** prend du plaisir dans la culture pop. L'hommage même des fans  est dégradé. Il devient la rhétorique, la prose pourpre politique.

Source: http://www.nationalreview.com/article/434747/prince-obamas-politics

**La démagogie est une attitude politique et rhétorique visant à essayer de dominer le peuple en s'assurant ses faveurs et en feignant de soutenir ses intérêts.

  • Les propos démagogiques sont proférés dans le but d'obtenir le soutien d'un groupe en flattant les passions et en exacerbant les frustrations et les préjugés populaires. Pour cela, le démagogue utilise des discours délibérément simplistes, sans nuances, dénaturant la vérité et faisant preuve d'une complaisance excessive. Il fait ainsi appel à la facilité, voire à la paresse intellectuelle, en proposant des analyses et des solutions qui semblent évidentes et immédiates. Il n'est pas fait appel à la raison et il n'y a pas réellement de recherche de l'intérêt général.
  • La démagogie, qui est apparue avec la démocratie grecque, se retrouve dans toutes les démocraties, notamment en vue des élections.

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PRINCE et MICHAEL JACKSON / Paisley Park et Neverland.

9 Mai 2016, 10:10am

Publié par motspourtous

Neverland de Michael Jackson, et  Paisley Park de Prince .Neverland de Michael Jackson, et  Paisley Park de Prince .

Neverland de Michael Jackson, et Paisley Park de Prince .

Michael Jackson et Prince sont nés la même année (1958), ils sont des icônes de la communauté afro-américaine, possèdent un sens redoutable de l’entertainment et jouissent tous les deux d’une immense popularité. A l’aune de ces points communs et à l’aube des années 1980 (leur décennie magnifique), grande était la tentation pour la presse – s’embarrassant rarement de nuances en de telles circonstances – de présenter Prince et Michael Jackson comme des frères ennemis, des adversaires prêts à toutes les surenchères afin de régner sans partage dans l’univers impitoyable du show-business. Ne restait plus dès lors qu’à surligner au marqueur les traits distinctifs de ces deux bêtes de scène pour obtenir un parfait duel au sommet : Le gentil Bambi, ami candide des grands et aussi des petits, et le méchant Kid, sulfureux tombeur de ces dames. Le roi de la pop funky contre le prince du funk-rock sexy. Nous voici loin du débat de fond et tout près du combat de catch, arbitré à coups de titres accrocheurs et de clichés vendeurs.

Les deux principaux intéressés ne cédèrent toutefois pas à la pression médiatique, et leur affrontement programmé ne vira pas au pugilat de bas étage : Si aucune collaboration artistique ne se réalisa, il n’y eut jamais d’agressions verbales, ou physiques, chacun témoignant au contraire d’un respect  vis-à-vis de l’autre.

Leur volonté de triompher dans les hit-parades du monde entier s’est accompagnée d’un vrai fair-play, et le duel qui les opposa ou plutôt qui opposa leur maison de disques, ne se conforma pas seulement aux lois de la compétition pure et dure, mais donna également lieu à une fertile émulation.

Au début des années 1980, les deux hommes sont en pleine ascension, à la fois sur le plan artistique et sur le plan commercial, mais ils rayonnent alors surtout sur le territoire américain.

En 1983, ils vont brièvement se croiser sur une même scène lors d’une soirée les réunissant aux côtés de James Brown. (l'idée d'inviter Prince sur scène est venue de Michael Jackson, déclare alors James Brown au public euphorique ) Ainsi convié, Prince est hissé sur scène par un gros barraqué. Pendant que Michael s'éclipsait....  Il attrape une guitare, joue quelques notes, profère des cris étranges, se met torse nu, danse et fait tomber une partie du décor,  la vidéo s'achève après la chute de l'artiste hors du podium, et la vision de Brown lui rapportant sa chemise.   Cette soirée d’anthologie a beaucoup fait parler, et ce moment est devenu mythique pour de nombreux fans. Je crois que Michael et Prince partageaient une certaine idée de la mise en scène...

