Dans son livre : HitMaker, Tommy Mottola raconte sa brouille avec Michael Jackson

Publié le 12 Février 2013

"HitMaker : The Man And His Music"

En Hitmaker: L'homme et sa musique , écrit avec Cal Fussman et rendu public le 31 janvier 2013, Mottola raconte son ascension pour devenir le dirigeant le plus influent de l'industrie de la musique,  il raconte entre autres,  sa brouille avec  Michael Jackson, et sa romance infâme avec une starlette " Mariah Carey ".

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Tommy Mottola parle de sa carrière chez Sony, des artistes qu'il a produits comme Billy Joel, Destiny’s Child, Celine Dion, Lauryn Hill, Mariah Carey et bien sûr Michael Jackson. Il parle beaucoup de Mariah Carey et de leur divorce ce qui a l'air d'intéresser particulièrement les journaux people américains en ce moment.

 

Ci-dessous, ce qui concerne Michael Jackson.

 

 

 

Michael Jackson était aussi étrange que vous le pensez...

 

Bien que Mottola évoque rapidement avec bienveillance et sympathie Jackson et sa vie tourmentée, il ne renonce pas à révéler l’étendue des excentricités du Roi de la Pop. Par exemple, quand Jackson a renouvelé son contrat avec Sony en 1991, il a insisté pour que Sony diffuse un message à la presse disant que le contrat valait $1 milliard. C’était faux, tout le monde le savait mais Jackson a continué d’insister. (Le montant réel de l’avance était autour de $35 millions.) Pendant les négociations, Mottola se souvient avoir rendu visite à Jackson dans sa chambre aux Four Seasons. Il y a découvert 24 mannequins tout habillés. « Oh, je les aime tout simplement » lui a répondu Jackson. « Ce sont mes amis. » Mottola a fait un compliment embarrassé. Le jour suivant, Jackson lui en a fait livrer deux au bureau.]....

 

 

Jackson pensait  que Mottola était raciste. Personne n'adhérait.

 

Mottola écrit : Jackson s’était battu avec acharnement pour que Sony dépense des dizaines de millions de dollars dans la préparation de son album Invincible. Quand l’album a fait un flop et que Jackson n’a pas pu recouvrer l’argent, il a lancé une campagne de diffamation pour rompre son contrat avec Sony. Il a tenu une conférence de presse avec Al Sharpton pour dénoncer l’inégalité raciale dans l’industrie musicale. Il a traité Mottola de raciste et de diable. « Je ne savais pas si je devais en rire nerveusement parce que c’était vraiment drôle ou si je devais considérer que j’étais insulté et qu’on voulait m’atteindre. »...

 

Mottola avait immédiatement appelé Al Sharpton. Celui-ci lui a dit être désolé que Jackson transforme la conférence de presse en prêchi-prêcha. Le porte-parole de Carey a rejeté les accusations de Jackson publiquement et Russel Simmons a parlé pour Mottola. Mottola analyse froidement la raison de cette démonstration : « Michael s’en prenait à l’autorité pour tout simplement trouver un moyen de rompre son contrat avec Sony. Cette attaque était triste et pathétique... Maintenant que Michael n’est plus là, je peux le dire car je n’ai pas grand chose à gagner en rappelant cette histoire... »...

 

 

Mottola, l'homme qui disait "non"

 

Il avait une armée de "yes men" qui étaient là pour satisfaire toutes ses demandes. Il n’y avait absolument personne capable de résister et dire à Michael la vérité. Quand les ventes d’Invincible se sont effondrées, j’étais le seul à lui dire la vérité : « Non, Michael, ce n’est pas possible, nous ne mettrons pas d’argent supplémentaire pour faire la promotion de cet album. » Quand quelqu’un est habitué à entendre « oui » et tout d’un coup entend « non », c’est tout naturel pour lui de dénigrer le « no man ».

 

source de l'article ici  

 

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Version de Laurent Hopman dans le  numéro Ultime de BLACK  & WHITE du 7 Janvier 2009

 

Peu après la sortie d'Invincible, Michael est entré en conflit avec Sony Music. Il s'est lancé dans une croisade curieuse contre ses anciens alliés, faisant feu de tous bois pour les accuser des pires travers :

TOMMY MOTTOLA était raciste, Sony Music spoliait les artistes et leurs royalties.

En tout état de cause, Michael voulait reprendre sa liberté et n'acceptait pas les termes de son contrat avec Sony Music.

De son côté, la maison de disques défendait ses propres intérêts et n'envisageait pas de laisser partir sa poule aux disques d'or sans rien dire.

Dans cette période trouble, Michael était entouré de la pire équipe qui ait jamais veillé sur ses affaires.

Son manager, Dieter Wiesner, un petit homme d'affaires allemand, n'avait aucune des compétences requises pour gérer la carrière d'une mégastar. Son amateurisme a coûté cher à Michael, puisque c'est sous son contrôle que la tristement célèbre émission de Martin Bashir a pu voir le jour.