En 1985, Prince  participe à l’album caritatif We Are The World mais pas à sa chanson titre portée par Michael Jackson. (Prince qui s'était engagé à participer au projet, ne se présenta pas à l'heure convenue, et téléphona en demandant s'il pouvait venir jouer de la guitare sur le morceau. Quincy Jones refusa en lui expliquant que c'était trop tard)  
Puis vint Bad - Désireux précisément de changer son image de marque pour apparaître en bad boy avec le bien titré album Bad (1987) Michael Jackson propose à Prince d’enregistrer en duo la chanson-titre. Le Kid de Minneapolis refuse, en raison du début très explicite (« Your butt is mine » - Ton cul est à moi) de la chanson. N’imaginant ni lui, ni Michael pouvoir s’adresser ainsi à l’autre. Selon Bruce Swedien : Prince aurait dit " Ne vous inquiétez pas, cet enregistrement aura un grand succès, même si je ne participe pas à la chanson" . (Bien vu ! )

L'opposition entre Prince et Michael Jackson est l'une des plus célèbres de l'histoire de la musique moderne. Et comme la plupart des rivalités du genre, d’Oasis/Blur à Beatles/Rolling Stones, ce sont donc les médias qui l'ont créée – Bien conscients de la façon dont ils étaient présentés par la presse,  les deux artistes ont vraiment pris du plaisir à mettre  de l'huile sur le feu.  Mais leur rivalité n'a jamais été personnelle ; au contraire leur respect l'un envers l'autre était authentique, ils se rencontraient dans les studios d'enregistement, dans les coulisses de leurs concerts,   et peut-être que dans les rares moments ou le monde ne les regardait pas, quand ils pouvaient laisser tomber leurs masques pour être simplement Michael Joseph Jackson et Prince Roger Nelson, ils ont pu  se parler en amis, mais combien de fois, nous ne le saurons problement jamais.

Au décès de Michael,  Prince a déclaré :

"Il est toujours triste de perdre quelqu'un que vous aimez"

En employant le verber "Aimer" Prince exprimait sans doute son respect pour l'identité  de MJ. Il ne le comparait pas,  chacun étant resté dans son propre rôle.

De fait, Il n'y a pas de parallèle entre leurs deux domaines.  Ni entre leurs deux vies. Paisley Park et Neverland en sont la preuve parfaite.

La demeure de Prince est un vrai complexe et, de l'extérieur, ressemblerait à s'y méprendre à Neverland  ai-je lu ! Le parallèle est facile, comme tous les parallèles effectués entre les deux artistes. Pourtant ces deux propriétés sont à l'image de leurs propriétaires, occupants et créateurs : différents en tout points.

Qu'y a-t-il donc dans Paisley Park qui alimente tant l'imagination ? Trois studios d'enregistrement, des studios de cinéma, une discothèque,  une imposante salle de concerts et The Vault, où sont entreprosés masters originaux, bandes inédites, copies de films, captation audio ou vidéo de concerts et autres collectors.... Et les appartements du kid de Minneapolis. On n'est pas dans la demi-mesure bien sûr,  mais rien de comparable avec Neverland. Deux univers opposés, entre le rêve de MJ de retrouver son enfance volée par son show-biz de père,  et le besoin frénétique de créer de Prince.

Neverland est le reflet de la musique de Michael Jackson, du rêve d'un monde meilleur («Liberian Girl», «Black Or White», «Heal The World», «You Are Not Alone», «Earth Song», «They Don't Care About Us»...), tandis que chez Prince, on ne trouve pas trop d'hymnes pop humanistes, hormis peut-être - Sign O'The Times ( signe des temps)- extrait de l'album du même nom, Prince y dresse un triste tableau : celui d'un monde noir où la mort, la violence, la drogue nous entourent alors que nous restons impassibles, préférant observer les étoiles, explorer la lune alors que notre terre est le lieu de véritables atrocités. Mais le bas ventre n’est jamais très loin, comme le prouve  par exemple Darling Nikki : ( j’ai connu une fille nommée Nikki/ on peut dire qu’elle était folle de cul/ je l’ai rencontrée dans le hall d’un hôtel/ elle se branlait avec un magazine/ Elle m’a demandé si j’aimerais perdre un peu de temps/ et je n’ai pu résister quand j’ai vu la petite Nikki sourire/ Je ne peux pas vous raconter ce qu’elle m’a fait/ Mais mon corps ne sera plus jamais le même/) [je vous laisse deviner la suite].

Prince  s'isolait pour créer et expérimenter. Et pour cela, il lui fallait le meilleur matériel à disposition et tout de suite, sur place, chez lui de préférence.

Leurs deux complexes n'ont tout simplement pas la même utilité. Neverland sert à fuir le milieu de la musique, Paisley Park à s'y plonger. L'overdose chez Michael, la dépendance chez Prince.

Prince et ses maisons de disque successives,  Warner en premier lieu, n'ont jamais réussi à dompter le kid.  Prince avance seul dans Paisley Park, quitte à trébucher pour un ou deux albums de temps à autre. Après le méga-succès de Purple Rain, Prince Totalement libéré, à l’abri du besoin, des objectifs de carrière et des pressions du business, enchaînera les albums les plus baroques, foireux, inventifs, expérimentaux, voire tout cela à la fois, c'est le lot des prises de risque.

Parce qu'il est dépassé par le hip-hop et la techno, les 90's réussissent moins à Prince, qui perd son aura de golden boy mais pas son pantagruélique appétit de compositeur. C'est d'ailleurs au nom de la liberté artistique qu'il va aller au clash avec sa maison de disque historique. Celle-ci constatant une chute des ventes, préfère mettre sur le marché un best of plutôt que de l'inédit. Considérant qu'il est devenu l'esclave de Warner -  il s'affiche publiquement avec "slave" écrit sur sa joue  - il décide d'abandonner le nom de Prince et d'adopter le symbole  imprononçable  prince-logo.svg . Un acte radical : personne ne sait comment ça se prononce, et Warner doit envoyer aux médias des disquettes avec le dit idéogramme. Bien que ça lui vaille pas mal de moqueries, même chez les fans, souvent attérés, sa tactite va s'avérer payante. Après avoir puisé dans ses fonds de tiroir pour honorer son contrat avec Warner, Prince, oups prince-logo.svg est libéré de son contrat avec Warner. Pour fêter ça, il sort en 1996 Emancipation, un triple CD. Quatre ans plus tard, contrebraquage, après une suite de fours notoires, Prince redevient officiellement Prince, histoire d'être un peu plus vendeur...Conséquence étonnante : Il enregistre aussitôt son meilleur album depuis belle lurette, The Rainbow Children.

Michael Jackson, lui, a des producteurs qui lui tapent trop fort dans le dos pour le faire avancer.  En 2006 il tente de quitter le label Epic Records ( donc sa maison de disques Sony) Le contrat, rompu en septembre 2006, prévoyait la production d'au moins un nouvel album ......

La demeure du Roi de la Pop a toujours été source d'admiration, de fantasmes ou de calomnies. A la fois réel et imaginaire, Neverland  plongeait chaque visiteur dans un monde enchanteur,  ou même les adultes redevenaient enfants.  Neverland est le ranch le plus célèbre au monde, le tout Hollywood l'a visité, mais aussi les enfants malades et les plus défavorisés qui profitaient  gracieusement de cet endroit de rêve.  Michael  voulait qu'ils découvrent l'amour, l'amusement, les animaux, les manèges, le cinéma. Neverland a été crée pour permettre aux enfants et aux personnes défavorisées de s'amuser et d'apprendre le respect de l'autre, le respect de la créativité, des animaux de la planète. Je pense que Michael est inégalé  en tant qu'humanitaire. Mais Neverland c'est hélas aussi le  domaine d'un entourage de rapaces,  qui provoqueront beaucoup  de cauchemars à MJ.

Sur son premier album, For You, Prince est crédité de vingt-sept instruments. C'est l'archétype du musicien complet.