A ce stade de sa vie, Michael avait besoin d'être protégé de lui-même. Au lieu de cela, il était entouré de personnages douteux qui exploitaient sa naïveté et ses faiblesses.

 

En Juillet 2002, alors que la bagarre avec Sony était devenue publique, j'ai eu Michael au téléphone à propos de cette affaire, il était à New-York et voulait des renseignements qu'il pensait pouvoir obtenir de notre part.

Michael fulminait contre Tommy Mottola et voulait mettre Sony Music à genoux. C'était une véritable obsession.

Parrallèlement il avait peur. Un peur viscérale. Il était très angoissé et craignait que Sony Music ne veuille le faire tuer.  C'était une menace qu'il prenait très au sérieux. Il parlait constamment d'un complot contre lui : On voulait le ruiner pour mettre la main sur sa plus précieuse possession, la moitié du catalogue d'édition Sony/ATV.

Avait-il raison ou était-il en proie à des accès de paranoïa ? Quand ont est assis sur un trésor de 500 millions de dollars, aucun scénario n'est vraiment improbable.

Quelques jours après cette conversation téléphonique, j'ai rappelé Michael pour lui donner les informations qu'il avait demandées. Il n'était que 22 heures mais mon coup de fil l'a réveillé. Gêné d'avoir interrompu son sommeil, j'ai proposé de le rappeler plus tard, mais il était tellement préoccupé par son différend avec Sony qu'il voulait en parler sur le champ. Il était agité et anxieux. Vers la fin de la conversation, il a demandé pourquoi il ne recevait plus Black&White. A contrecoeur, je lui ai annoncé que la magazine avait cessé de paraître car les lecteurs n'étaient plus assez nombreux. Je lui ai également annoncé que le site Planet Jackson, dont il avait pourtant fait la promo dans son dernier best of, risquait prochainement de fermer ses portes.

Michael n'a pas aimé ces nouvelles et, éternel optimiste, il a plutôt cherché à comprendre comment il était possible de relancer le magazine.

Une nouvelle ère s'ouvrait pour le Roi de la Pop, la plus sombre de sa vie. La tour d'Ivoire dans laquelle il s'était réfugié pour échapper au monde commençait à se fissurer. Ceux qui l'avaient épaulé, guidé et servis fidèlement depuis des décennies avaient disparu de sa vie, souvent écartés par celui qu'ils avaient  loyalement servis.

Michael était plus seul qu'il ne l'avait jamais été, retranché dans un monde factice où personne n'osait le contredire ni lui apporter de mauvaises nouvelles.

Son combat contre Sony avait toutefois fini par trouver une issue. Tommy Mottola avait été limogé par la direction Japonaise de la compagnie, qui avait vu d'un mauvais oeil le fiasco Jackson. ( Bien que cette version des faits n'ait jamais été reconnue officiellement.)

Cette victoire de principe ne changeait pas grand chose à la situation du King Of Pop, toujours lié à la maison de disques pour plusieurs années encore.

Livré à lui-même, Michael Jackson n'était plus en mesure de redresser son empire à la force du poignet. Le terrain était favorable à toutes les catastrophes. Et la pire d'entre elles finit par se produire pour la deuxième fois.

 

LE PROCES POUR PÉDOPHILIE.

 

Laurent Hopman.

 

 

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Mariah Carey a rejetté les prétentions de Mottola , cité son mariage comme «un enfer privé» et affirmé que c'était son travail et son talent qui avait fait d'elle un succès international, «Je suis venue à lui avec la voix que j'ai . Je suis venue à lui avec des chansons de la  Number One records . 

à lire ici

 

 

 

Donc, si vous envisagez d'acheter le livre de Mottola, n'oubliez pas de lire en premier le livre "tueurs à gages" écrit  par Fredric Dannen . Ainsi, vous allez apprendre comment Mottola et ses amis des maisons de disques ont agit avec les musiciens noirs, et comment la mafia s'est emparée du monde de la musique - je me demande si Tommy parle de la mafia dans son livre aussi? Ou comment il citait les Noirs ?   

 

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Fredric Dannen est un journaliste et auteur américain. Il est surtout connu pour ses livres phares sur les éminences grises et l'argent rapide à l'intérieur du  Business dela musique, il a enquêté sur les agissements derrière-les-scènes des grands labels de disques américains dans les années 1970 et 1980, en se concentrant sur ​​les carrières des leaders de : CBS Records - qui s'est  associé à Sony en 1980, ( Tommy Mottola était chef de la division nationale de CBS Records et Walter Yetnikoff était président de CBS / et chef de direction chez Sony  .) 

 

Dannen était un collaborateur à la rédaction de Vanity Fair en 1986, il a été co-récipiendaire du Overseas Press Club de l 'Award, Morton Frank pour les rapports commerciaux à l'étranger.  Ses articles ont paru dans le New York Times , canaux , Barron et Rolling Stone .

 

Vous pouvez également relire mon article ci-dessous : 

 

  Il fallait absolument faire condamner Michael Jackson !


 

 

déco entre articles

 

Rédigé par motspourtous

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