MJ, lui, est l'interprète par excellence, le danseur hors pair, le parolier, le poète,  celui dont la rythmique vocale n'a jamais pu être copiée dignement. Ce ne sont juste pas les mêmes musiciens. Qu'aurait fait Michael Jackson dans Paisley Park ? Il aurait invité la crème des musiciens,  et aurait enregistré en collectif.

Prince, invite aussi beaucoup de monde, mais ils se débrouillent. Il loue Paisley Park à d'autres artistes : R.E.M. Chaka Khan, Mavis Staples, George Clinton, Madonna...et même à notre France Gall nationale  , pour l’album France (1996) - Parfois même, il est obligé d'aller faire ses marathons studios dans d'autres contrées tant le planning est bouché chez lui. Épauler des artistes, il sait faire de toute manière. A force de savoir tout faire musicalement, il finit par travailler pour les autres, ce que Michael Jackson n'a que très peu fait.

Une dernière chose : Prince avait une histoire d'amour avec Paris, ne vous méprenez pas,  il ne s'agit pas de la fille de Michael Jackson .... mais de la capitale Française ;)  vous pouvez lire cette histoire ici

Après le décès de Michael, Prince avait repris sur scène le tube de MJ "Don't Stop 'Til You Get Enough"

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PRINCE ET MICHAEL JACKSON - 1958 a été une grande année !

4 Mai 2016, 13:04pm

Publié par motspourtous

PRINCE ET MICHAEL JACKSON - 1958 a été une grande année !

Pour la musique populaire, 1958 est sans doute la plus grande année à partir d'un certain nombre de perspectives. Ce fut l'année où Billboard a commencé à publier son classement des singles phares : le Hot 100 - un tableau qui, à ce jour, reste l'indicateur de premier plan des chansons  les plus populaires à travers les États - Unis.

Les trois artistes qui allaient dominer ce tableau deux décennies et demie plus tard, sont tous nés cette année là : Madonna,  Prince et Michael Jackson.

Deux de ces artistes sont maintenant partis, depuis le décès de  Prince, le jeudi 21 avril 2016. Il ne reste plus que  Madonna née le 16 Août 1958.

Cet article concerne les deux légendes décédées : Prince et Michael - deux musiciens emblématiques qui ont partagé cette année de naissance en 1958 et qui étaient inatteignables  dans ce qu'ils ont accompli avec la musique. Ils ont souvent été comparés entre eux mais étaient sans doute aussi connectés que déconnectés ... à la fois artistiquement et personnellement.

Cet article examine leurs connexions, leurs similitudes et leurs différences (du point de vue d'un fan) et raconte le caractère indissociable de Michael,  les succès simultanés de Prince et les inévitables comparaisons qui ont été faites  entre les deux ... surtout  par les fans fidèles de chaque artiste.

Ce que MJ et Prince avaient en  commun :

Pour commencer, Michael Jackson et Prince avaient des  similitudes. Par exemple, en dehors de leur année de naissance commune, les deux sont nés dans le Midwest américain et ont eu de très modestes débuts.

Tous deux avaient des pères dans la musique dont les influences ont joué un rôle dans leur carrière.

Les deux étaient différents dans leurs statures physiques, mais sont devenus des géants parmi les géants de l'industrie de la musique.

Adultes,  les deux étaient parfois sexuellement ambigus,  les femmes (et quelques hommes) s’évanouissaient  sur leur passage. Les deux savaient clairement où se situaient leurs intérêts, mais nous les fans, nous avons choisi de confondre la question en  poursuivant les controverses.

Tous deux avaient  fait leurs débuts dans le R & B, puis passèrent à la pop en ajoutant des éléments de funk et de rock,  jusqu’à brouiller les barrières raciales de la musique comme peu d'autres l’avaient fait avant eux.

Les deux ont vendu des millions et des millions de disques dans le monde, aidant ainsi à relancer l’industrie de la musique qui avant 1984, déclinait et était  en difficulté financière.

Prince et Michael, tout en étant chacun unique en son genre,  étaient  des musiciens incomparables, mais nous les avons comparés  sans tenir compte de ces deux faits.

Pourquoi ? Eh bien, c’est principalement ce que les fans de musique font, à tort ou à raison. Mais peut-être que c’était  aussi parce qu'il était tellement inimaginable que deux superstars noires puissent émerger de leurs humbles débuts pour devenir deux musiciens à propos desquels on a le plus parlé, ayant fait le plus d’émules, étant les plus respectés et les plus incroyables de toute une vie ... pratiquement en même temps !

En ce début de 1958 :

L’un  a précédé l'autre dans la naissance d'un peu moins de trois mois. Le 7 Juin 1958, Prince Rogers Nelson est né à Minneapolis, MN.  82 jours plus tard et à 450 miles de Prince, naissait Michael Joseph Jackson le 28 août 1958 à Gary, IN.

Prince a appris  la musique à un âge précoce, en particulier lorsque ses parents se sont séparés, parce qu’il était persuadé qu'il ne serait bon à rien d'autre.

Michael a été poussé sous le feu des projecteurs par son père - également à un âge précoce -  formant avec ses frères les Jackson Five. Nous connaissons  tous l'histoire de leur succès et  la façon dont elle a servi de rampe de lancement pour l’inimaginable carrière solo de MJ. Puis il y a eu Thriller et Purple Rain.

Vingt-six ans après leur naissance, les deux ont involontairement conspiré pour transformer la musique comme très peu  d'autres musiciens noirs avant eux et peut-être aucun  depuis.

Thriller de MJ et Purple Rain  de Prince ont gouverné les charts en 1984.

Cela s’est passé en  1984, lorsque Thriller de MJ est resté les 15 premières semaines de l'année  numéro un et que  Purple Rain  de Prince est resté les 22 dernières semaines au sommet. Bien sûr, Thriller était un vestige de 1983 où il avait déjà passé 22 semaines au pinacle,  Purple Rain ajouterait deux semaines en n° 1 en 1985. Mais le symbolisme de leur bookended en 1984, leur domination des charts,   ne peut être négligée.

La fin du règne de Thriller et le début de Purple Rain n’étaient pas une torche qui allait s’éteindre,   les deux artistes ont continué à prospérer la prochaine décennie et  au-delà. Au lieu de cela, ce sont les plus grandes réalisations de ces deux artistes - et à ce jour leur plus grands triomphes commerciaux – c’est un signe que non seulement ils étaient là pour rester, mais que la musique noire et la musique en général ne serait plus jamais dans les  confinements moyens comme elle l'avait été jusque là.

Thriller et Purple Rain qui ont presque coïncidé à leur sortie,  étaient simplement parfaites pour les comparaisons ultérieures. Elles se sont  révélées être injustes et souvent sans fondement.

Pourtant, nous nous réjouissions de leur succès simultané et les comparaisons étaient inévitables, surtout pour les fans de musique de ma génération (personnes qui  tournent maintenant autour de 50 ans) qui n’avaient jamais été témoins d'une telle présence noire dans la musique.

Oui, nous avons vécu les discothèques et attrapé la queue de l'apogée de Motown dans notre enfance, mais nous étions à peine assez vieux pour nous intéresser vraiment à cela.

Au moment où mes amis et moi avons  atteint l'école secondaire en 1980, le disco était mort et Motown était toujours en vie.

En 1981-82, la radio pop avait été reléguée à l'adulte-contemporain, rock et musique country - la plus grande partie par des artistes blancs. Les quelques noirs qui ont fait un multi-segment étaient généralement des survivants de la génération précédente (par exemple, Diana Ross, Stevie Wonder) ... véritables légendes, oui, mais ils ne le faisaient certainement pas  avec le même genre de ferveur, d'excitation ou d’impact que MJ et Prince plus tard.

Au moment où nous étions au lycée, nous avions Prince et Michael.

Jackson et Prince ont apporté avec eux un niveau d'énergie et d'excitation à la musique qui, au cours de leurs  premiers succès,  ne pouvaient correspondre à  aucun de leurs homologues blancs.

L'excitation de Thriller avait été précédée par l'éclat d’Off the Wall et a été suivie par la maîtrise de Bad.

L'audace de Purple Rain   a été précédée par l'énergie agressive de 1999 et suivi du 80’s psychédélisme avec Around the World in a Day, Parade / Under the Cherry Moon et  O' the Times  (Sign o' the Times (stylisée Sign "☮" The Times)  enregistré en studio et publié le 31 mars 1987 sous Paisley Park Records. C'est le premier projet solo de Prince depuis la dissolution inattendue de The Revolution en 1986, peu de mois après la publication de Parade. Il se hissera à la 6e place du Billboard 200 et ses singles Sign o' the Times et U Got the Look seront rapidement dans les cinq premiers du Hot 100).

Tous étaient  des albums légendaires qui collectivement ont été vendus à des millions d’exemplaires et qui ont  conservé les deux artistes  au sommet  des charts de la pop et du R & B,  pour la meilleure partie de la décennie.

Au moment où ils ont tous deux atteint leur 30e anniversaire en 1988, MJ et Prince étaient  fermement établis en icônes des  années quatre-vingt,  ils n’étaient pas seulement les deux plus grandes stars noires en Amérique, mais deux des plus grandes stars du monde,  durant cette période. (Au même moment, Madonna était également reconnue  comme la plus grande star féminine de la planète, cimentant davantage l'importance des produits de l’année  1958 dans la musique populaire.)

Donc, nous les avons  comparés.

En ce qui concerne MJ et Prince, nous avons été émerveillés de constater - chronologiquement au moins –  que pendant les  années 80,  le succès de Prince était parallèle à celui de son «frère d’année de naissance » en 1958 Michael, même s'il lui manquait les récompenses commerciales reçues par roi  de la pop, comme ses fans  le stipulent.

Les fans de prince  ont contré qu'il était le meilleur musicien dans l’ensemble parce que, contrairement à MJ, Sa Majesté  « Pourpre »  pouvait lire la musique, jouer des instruments, pousser dans le lyrique, et n'avait pas peur de l'échec commercial ... tous les ingrédients d'un vrai musicien.

Bien sûr, MJ a créé de la grande musique,  disaient-ils, mais il ne pouvait certes pas la lire, à la place il optait de fredonner la mélodie pour qu’un musicien la traduise en instrumentation au cours du processus de création.

Prince, cependant, avait créé son - Minneapolis Sound - qui sera plus tard imité par  la propre sœur de MJ : Janet Jackson . (Le Minneapolis Sound est un style musical développé par l'artiste américain Prince à la fin des années 1970. Il est décrit comme un mélange hybride de funk, rock, pop et new wave et a surtout influencé les artistes associés à Prince, en particulier The Time et les producteurs Jimmy Jam et Terry Lewis, mais aussi une grande partie de la pop des années 1980)

Ils avaient ajouté que, tandis que prince  produisait la quasi-totalité de ses propres succès, le succès de Michael est arrivé seulement après avoir été lié avec le producteur Quincy Jones.

Les Fans de MJ  notent aussi que, mais contre le fait que la synergie entre Jones et Jackson créé en  studio était puissante et légendaire, et que la magie du travail de Jones et de son cadre de musiciens professionnels ne pouvaient pas avoir créé cette magie avec juste une personne.

Les compétitions entre les fans  continuent ...

Alors que MJ était un perfectionniste connu,  dont la quête du prochain Hit était légendaire, Prince a apparemment été pris à  la gorge, en particulier dans les années suivantes.

A savoir, quand  Prince a obtenu son plus grand succès avec son groupe The Révolution entre 1984 et 1986, plutôt que de continuer avec la même formule, il dissout The Révolution et  passe à autre chose, ne sachant pas (ou peut - être même sans  prendre la peine de savoir) s'il  allait vendre à nouveau dix millions de disques.

Lorsque MJ a prospéré,  dans sa musique et ses mouvements de danse, Prince était plus brut et spontané.

En cas d'espèce, la révolution pourpre rappelle que  prince a embrassé sa sexualité – et même l'ambiguïté - alors que Michael a eu tendance à ignorer ou à fuir la notion même de sexe («Billie Jean », « Dirty Diana »). En tant que manifestation de cette différence,  Prince a cet esprit  « Nasty Girls » (méchante fille)   autoproclamé sur son bras, tandis que MJ préfère une route plus sûre, étant souvent accompagné  de Tatum O'Neal, Lisa Marie Presley etc..

Les fans de Jackson tirent la carte d'atout ultime que MJ a brisé les barrières raciales un an avant l’explosion de  Prince, ce qui suggère que nous ne parlerons pas de l’artiste, il n'y avait pas eu d'albums révolutionnaires de MJ à la fois avant Thriller et Off the Wall.

Et la plupart des fans de prince concèdent à contrecœur que les vidéos musicales de Michael sont bien supérieures à la plupart des comparaisons.

Mais toutes ces comparaisons ont été faites avant qu'il soit devenu de plus en plus évident que ni MJ, ni  Prince n’étaient en concurrence directe l’un avec l'autre,  nous étions des fans stupides,  qui menions ce combat.

En réalité, ces deux artistes - pour aussi semblables qu’ils l’étaient par leur année de naissance, la race et le sexe -  étaient artistiquement complètement différents. Leurs différences sont souvent criantes pour ceux qui leur ont permis de coexister de manière à ce que le succès de l'un ne nuise pas à celui de l’autre.

Peut-être leurs plus grandes similitudes se situent dans l'idée que les deux étaient des artistes pop consommés dans leur propre droit, ce qui rend nos comparaisons de fans polarisées au ralenti et frivoles - bien que pratiques compte tenu de la synchronicité de la vie et la carrière des  deux artistes -

Prince et Michael seront pour toujours dans une classe qui leur est propre.

Au lieu des comparaisons, Prince et Michael devraient maintenant être rappelés pour leurs réalisations sans précédent, à la fois individuellement et collectivement.

Les deux ont révolutionné l'industrie de la musique à un moment où l'industrie elle-même était mûre pour une révolution. Dans les premiers jours de MTV, leurs vidéos pour « Billie Jean » et « Little Red Corvette » ont été les deux premières vidéos noires à passer en rotation  sur  canal vidéo. (« Beat It » de MJ  était troisième.)

Leurs albums emblématiques se distinguent comme les  albums  des années 80 qui sont restés numéro un le plus longtemps  -  37 semaines pour Thriller  et 24 semaines pour Purple Rain.

Et les deux artistes ont surmonté des difficultés considérables à un moment où la musique noire recevait un soutien promotionnel minimal des maisons de disques (les poussées de marketing se sont limitées à des stations de R & B et avec un faible budget pour les vidéos promotionnelles qui étaient seulement programmées en fin de nuit sur les  télévisions spécialisées).

Prince et MJ ont changé tout cela,  ces deux musiciens ont brouillé les lignes raciales qui nous avaient précédemment divisés musicalement, les deux étant intronisés au Temple Rock and Roll of Fame avant leur 50ème anniversaires et tous les deux nous donnant un héritage musical qui vivra éternellement.

Les albums de Michael Jackson hors Motown.

Quelques uns des albums de Prince

Et maintenant, les deux icônes ont disparu, à la fois vivants pour fêter leurs cinquantièmes anniversaires, mais pas leurs soixantièmes.

Comme pour les supernovas, leurs lumières se sont éteintes trop vite.

Peut-être que maintenant ils admirent ensemble l'héritage qu'ils ont créé en disant : «oui ... Nous avons fait cela! »

Et sans doute, sont-ils tous deux  probablement d'accord  avec nous ... quelle était belle cette année 1958 !

Je vous remercie, Prince et Michael.

Source : ici  http://djrobblog.com/archives/2838

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